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Forum - Editorial
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21 mars / March 21
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«Geese on the Ottawa» by Aylmer artist John Stevenson, oil painted with knives.
Mr. Stevenson will be part of the Manotick Art Association’s annual show and sale, April 27 at the Manotick Curling Club. To contact the artist: jdstevenson@videotron.ca
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Une campagne sans nouveaux enjeux !
Le titre de cette chronique peut surprendre. Mais lorsqu’on regarde l’échiquier politique actuel au Québec, il semble que les tensions sociales que nous connaissions lors du dernier scrutin, en 2003, se sont estompées.
La polémique s’est calmée au sujet des fusions forcées, des mauvaises performances de la Caisse de dépôt et de placements, de l’achat par la Caisse, à deux fois le prix du marché, de la firme Vidéotron, de la piètre gestion de la Société générale de financement, du gaspillage des deniers publics à l’usine Gaspésia, du tumulte des syndicats dans les divers secteurs publics, et des récriminations continuelles du parti au pouvoir face aux chiffons rouges et aux transferts de paiements fédéraux jugés insuffisants et insultants.
Bien entendu, les dossiers reliés à la Santé et à l’Éducation qui étaient, qui sont et qui continueront d’être les bêtes noires de tous les gouvernements, pendant encore une sinon deux décennies, prennent encore une grande place dans tous les discours de tous les candidats, peu importe le parti qu’ils représentent.
Disons que le manque de médecins et le manque d’infirmières est la cause première des engorgements aux urgences et des listes d’attentes pour les chirurgies. Il n’existe aucune solution miracle pour remédier à ce manque de professionnels de la Santé puisque la seule solution réaliste c’est d’en former davantage. Et la formation universitaire d’un médecin ça prend plus ou moins sept années. Alors, il faut faire preuve de patience, maintenant que les universités ont ouvert un peu plus leurs portes pour l’admission dans les facultés de médecine et de formation infirmière. Par contre, même avec l’arrivée de nouveaux diplômés d’ici trois ou quatre ans, un nombre presque aussi grand partira à la retraite de sorte que le nouvel arrivage ne comblera que partiellement les besoins qui existent déjà de façon sévère pour ne pas dire critique.
Alors, peu importe les discours politiques, ce n’est pas vrai qu’un changement de gouvernement ou l’injection de milliards additionnels dans les hôpitaux règlerait par magie les difficultés du système.
Dans le domaine de l’éducation c’est un peu la même chose. On remanie légèrement les heures et le contenu des programmes, on s’amuse avec des concepts de performance et d’évaluation, on tente d’inventer des nouveaux bulletins, mais les matières de base demeurent l’enseignement du français, des mathématiques, des sciences sociales, avec quelques minutes d’anglais, de gymnastique et d’arts plastique. Le sous-financement demeure problématique.
Plus que jamais, il faudra se méfier des politiciens qui disent pouvoir tout donner à tout le monde : plus de médecins, plus de garderies, plus d’argent pour les mères au foyer, plus de spécialistes dans les écoles, la gratuité universitaire et en prime une réduction des impôts.
Quant à l’option séparatiste, est-ce encore un enjeu suite aux gains réalisés par le Québec ?
En reprenant l’adage « un tient vaut mieux que deux tu l’auras » les sondages d’opinion nous indiquent que le gouvernement actuel a de bonnes chances de finir premier au suffrage. L’enjeu le plus important demeure celui d’aller voter.
Antoine L. Normand
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Who are you voting for?
If there are bombshells in this plodding election campaign, it’s now or never. The federal budget, the biggest player in the campaign, came conveniently for the Liberals a week before the vote.
The leaders’ debate saw no big gaffe or knockout by the three who took part. Including all party leaders might have improved the debate, but the big guys were afraid to give the Greens and Québec Solidaire a voice, and so we were stuck with three old-school politicians blaming each other and thumping their chests over accomplishments or promises which inspire no one. For ordinary people, there were three losers in the debate. There was no spike in the opinion polls following the exchange.
Here in the Pontiac (Aylmer) riding, the campaign is more interesting. Mme L’Écuyer gained her fifteen minutes of notoriety with her remark that having a family doctor is not the only goal of a health system or that having an annual check-up is not a charter right. Having nothing more substantial to offer, her opponents jumped all over those remarks. Big deal.
Our riding is notable in that the Green candidate has emerged as the only real challenger to the Liberals. Brian Gibb is experienced, articulate, intelligent, and represents views, including electoral reform, designed for us all: the green message. Voters seem to be listening.
The Québec Solidaire candidate, Jessica Squires, is a graduate student in Ontario, unfamiliar with our large, diverse riding. She’s a stand-in. Voting for her would support this new party, its socially progressive ideas, and its articulate leaders. A QS vote would bring the party funds for the next election and signal dissatisfaction with the old parties—which also applies to voting Green or ADQ.
The PQ’s Patrick Robert-Meunier is also a stand-in. What can we expect from a twenty-year old who has trouble answering questions about the riding? If this is age discrimination, as Mr. Robert-Meunier’s riding president has charged, why isn’t his own party putting more resources into his campaign? As for his platform, the PQ remains unable to explain how an independent Quebec would guarantee jobs to all Gatinois who work for the federal government. To accommodate them all the PQ would have to move the capital to Gatineau – there’s a fresh idea!
The ADQ has likely the most intelligent candidate, philosophy professor Victor Bilodeau. Like the PQ, the ADQ has not shown confidence in its local candidate in funding his campaign so his message isn’t getting far. That message includes cutting the bureaucracy — wow! . . . and how?...
That leaves Ms L’Écuyer. She has completed her maiden term; she’s been appointed assistant to the minister of health and head of the female parlimentarians committee. Will a second mandate give her the force to turn this experience and position into direct benefit for our riding?
The final choice is not to vote. A no-vote is a vote — for the Stupidity Party.
Now it’s up to you on Monday.
Fred Ryan
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