Archive Forum - Editorial
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28 mars / March 28
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Newfoundland kids visit Aylmer. Photo: Julie Murray
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Pourvu qu’on tienne le coût !
Les grandes compagnies pharmaceutiques qui, semble-t-il, malgré leurs énormes profits, n’arrivent pas à se rembourser de leurs dépenses en recherche et développement ont reçu un beau gros cadeau peu avant le déclenchement des dernières élections provinciales.
En fin de mandat, le gouvernement Charest a décidé de leur faire plaisir en dégelant le prix de vente des médicaments dont il retenait la hausse depuis plus de 10 ans par l’entremise de la Régie de l’Assurance Maladie et par le programme provincial d’assurance médicament dont bénéficient maintenant 3,2-millions de Québécois.
Bon, apparemment il n’y aurait pas lieu de s’énerver, car la hausse permise n’est que de 2% alors que l’industrie pharmaceutique en demandait 8%. Grosse consolation également ; nous payons nos médicaments environ 40% moins cher qu’aux Etats-Unis.
Après-tout, 2% c’est moins que l’inflation qui se situe quelque part autour de 2,3%. Mais la fameuse inflation, c’est nous consommateurs qui la payons. Alors même si le 2% est moindre que l’inflation, il en fait partie en quelque sorte. D’ailleurs, il y a 6 ou 7 ans, l’assurance médicament nous imposait une cotisation annuelle de 375$ environ. Puis ce fut 450$, puis 500$, et bientôt, quand on fera notre rapport d’impôt pour 2006, on devra cotiser aux alentours de 530$. C’est pas mal plus que 2% ça ! Pour nous, consommateurs de pilules et de petites granules, c’est dans les 60% d’augmentation.
Remarquez que depuis quelque temps on s’habitue à des gros pourcentages. Les taxes scolaires nous ont coûté 40% de plus en 2006 qu’en 2005. Puis les taxes municipales continuent de s’ajuster à la hausse suite aux évaluations de nos propriétés il y a deux ans.
Quant au prix du baril de pétrole, il a grimpé d’environ 25 % en 2006. À chaque fois que le prix monte, le gouvernement encaisse le même pourcentage (25%) de plus en taxes.
Puis, le coût de l’électricité a augmenté lui aussi, haussant du même coup le montant de la taxe de vente. Il faut ajouter la hausse des frais d’immatriculation des automobiles et du permis de conduire. Sans parler de l’immense manque à gagner des compagnies d’assurances qui continuent d’augmenter nos primes pour déclarer, tout comme les banques et les pétrolières, des milliards de profit.
Quand on fait le compte, on doit débourser 2 000$ de plus aujourd’hui en tarifs, taxes, hausse de prix et inflation, pour bénéficier des mêmes services qu’il y a 5 ans. Il faut donc se réjouir que la hausse du prix des médicaments ne soit que de 2%. Surtout que le Gouvernement Harper nous a donné 1% de réduction sur la taxe des produits et services. Ça c’est une piastre d’économie par 100$. Ça veut dire que sur les 2 000$ qu’on paye en plus, on sauve un gros 20$ ; ce n’est pas rien par les temps qui courent. D’ailleurs, plus le coût de la vie va continuer d’augmenter, plus on va sauver. Au moins 100$ par 10 000$. C’est évident qu’on veut notre bien. Pourvu qu’on tienne le coût.
Antoine L. Normand
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Who’s fighting carbon taxes?
Last week’s federal budget proposed a rebate of about $2,000 on the purchase of fuel efficient and hybrid vehicles; this rebate will be financed by a carbon tax on the purchase of gas guzzlers like SUVs, “cross-overs”, and today’s massive luxury cars. While many were pleased with the plan—and surprised that it comes from the Conservatives — the auto makers are predicting the collapse of Canadian industry.
What’s good for General Motors used to be good for America, but the auto makers have cried wolf so many times that the saying is now, “if General Motors says it’s bad for them, it must be good for us.”
The auto industry fought mandatory seat belts. Putting in seat belts for each passenger was going to wipe out the auto industry. Then came emissions control; each car had to have a catalytic converter. That meant the end of the auto industry. The last straw were air bags. They would bankrupt the auto industry. Somehow the auto industry survived. Now it’s fuel efficiency, meaning Oshawa will soon be a ghost town.
We’d expect the auto industry with its marketing hotshots, its polling, it’s promotion teams, and it’s massive advertising budgets could catch a wave before it had passed. We’d expect they’d jump on the climate change issue, that has much of the auto-buying public worried, and promote their vehicles as environment-friendly. No, not here; we have dinosaurs as management.
When the Chinese and Korean auto makers flood the market with fuel efficient and safety-enhanced vehicles, the American auto makers will respond, not with competitive products, but with wailing that we are over-run by “foreign imports” and that anyone driving a fuel efficient vehicle is unpatriotic. Even the dinosaurs would have been smarter than that, had they been blessed with free markets and polls.
The auto industry, besides its own evident stupidity, sees us all as morons. They are claiming that carbon-tax surcharges on gas-guzzlers harm only local auto makers. Obviously, we’ve never noticed that Toyota, Nissan, Kia, Mercedes, and Honda also produce SUVs. Here’s an opportunity to promote fuel-efficient and hybrid vehicles into a strong profit stream like SUVs – instead, getting the image out that they don’t care about the environment is a real publicity coup for the auto companies.
The auto makers and their mouthpieces also claim this program isn’t fair. The tax penalizes the purchase of a vehicle, not its use, is what they say. Apparently they think we buy SUVs merely to park them and impress our neighbours.
A carbon tax is also not fair since it makes life harder for those who like SUVs or who want to drive an Obscenity, er, Hummer from gas station to gas station.
What a shame that we have to put up with such baloney. Is this really the best of planning and social participation that the free market can encourage?
Fred Ryan
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