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Lettres - Letters
14 février / February 14


Building an airplane for MS research
Mr Cyr with his 2006 Go Go Car, an eye-catching aid in raising funds for MS rsearch.
Courtesy photo.

Les immigrants sont les premières victimes du fanatisme religieux

Êtes-vous en faveur de l’immigration? Question inutile et idiote vous répondra le bureaucrate informé car, que cela vous plaise ou non, notre société n’a pas le choix : l’immigration est un phénomène inéluctable, question démographique, la seule voie politique possible. « Pour assurer votre retraite », ajoutera-t-on probablement. Fin de la discussion. Pas très enthousiasmant.

Vient ensuite la parade des purs et des vertueux en marche triomphale vers un monde sans frontière, le soleil se levant sur une paix universelle, l’humanité enfin unifiée sous le regard humide des enfants. Nous sommes tous des immigrants paraît-il, il n’y a pas de culture dominante ici et chacun est libre de vivre selon ses propres coutumes. Point de distinction. Point final.

Une obligation d’acceptation sans discussion sous peine d’être perçu politiquement incorrect, « sur une pente dangereuse », xénophobe ou raciste. Tout objecteur ou récalcitrant dont les murmures discordants pourraient nuire à cet état de bienheureuse indistinction risque l’exclusion et la stigmatisation. Une seule vague perception menace de mort sociale toute personne qui contesterait la vulgate angélique. Les simples citoyens et leurs représentants politiques se retrouvent ainsi dans un état d’impuissance radicale, enfermés dans la geôle du manichéisme.

Cette situation ne peut conduire qu’à la recherche désespérée de moyens de défense qui prendront (qui prennent déjà) la forme d’appui à des mouvements réellement xénophobes, voire racistes. Une infime minorité de fanatiques religieux réussit ainsi à nuire à la vaste majorité d’une population immigrante qui ne cherche qu’à s’intégrer et à bâtir avec les autres Québécois une société meilleure. Nombre de professeurs en francisation au MICC s’empresseront de vous le confirmer : on ne reconnaît pas dans les journaux la population immigrante réelle et les immigrants sont les premières victimes des fanatiques religieux. Plier aux demandes obscurantistes de ces derniers c’est nuire à l’ensemble de la population immigrante.

Paul Morissette
Secrétaire du Syndicat des Professeurs de l’État du Québec, Gatineau (Aylmer)

Lettre ouverte à Antoine Normand

La lecture de vos réfutations pour ne pas dire élucubrations parues dans Le Droit du 31 janvier (Débat stérile sur la politique linguistique de l’UQO) m’ont fait sourire à maints égards, particulièrement celles visant les aspects financiers reliés à la fermeture des programmes en anglais.

Vous réfutez l’argument budgétaire arguant que «…ces étudiants des programmes anglophones, pas plus que les étudiants étrangers, ne créent de la richesse pour l’université ». Il est vrai que les revenus provenant des montants forfaitaires payés par les étudiants étrangers et les étudiants canadiens non-résidents du Québec ne vont pas directement à l’UQO. Plutôt, ils sont perçus par le gouvernement du Québec et redistribués par la suite entre les universités québécoises. Dans ce cas, ce n’est pas seulement l’UQO qui perd sa juste part de ces revenus, mais l’ensemble du réseau universitaire québécois. Comme les recteurs réclament depuis des années du gouvernement du Québec qu’il injecte 350 Millions$ dans le réseau universitaire québécois, il m’apparaît mal venu que le gouvernement du Québec se prive de cette source additionnelle de financement.

Dans cette même envolée épistolaire vous dites «…je ne crois pas que l’élimination de ces programmes anglophones n’amène des économies importantes dans l’immédiat. » Je vous invite à consulter le site web de l’UQO où on y trouve un document intitulé Les produits et charges associés à l’offre de programmes en anglais à l’Université du Québec en Outaouais dont je suis un des deux auteurs. Vous y verriez à la page 2 que la fermeture de ces programmes entraînerait pour l’UQO un manque à gagner d’environ 681 092 $. Fermer ces programmes aurait pour effet d’augmenter d’autant le déficit annuel de l’UQO qui est déjà suffisamment élevé (environ 1,7 Million$). Même si l’UQO n’a pas pour objectif financier de réaliser des profits, elle n’a pas non plus celui de réaliser des déficits. Son objectif financier est d’équilibrer son budget.

Finalement, vous concluez que «…le but est plutôt d’éviter qu’encore plus d’argent ne soit consacré dans les prochaines années au maintien et au développement de ces programmes sans que l’UQO ne reçoive aucun crédit supplémentaire ». Au contraire, le surplus de 681 092 $ engendré par les programmes en anglais sert justement à maintenir d’autres programmes offerts en français comptant peu d’étudiants. Se priver de ce surplus risque beaucoup plus d’entraîner la diminution de l’offre de programmes en français que son augmentation.

Je compte que ces quelques précisions sauront éclairer vos prises de position futures dans ce dossier. Pour ma part, je suis en faveur du maintien des programmes en anglais. Le « reste du Canada », grâce au Parti conservateur du Canada, vient de tendre la main au peuple québécois en le reconnaissant comme nation. Allons-nous tourner le dos au « reste du Canada » ou lui tendre la main à notre tour ?

Gilles Poirier, Ph.D, CMA
Professeur au département des sciences comptables
Université du Québec en Outaouais
 
Reply to Mr Normand’s editorial, ‘Ne pas perdre la mémoire’

I can’t believe that Mr. Normand did not pick up on the immense contradiction in his own editorial. The very root of the word ‘university’ must dictate the academic direction of any institution wishing to carry that appellation. To advocate that a University should shut itself off from other languages and cultures and narrow its curricular perspective is an untenable position with no logical argument.

To the many questions posed by Mr. Normand in his article, I’d like to add one: Should the University du Québec be allowed to ignore the Anglophone tax dollars that constitute an integral part of the fiscal support it enjoys from the Government of Quebec - especially if one considers that Anglophone tax money makes up anywhere from 12 to 17% of a Quebec university’s total funding?

Richard Henderson
Past-President, The Regional Association of West Quebecers
Gatineau (Aylmer)
School board acts on bullying

Open letter to Ms. Stonehouse:

Your e-mail (on bullying) has been brought to my attention. Although it is unusual to answer third party complaints without authorization that the person has in fact been delegated to represent another family, I feel that I must speak for the board even though the letter was not addressed to me. As you are aware from past dealings, the Western Quebec School Board is very committed to provide safe and secure environments for the children under our charge. We can disagree as to whether outcomes are satisfactory to you, but you are aware all complaints are taken seriously, investigated, and dealt with according to what is discovered. The police in our area operate along the same lines – if evidence is tangible they take action, the Young Offenders’ Act notwithstanding. Youth Protection has also dutifully followed through in any case where proven abuse transpires. It is untrue to say phone calls to the parent were not returned – we have times and a date to show timely and lengthy contact was made. Finally, the school principal remains vigilant over this situation.

We will continue to serve our students well, and I will gladly compare our record of protecting them with that of any public institution.

Mike Dawson, Director General
Western Quebec School Board

Reply to Alain Riel on Cook Road project

In the January 10 Bulletin d’Aylmer, Councillor Alain Riel claims we agreed to “sit down and work on the composting project together” if the city’s third study determined that the Cook Landfill Site was the best composting site. This is not the case as I, another member of our association and our legal counsel, who were present at the meeting, can attest. At no time was such an engagement made.

Our association agreed to look at documents released by the city; for studies we want our consultants’ advice. Our association will vote before entering any agreement with the city.

Considering that the city has failed to provide the information on core issues such as the capacity for the current Cook Site’s leachate treatment plant and the measures to contain contaminated water runoff, it is outrageous that Mr Riel would consider asking anybody to make such a commitment.

The city has failed to divulge any technical information concerning pollution controls on the Cook Site. The Gatineau Environment Committee has yet to answer the 46 questions it was asked by residents, as Patrice Martin had promised in September. Let’s not forget Alain Riel’s statement on CJRC, November 16, 2006, vowing that he would obtain clear and precise answers to our questions. Three months later, he has yet to honour his commitment.

The city has missed its January deadline for its third composting site study. This study, in part, is to determine the social impacts of a industrialized composting project, but without any public consultation. Mayor Bureau has not returned our calls or e-mails. Mr. Riel and Mr. Martin have failed in their October, 2006, pledge to set up a composting committee, including two representatives of our association.

Our residents want to make a well-informed decision on this project to ensure its success regardless of the site. This can only be achieved if the city divulges information and creates a true partnership with its citizens.

Alain Tremblay, spokesman
Cook Road & North Aylmer Residents Association