Archive Forum - Editorial
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14 mars / March 14
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Photo: Karine Parr
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Jean qui pleure et Jean qui rit
Qui ne connaît pas l’histoire du pessimiste qui pleure sur son sort et de l’optimiste qui voit le bon côté des choses, du verre d’eau à moitié plein et du verre d’eau à moitié vide, de la porte à moitié fermée et de la porte à moitié ouverte ?
Jean qui pleure constate que des cinq grandes régions économiques du Canada, c’est le Québec qui affiche le taux de croissance le plus faible depuis 10 ans. Que par rapport à leurs voisins des autres provinces, les Québécois s’appauvrissent constamment. Que le Produit Intérieur Brut du Québec qui était, il y a 10 ans, à 86% du niveau canadien est tombé aujourd’hui à 80%. Que le secteur manufacturier au Québec perd quelque 25 000 emplois par année depuis 4 ans, soit 100 000 emplois disparus ou transportés ailleurs. Avec ses 315 000 travailleurs sans emploi, le taux de chômage au Québec est de 8% comparativement à la moyenne canadienne de 5.7% pour l’ensemble des autres provinces. Les échanges internationaux du Québec sont dans le rouge depuis 2ans et accusent un déficit commercial de 10-milliards de dollars pour 2006.
Le Québécois est celui qui paye le plus de taxes au Canada. Pour un salaire annuel de 45 000$ le contribuable québécois paye en impôts sur le revenu 4 800$ de plus que l’Ontarien ; soit 92$ de plus par semaine. Le Québécois qui gagne 60 000$ débourse pour ses impôts 6 800$ de plus que son vis à vis Ontarien. Le Québec a une dette cumulative de 125-milliards $, les intérêts annuels sur cette dette sont de 8-milliards $. Des 5.8 millions de contribuables québécois, 41% ne payent pas d’impôts car leurs revenus annuels ne sont pas assez élevés.
Nos routes sont de plus en plus défoncées, nos universités crient famine, notre système de santé est gravement mal en point.
Jean qui rit mentionne que l’Institut C.D. Howe accorde au Québec la meilleure fiche de tous les gouvernements fédéral, provinciaux, territoriaux en terme de respect de ses engagements budgétaires. Malgré les fermetures d’usines, il s’est créé près de 200 000 emplois au Québec depuis 2003. Même à 8%, le taux de chômage du Québec est au niveau le plus bas depuis 30 ans. Malgré un contexte international difficile et la concurrence des économies émergentes, le Québec a connu une croissance réelle de son économie de 2% par année en moyenne depuis 2003, soit la même progression que l’Ontario. Pour favoriser la création d’emplois, la taxe sur le capital des petites et moyennes entreprises a été abolie, ce qui a bénéficié à 210 000 d’entre-elles.
La bonne gestion des finances de l’État a été reconnue par les marchés financiers qui ont relevé la cote de crédit du Québec à deux reprises depuis 2003. Le Québec joue maintenant un rôle déterminant au sein du Canada avec la création du Conseil de la Fédération. Le Canada a reconnu l’existence de la Nation québécoise. En 2007, il vaut mieux s’occuper de santé et d’éducation que de séparation.
Antoine L. Normand
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Elections: Tax cuts are not reality
Politicians get tonnes of advice, especially during an election campaign. They should be listening very carefully to what they hear face-to-face with voters. But just as important as advice from voters is advice for voters. The simplest and best advice is to look behind the clichés. The biggest cliché is that our taxes are too high.
What’s important is what is done with our taxes — how government spending decisions are made – not only what’s on the bottom line. If we could spend our entire national income and magically rid the world of war or poverty, we’d probably think the price is cheap, even though it isn’t, just because the result is so valuable. It’s not what we pay, it’s what we get for what we pay that matters.
The services that governments provide cost money, and whether we spend that money through a democratically-elected government or through private corporations, we still have to spend the money. Bureaucracies can be wasteful, but corporations are greedy – we’ll lose tax money through waste or through “profit-taking”, but we lose money either way. We’re squandering time arguing whether waste is more expensive than profit-taking; we should be debating what we want for our taxes and what we can realistically get.
Anyone who comes promising tax cuts—or demanding that we have tax cuts—is freezing the debate at its most superficial level, and one that will not yield results. To save money, cut the bureaucracy. The budget’s bottom line is the start of the story, not the end.
But there’s a second step. It’s clear that spending money doesn’t by itself yield the best results. “Throwing money at a problem” is the number two cliché to eliminate. Merely spending money, more and more money, doesn’t automatically improve a service or deliver on a promise.
The Gatineau and Hull hospitals are a case in point. Every month or so for the past two years we’ve had announcements of new spending at these institutions.— everything from creating an all-new cancer centre to the mundane stuff of funding maintenance and equipment replacement. Despite the millions, both hospitals are still virtually the worst in Quebec. And Aylmer residents, who pay taxes like everyone else in this city, have no pubic emergency services – we’re told to use the Gatineau and Hull flops!
We need to spend more on health care (start with training more doctors), so forget cutting taxes. But public money has to be much better spent. For example, those responsible for the non-merger of our two hospitals, and for the spending decisions there, have failed. Make them accountable, just like the bozos who forced out-of-control municipal spending upon us via the forced city fusions.
“Don’t cut taxes; don’t throw money at problems” sounds like the foundation of good government. We can’t deny our government a foundation. We have taxes to pay.
Fred Ryan
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