Réduire les effets de serre
Bien des gens prennent des résolutions avec le début d’une nouvelle année. Certains choisissent de cesser de fumer, d’autres de se mettre à la diète, d’autres de couper leurs cartes de crédit, d’autres de faire plus d’exercice physique.
Bien peu cependant choisiront de recycler davantage. Pourtant, il ne nous reste qu’un an avant l’entrée en vigueur des nouvelles normes provinciales qui exigent que les municipalités recyclent 65% de leurs déchets domestiques. C’est à dire les déchets que nous produisons à la maison par le simple fait de notre consommation.
Ainsi, 2007 est une année charnière où il nous faudrait nous habituer à nettoyer et recycler nos contenants vides de toutes sortes : les canettes et les bouteilles vides, les contenants de verre et de plastique, les pots, leurs couvercles en métal, tous les sacs de plastique et les sachets de lait une fois rincés, tous les cartons d’emballage, les berlingots de jus, les boîtes de céréales, les papiers et feuillets publicitaires, les journaux, les catalogues et les vieux bottins téléphoniques. Quant aux déchets putrescibles, certains ont déjà une boîte de compostage dans leur cour arrière. La Ville les offre aux citoyens pour une cinquantaine de dollars.
De plus en plus de scientifiques sonnent l’alarme sur le réchauffement de la planète qui pourrait d’ici quelques années, si la tendance se maintient, faire disparaître les calottes glaciaires. Ceci aurait des effets particulièrement dramatiques sur le climat, sur la hausse du niveau des océans et la disparition d’espèces.
Récemment, une étude de l’Organisation mondiale de l’agriculture et de l’alimentation, une agence de l’ONU, en a fait sourire plusieurs en révélant que les pets de vaches contribuent davantage au réchauffement climatique (18%) que l’ensemble des automobiles et camions(12%). Il n’y a pourtant pas de quoi rire car le rapport de plus de 400 pages révèle que le Canada est l’un des principaux producteurs et exportateurs de bovins au monde avec un cheptel de 17-millions de bêtes. La digestion de ces bêtes laisse s’échapper une quantité importante de méthane, le principal gaz à effet de serre.
Le rapport indique que le bétail cause non seulement le réchauffement de la planète mais qu’il est responsable de la dégradation des terres et des eaux. Le tiers des terres arables ne sont utilisées que pour nourrir le bétail au détriment de l’agriculture pour consommation humaine.
Selon les auteurs du rapport la situation est urgente. Ils recommandent que l’élevage du bétail soit réduit de moitié et que la population diminue sa consommation de viande et de produits laitiers en conséquence.
Le Québec obtient cependant une bonne note de la part de la Fédération des producteurs de lait qui précise qu’avec l’application de quotas et une augmentation de la productivité des vaches laitières, le cheptel du Québec a diminué de moitié au cours des 20 dernières années.
Ainsi, l’émission de gaz à effet de serre par les bovins du Québec a été réduite de 12% alors que l’objectif de Kyoto visait une réduction de 6%. Profitons de 2007 pour nous résoudre à recycler davantage. 2008 s’en vient !
Antoine L. Normand
|
|
Urban residents are being savaged
Our city’s 2007 budget, released last month, contained a tax increase roughly equivalent to inflation. This brought some carping by residents, tired of taxation on all levels with few improvements to services. We should be congratulating our city administration, not complaining, especially since half the municipal tax increase is really a hidden provincial tax – the costs to meet the province’s new fire safety program. Quebec imposed this responsibility on the cities, with virtually no funding to cover it. Technically speaking Gatineau’s tax increase is below inflation, once we subtract the province’s tax grab. Our city council deserves praise for doing the impossible, keeping taxes down while their costs grow.
Some have criticized the budget for a lack of vision. True, the budget is largely nuts and bolts – street repair, snow clearing, water and sewage services, and policing. Not very visionary. But the budget does include the new ombudsman office; it includes an increase in social housing and a new housing policy, and a few modest green plan initiatives, although the Boucher Forest is still off the city’s real-time action plan. With a below-inflation tax increase, we are lucky to have any of these progressive measures.
It’s unfortunate we are also flooded by a lot of hype about tax cuts from higher governments. Promising tax cuts creates unrealistic expectations all down the line. No one wants to pay more, but promising tax cuts when so much of our country’s infrastructure, education, and industrial competitiveness is in terrible condition is irresponsible, dishonest, and manipulative. Any politician who promises tax cuts is a scoundrel, given our country’s needs.
The opposite is more like it: a politician who does not propose tax increases is leading us further into debt and deterioration. We cannot expect to have one of the finest societies in the world by sheer luck. We have to pay for it. Nor can we have a sportsplex or library without paying for them.
On the municipal scale, cities cannot institute new sources of revenues—the provinces keep an iron grip on city fortunes, so the provincial governments are the main cause of crumbling and debt-ridden cities. This should be a major debate in this year’s provincial election. If our city officials can’t make this a campaign issue, we citizens should do so.
User fees are one way to fund services, although they discriminate against those who are unable to pay the fees. We want government that is not wasteful, and much of the waste we see is in provincial and federal administrations, not municipal. But user fees, surcharges, and tolls can serve a purpose — Autoroute 50 should be a toll road.
In the end it is the provinces that are the zombies in this saga; they delay reforming the voting system because the old system delivers power. They refuse to reform their relationship with the cities because this old paternalism gives them money and control. Such cynical political games harm urban voters.
Fred Ryan
|