Archive Forum - Editorial
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10 janvier / January 10
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La Guignolée des Médias le 21 décembre 2006. Photo: Irma Quevedo, Centre Alimentaire Aylmer
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La grenouille, le bœuf et l’âne
Tel que l’indique le titre de cette chronique, je reprends à mon compte deux fables de Lafontaine « la grenouille et le bœuf» et «le meunier, son fils et l’âne» pour en faire un curieux mélange en ce début de nouvelle année.
La grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le bœuf s’est tellement gonflée le torse qu’elle finit par éclater. On a nettement l’impression que nos dirigeants de Gatineau-la-Neuve voudraient parfois que notre cité paraisse aussi grosse que la capitale fédérale d’Ottawa. On veut une nouvelle Galerie d’art, on veut un nouveau Musée, on veut un meilleur service aérien, on veut un rapibus, on veut une grande bibliothèque, on veut un nouvel aréna, on veut un complexe sportif. C’est bien beau tout ça, mais ça prend des sous.
Ainsi, on s’est donné des arbres lumineux à l’entrée de la ville pour 350 000$. C’est tout de même 1% du budget de 2006. On maintient une structure administrative qui coûte plus de 400 000$, (un autre 1% du budget) pour distribuer une dizaine de chèques à des festivals. On pourrait facilement confier cette tâche administrative à Tourisme Outaouais pour beaucoup moins cher que 400 000$.
Aider les festivals n’est pas négatif en soi car les retombées économiques sont certainement de beaucoup supérieures aux déboursés. Sauf que ces retombées ne reviennent pas nécessairement dans les coffres de la Ville. Comme la Ville fournit déjà des employés à Tourisme Outaouais, il serait facile d’y ajouter cette responsabilité administrative à peu de frais.
Par contre, une économie de 2% sur le budget de Gatineau-la-Neuve, ça permettrait d’épargner les payeurs de taxes d’une nouvelle hausse au moment où le gouvernement du Québec vient de nous imposer une hausse usuraire de 40% de nos taxes scolaires en 2006.
On nous disait en fin d’année 2006 que Gatineau-la-Neuve avait passé en revue quelques 900 programmes pour tenter de dégager des marges de manœuvre. Il faudrait peut-être passer en revue les bâtiments qu’on possède déjà : Galerie d’Art, Musée, Bibliothèque… Visitez certains locaux municipaux quasi-vacants et vous y trouverez possiblement les espaces requis pour y entasser un musée mieux pourvu d’œuvres à la Maison Symmes, une galerie d’art à la Maison des Pionniers, une grande Bibliothèque au Centre des Congrès.
Passer en revue également toutes les voies réservées pour les autobus afin d’en standardiser les heures de restrictions, ramener à deux occupants la circulation automobile dans les voies réservées et encourager le co-voiturage plutôt que de construire d’autres parc-o-bus et devoir acheter plus d’autobus.
Quant au meunier, son fils et l’âne, le fait de changer constamment de décision les a amenés à perdre leur bien le plus précieux et à voir leur rêve de richesse se transformer en mauvaise fortune. Ainsi, les nombreuses indécisions de nos élus de Gatineau-la-Neuve, tantôt pour le compostage, tantôt pour la protection incendie, tantôt pour les boues usées, tantôt pour le recyclage, amèneront éventuellement les payeurs de taxes à en faire les frais et causeront possiblement leur mauvaise fortune électorale.
Antoine L. Normand
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New Years Resolution: no more alphabet soup!
Of New Year’s resolutions, here’s one we can all share: to communicate better. “Better communication” is the cliché solution to everything. While everybody claims to recognize the importance of, and the difficulty in, communicating well, everybody also feels they’re pretty good at it. If we’re all so good at it, why is it still such a problem?
Reality check: can anyone in a relationship, especially with kids, believe they’re “good at communicating”? If so, they’re even better at dreaming.
Personal and family communications are major challenges, but so is public communicating. For example, communications in the public domain often include a flood of acronyms – the use of letters instead of a name. Acronyms can be helpful – who wants to write “National Capital Commission” (common enough in our area) when they can use NCC?
Usually they’re no help at all.
Yes, they abbreviate long names – and often those long names are the most artless possible, as if the founders want to put their whole mission statement into their name, for example, “Conseil régional de l’environnement et du developpement durable de l’Outaouais”. This gets out of control with social and mental health support groups. The problem then is the brainlessness of the names.
Worse is that many of these acronymed-groups are so inwardly focused they seem to think everyone knows and uses their acronym. They use their call letters as if we all knew what the heck they are talking about, and, of course, no one does, except about five people in the bureaucracy.
To demonstrate, here are call letters which arrived at The Bulletin in email communiqués during the second week of December: CCASS, CNW, FQTA, CFIB, NCC, MCC, CHSSN, CLD, SADC, CPD, CAP, APICA, ASSSO, CREO, PDA, SCHL, SDE, CPE, CFIA, CSSP, TARO, COGL, APCHQ, ARO, PMO-CPM, FADOQ, CSHBO, CORPIQ, OPHQ, ALAP, CFGB, AFLQ, APO, SITO, and FLHLMQ. This is about two-thirds of them, listed as they arrived. Some are well-known, others remain a mystery, even with their name spelled out.
Communication in public discourse would be improved greatly by less use of these abbreviations and short-forms — jargon — and by more clear and straightforward statements. Excessive name complexity and excessive acronym use are signs of unclear thinking, and are also pompous and bombastic. Bombast is the tool of many public figures — and maybe acronyms are an improvement. Here’s an example of the way politicians may think or speak, taken from a weekly newspaper in the middle of December; this “spokesperson” commented on public-private partnerships thus: “Potential liabilities include the discussion in the Treasury about the size of the program contingency, as opposed to the project contingency, which is itself included in the costings.” Huh?
“Spokesperson” means an expert in communication. This example may indicate that the goal of improving communications in the public realm, in “the public discourse” as it’s euphanistically called, is next to hopeless. Isn’t it time to improve?
Fred Ryan
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