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31 janvier / January 31


Bal masqué au grand benefice de la Maison Mathieu Froment Savoie. Photo: Arthur Silverstone.

Ne pas perdre la mémoire

Au mois de décembre dernier, un peu perdue dans les préparatifs des fêtes de Noël et du Jour de l’An, une nouvelle d’importance a traversé l’actualité de l’Outaouais pour disparaître presque aussitôt comme une étoile filante qu’on a vite remplacée par l’étoile de Bethléem.

Mais le débat a cours car il s’agit d’un sujet fort important concernant l’Université du Québec, précisément la constituante de l’Université du Québec en Outaouais. Le recteur de cette noble institution remettait en question le fait de prodiguer un enseignement en anglais dans une université francophone. Ce questionnement tout à fait légitime n’a pas l’heur de plaire à ceux qui dispensent les cours bien entendu. Ça ne plait pas non plus à ceux qui suivent ces cours.

Mais le Québec n’est-elle pas une province française au Canada ? N’existe-t-il pas une Loi faisant du français la seule langue officielle du Québec ? Le réseau des Universités du Québec n’a-t-il pas été institué pour permettre aux Québécois et Québécoises d’avoir accès aux enseignements universitaires en dehors des deux grands centres de haut savoir que constituaient à cette époque Québec et Montréal ? Et dans une province française, n’est-il pas normal et raisonnable que l’enseignement dispensé dans les constituantes du réseau des universités d’État d’un Québec français le soit en français ?

On a avancé l’argument que le cours offert en anglais est un cours unique qui est non seulement donné ici en Outaouais, mais qu’il est exporté dans d’autres pays, générant à la fois des revenus additionnels pour l’université d’ici et élargissant du même coup le bassin de recrutement d’étudiants étrangers pour les prochaines années.

On a soutenu que ces étudiants anglophones ne sont pas nécessairement établis au Québec, ils n’augmentent pas le bassin de population anglophone du Québec, ils paient des frais de scolarité plus élevés, l’université en quelque sorte, en dispensant ces cours, crée de la richesse.

Triste réalité quand nos maisons d’enseignement universitaire perdent la mémoire de leur raison d’être. Si l’université a réussi à développer un cours si exceptionnel, elle devrait maintenant en faire la promotion ici, en français, et l’enseigner à des étudiants francophones québécois qui pourront, grâce à leur savoir exceptionnel, rivaliser par la suite sur le marché mondial avec tous ces anglophones ou allophones venus d’ailleurs pour chercher chez-nous le meilleur savoir disponible. Si nous avons une mine d’or, exploitons-la plutôt que de l’offrir aux étrangers pour quelques deniers. D’ailleurs, si ces mêmes étudiants étrangers allaient étudier à l’École Nationale d’Administration, à Paris, par exemple, ils le feraient en français.

Tout comme nos jeunes Québécois qui iraient suivre un cours de journalisme à l’Université Carleton le feraient en anglais. C’est la norme. Quand les Québécois vont étudier à Concordia, ou à McGill, ou à Bishops, ils le font en anglais. Quand les anglophones du Québec ou d’ailleurs veulent venir étudier dans une université francophone, nous sommes heureux de les accueillir, dans la mesure où ils suivent nos cours en français. De mémoire, c’est la loi 101 qui l’exige, c’est la Constitution qui le reconnaît.

Antoine L. Norman
 
A backward flip with the skateboard park

Aylmer will have a skateboard park as early as this summer. This is good news. Our kids have needed this for years. Congratulations to the city administration for pushing this project to fruition!

The rest of the project is not good news. First, the park will be at a busy intersection on Aylmer Road. Putting kids and traffic together is bound to blow up in the city’s face. Kids are not careful; they’ll be concentrating on their jumps and moves, not paying attention to where they are about to end up. Some will end on the street. Likewise, this activity will be distracting to motorists. Kids jumping and flying will grab everyone’s attention, and when that happens expect rear-enders and missed red lights. Traffic and our kids: what were they thinking?

Second, the location is in front of the new swimming pool. This is on Aylmer Road, the city’s major heritage route. It is bad enough that no attention was paid to the pool’s architectural fit on the heritage route — it doesn’t fit. Slapping a modern skateboard park in front of the building will only compound the insult to Aylmer’s heritage route, to Aylmer’s heritage association and the consultation process the city set up with the association, and to Aylmer’s keen interest in and appreciation of its ambiance and architecture.

As the letter on page nine, and its date, indicate, Gatineau city planners appear to have absolutely no interest in heritage. What is missing in the city’s administration that it cannot see Aylmer as a sector with differences from the others? Each sector has its own characterisitics, but it appears the city planners are bent on either destroying Aylmer’s spirit or blending Aylmer into the wasteland of urban sprawl that is the main feature of our new city.

Is this because Aylmer has a snobishness about its heritage, its greenspace, its rural areas, trails, and its shoreline? Or is it because Aylmer symbolizes the anglo fact of Gatineau’s makeup, a fact that grates on some? Is it because Aylmer insists on being treated as an equal partner with the city, that Aylmer insists on having its voice heard, and its wishes for its living conditions respected? The reaction to Aylmer’s wishes not to have the Cook Road dump re-opened, or to protect certain green spaces, is instructive: we are told to grin and bear it like the rest of the city.

To what end? That we become one more bedroom community for Ottawa? Aylmer is to Gatineau as Quebec is to Canada, not only a legitimate home for a interesting and vital population, but a sector with a history, and, most important, the sector that has the most flavour to add to our city. This skateboard park, as it is now planned, is one more step backward for a city that could be great, if only it would think in terms of greatness.

Fred Ryan