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7 février / February 7


Cook Road residents discuss their next step with the city over access to information on the proposed composting facility. Photo: Julie Murray

Un sondage sur le racisme?

Etes-vous fortement raciste, moyennement raciste, faiblement raciste, pas du tout raciste? Sans donner de définition précise sur ce qu’on veut dire par racisme, on peut comprendre que selon la perception subjective de chacun, la réponse peut varier de très raciste à pas du tout raciste ou à je ne sais pas.

Les résultats d’un récent sondage mené par une firme d’opinion publique qui a habituellement une rigueur scientifique assez fiable a donné des résultats presque contradictoires faute d’une part d’avoir pris soin de définir clairement ce qu’est le racisme, et d’autre part en laissant l’interprétation que se font les gens sur cette question tout à fait subjective selon la compréhension plus ou moins précise et variable de chacun et chacune.

Ainsi, un des quotidiens publiés à Montréal disait que 59% des Québécois étaient racistes, alors qu’un autre grand quotidien, en prenant les mêmes résultats, disait que 82% des Québécois s’estiment faiblement ou pas du tout racistes. Tout dépendait de la façon d’additionner les mêmes résultats à savoir : 1% des Québécois se disent fortement racistes ; 15% se disent moyennement racistes ; 43% se disent faiblement racistes ; 39% se disent pas racistes du tout. Donc, selon qu’on regroupe les 43% faiblement racistes avec les 39% pas racistes du tout, on peut dire que 82% sont faiblement ou pas racistes. Par contre, si on regroupe les fortement, les moyennement et les faiblement racistes, on obtient 59% des gens qui se disent racistes.

Le dictionnaire nous dit que le racisme est «une idéologie fondée sur la croyance qu’il existe une hiérarchie entre les groupes humains, les races : le comportement inspiré par cette idéologie est du racisme».

En d’autres termes on peut croire que les réponses auraient été tout autre si la question avait été précédée du commentaire : L’histoire nous a appris qu’Hitler croyait que la race Arienne était supérieure aux autres, ce qui a engendré les horreurs du nazisme. Vous comme Québécois, croyez-vous que vous êtes supérieur aux autres ; êtes-vous raciste ? Je crois que les réponses au sondage auraient été différentes.

Le sondage était de toute façon mal venu. Surtout dans le contexte social actuel au Québec ou plusieurs gestes posés pour répondre à des demandes à caractère religieux ont été qualifiés à tort d’accommodements raisonnables ; ce qu’ils ne sont pas. Ainsi, faire givrer les fenêtres d’un centre de culture physique, faire enlever d’un hall public un arbre de Noël, faire exclure les maris d’un cours prénatal donné dans un CLSC parce que certaines femmes, par scrupules religieux, n’acceptent pas la présence des hommes à ces cours, ce ne sont pas des accommodements raisonnables car tous ces gestes ne sont basés sur aucun droit de la personne.

La Charte des droits de la personne reconnaît la même liberté à chacun sans discrimination. Toutefois, cette liberté ne doit pas se faire à l’encontre des droits des autres, des lois, des règles sociales, des normes institutionnelles.C’est la seule façon de vivre en paix et en société.

Antoine L. Normand
 
It’s Carnival Week in Aylmer!

The 2007 Aylmer Winter Carnival begins this Thursday and runs through Sunday. This year’s event is much less ambitious than the past versions, but it is a most historical one. This will be the last Aylmer Carnival.

No, not last ever . . . Aylmer will host carnivals in the future, no doubt, but these will be known as the Gatineau Winter Carnival, adding stature to Aylmer’s tradition. Gatineau will contribute resources, and that will benefit us by creating a more varied and multi-faceted — and better quality — festival. But this week will be the official last of a long and famous line of celebrations. We can all raise a cheer to the organizers and volunteers who made all the Aylmer carnivals so popular. We can welcome this new stage, a new maturity for an Aylmer tradition. We can be there, voting with our feet for what we want in future carnivals, against the danger that “festival consultants” will get their hands on the event and, blinded by glitz, turn it into another flashy commercial event. We have enough opportunities to consume, thank you! But we can always use opportunities to have family fun, to celebrate winter.

Having fun is a carnival’s goal. Simple fun, using the finest locations in the entire city: the Symmes Inn, the Marina, old rue Principale, plus the dance floors, restaurants, and “grand spaces” of our commercial areas. Simply fun, for all ages in the family, for young couples, teenagers, groups of friends, and for seniors (who remember the grand carnival days when rue Principale had events on up and down the street). This carnival isn’t designed for extreme sports; extreme fun is the point.

Aylmer does have facilities rare in the larger city, and we have to make the best of what they can bring us – from great entertainment, competitions, exhibitions, and spectacles to plain good times. The marina, Parc des Cedres, and Symmes Inn make a spectacular venue, with a shoreline we can walk upon, a vista up and across the great river, historical architecture, big trees and big park spaces – does the bigger city have anything like this? Not to mention the super restaurants, bistros, and cafes of Aylmer, the easy parking and the STO’s cooperation with shuttles. Aylmer has the infrastructure, the community heart, for public celebrations, for people to get together, for a big party.

Aylmer does celebrate a lot throughout the year, and each party helps create a pride in living in this community – as well as invigourates our vital local economy. This entire process hangs on a few big events, and a winter carnival is a natural one. We owe a big thank-you to APICA, the business association, and its administrators for having kept this important event going and now to have helped it grow.

Most of all we owe it to ourselves to get out and enjoy winter.

Mon pays, c’est l’hiver – so let’s celebrate!

Fred Ryan