Page 1 Forum
Editorial
Lettres
Letters
Accueil
Home
Archives
Archive
Forum - Editorial
7 mars / March 7


Parc des Cèdres!
Photo: Karine Parr

Bilinguisme impératif ? Un canular !

Pour les gens de la Fonction publique fédérale, l’expression « Bilinguisme Impératif » a toujours eu deux poids et deux mesures selon que vous soyez francophone ou anglophone.

Lors de l’adoption de la Loi sur les langues officielles, plusieurs postes de haute gestion furent identifiés comme des postes bilingues. Les titulaires devaient pouvoir lire, comprendre, parler et rédiger correctement le français et l’anglais. Pour les fonctionnaires anglophones cette norme signifiait le risque d’une carrière réduite, des mois à peiner pour apprendre la deuxième langue officielle du pays, la crainte d’être démis de leur fonction.

Bon prince, le Gouvernement Trudeau accepta de reconnaître un droit d’aînesse. Permettant ainsi à ceux qui occupaient déjà la fonction désormais bilingue de pouvoir conserver leur poste sans devoir devenir bilingue. Par ailleurs, la plupart des francophones qui occupaient des postes de haut niveau étaient déjà bilingues. Plusieurs d’entre eux furent jugés parfaitement bilingues et ont reçu la cote «E», les exemptant de la formation linguistique.

C’est ainsi que plusieurs haut-fonctionnaires anglophones n’atteignirent jamais la cote requise par leur poste tout en le conservant. D’autres par ailleurs eurent droit à des cours de formation linguistique défrayés par l’État ; tantôt des cours privés un à un avec un professeur de langue d’une école privée mise sous contrat, tantôt un congé sabbatique de plusieurs mois pour vivre en immersion française dans une ville du Québec, toutes dépenses payées.

Bien entendu, en principe, la même politique d’apprentissage d’une langue seconde, l’anglais dans ce cas-ci, s’offrait aux francophones. Très peu cependant en ont bénéficié. D’une part parce qu’ils étaient déjà bilingues et d’autre part parce que très peu de francophones non bilingues arrivent au sommet de la pyramide.

En effet, les cadres intermédiaires, les directeurs généraux, les sous-ministres adjoints francophones, selon la désignation de leur poste, devraient pouvoir travailler en français. La réalité est tout autre cependant. Pas un mémo, pas une note de service, pas un document de travail, pas une soumission au conseil du trésor, par un mémoire au cabinet, ne peut être acheminé au bureau du ministre, au conseil privé, au conseil du trésor en français seulement. Le document doit transiter par le bureau de la traduction pour être produit dans les deux langues officielles, créant ainsi des retards ennuyeux.

Inversement, toute note, mémoire, document, rédigé en anglais seulement se rendra rapidement au plus hauts échelons avec la mention, «le français suivra…». Les délais à la traduction sont tels que la plupart du temps le bon fonctionnaire francophone bilingue rédigera sa note, son mémoire, son document… en anglais, pour sauver du temps et rencontrer les échéanciers très souvent irréalistes. Certains se donneront même le mal de rédiger le texte dans les deux langues pour ne pas renoncer à leur langue française et pour s’assurer, dans les délais imposés, d’être lu, en anglais bien entendu, par leurs supérieurs unilingues impératifs.

Quant aux francophones qui paraissaient privilégiés dans la progression de leur carrière par cette belle politique de bilinguisme, le tout s’est avéré, plus souvent qu’autrement, n’être qu’un canular.

Antoine L. Normand
 
A little plastic, a big problem

The threat used to be that plastics were filling our landfills and polluting beaches and national parks. Everything from grocery bags and old toys to pop bottles and house siding were found everywhere. Sailors reported acres of plastics floating out on the ocean – twine, bottles, rope, sheets, packaging, bags of all sizes, giant beds of trash drifting in the high seas. Pollution was the threat, and recycling our plastics was supposed to save us.

Even with recycling, plastics are still about 20% of everything going in our landfills. We are not yet fanatics about recycling, but fanaticism is what it will take. Fanatics, for example, reject the plastic packaging which makes up much of our garbage— that’s positive fanaticism!

Attention has shifted to plastic itself — the chemicals used to make the plastic soft, pliable, and flame resistant. These chemicals in soft plastic toys, teething rings, bags, food containers, medical equipment, and plastic wrap, can damage our reproductive systems, male and female. We ignore our oceans filling with garbage (while being emptied of fish), but threaten our reproductive capacity and we pay attention. DEHP, used to soften PVC, is now a reproductive toxin in California. It has been shown to affect male reproductive tracts during fetal-to-toddler stages of development. Health Canada has warned about its possible dangers.

PVCs are used to make plastic wrap, but their chemicals can leach out, especially with heat. Heating food in plastic wrap in a microwave is asking for trouble. Researchers advise using polyethylene wrap (not PVC plastic wrap), but they favour glass or micowave-safe crockery even more.

A growing dangers are plastic bottles which researchers have found leach their chemical additives into what we are drinking. Plastic bottles and containers have a number code within a triangle on the bottle’s base. Bottles with a 2, 4 or 5 rating are the safest, but are not common. Ordinary water bottles are ranked 1 and tests show varying results; number 1 can leach DEHA and DEHP into the water, especially when these bottles are re-used or if they have sat on the shelf for over a year.

Re-useable bottles of hard, clear or tinted plastic are a number 7, and are now seen as threats for leaching the endocrine-disrupting bisphenol-A. The longer these hard-plastic bottles are used, the easier they contaminate their contents with the estrogen-mimicing chemical which can cause defective cell division during early development.

We could end up drinking — and paying extra for — a chemical brew that can be more harmful than the chlorine or flouride of tap water.

If we ignore these dangers, watch for results to show up later that will require decisons of a different magnitude altogether.

The booklet, The CancerSmart Consumer Guide, available at SOL Health Food Store in Aylmer, contains much more data on plastics, home cleaning products, pesticides, and personal care products. Every family should have this guide.

Fred Ryan