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11 avril / April 11


La « Marche du chemin de Croix » marche oecuméniale le vendredi Saint, le 6 avril 2007, commençait à l’église St-Paul et se terminait une heure plus tard à l’église St-Mark. (KA)

The “Walking the Way of the Cross” ecumenical walk on Good Friday, April 6, began at St. Paul’s Church and ended an hour later at St. Mark’s Church. Photo: Julie Murray

Besoin et accessibilité

Rares sont les gens qui ont un besoin continu d’attention médicale bien que tous et chacun d’entre-nous, quel que soit notre âge, nous avons occasionnellement besoin de voir un médecin pour obtenir un diagnostic au sujet de tel ou tel malaise, douleur, inconfort, infection ou blessure.

Dire que les jeunes n’ont pas tous besoin d’un médecin de famille, c’est s’exposer à de nombreuses critiques de la part des citoyens. Avant même de naître, nous avons besoin d’un obstétricien ou d’un gynécologue, possiblement d’une échographie. Nous aurons besoin après la naissance d’un pédiatre. Qui n’a pas connu un enfant asthmatique, un jeune dont l’épiderme bourgeonne à l’adolescence, ou dont la toux incessante fait craindre la pneumonie, ou dont le manque d’entrain annonce une mononucléose ?

Dans un contexte de santé publique, où les contribuables paient, par l’entremise de leurs impôts et d’un Fonds de santé, quelque 23 milliards de dollars par année en budget au ministère de la Santé pour s’assurer d’avoir accès en tout temps à un omnipraticien, personne ne peut accepter que le service ne soit pas disponible. Personne ne peut accepter que l’assureur ne respecte pas ses engagements.

Tout comme on s’assure contre l’incendie de notre demeure ou les dommages à notre véhicule ou la responsabilité civile sur notre propriété, on paie une assurance maladie et une assurance médicaments à l’État afin qu’en cas de besoin, on puisse obtenir le service pour lequel on a payé. Tout le monde ne passe pas au feu, tout le monde n’a pas d’accident de voiture, tout le monde n’est pas poursuivi par un visiteur malchanceux. Mais on paye pour s’assurer que le service sera disponible en cas de besoin.

C’est pourquoi, on s’attend à la disponibilité d’un médecin de famille en tout temps. Mais comme il n’y a pas suffisamment de médecins dans notre région, ni même à la grandeur du Québec, sauf pour Québec, Montréal et Sherbrooke, le Gouvernement a inventé la formule des GMFs, les Groupes de Médecine Familiale. C’est mieux que rien, mais ça laisse ici, en Outaouais, plus de 25 000 personnes sans médecin attitré.

Ces gens sont laissés pour compte et devront faire le pied de grue aux urgences des hôpitaux pour obtenir une consultation médicale. L’institut canadien d’information en santé nous dit que 57%, soit plus de la moitié, des patients qui se sont rendus dans une salle d’urgence, l’année dernière, souffraient d’un problème non-urgent, comme un mal de gorge ou des maux d’estomac.

Par ailleurs, voilà 2 ans que la Coopérative de Santé d’Aylmer est en pourparlers avec le Centre de Santé et Services Sociaux de Gatineau (CSSSG) pour devenir une clinique d’urgence de première ligne et désengorger l’urgence du CHVO. Mais en Outaouais, ce ne sont pas que les gens mais tout le système qui est gravement malade. Nos deux hôpitaux se classent 126ième et dernier sur 128. Trois Directeurs généraux se sont succédés au CSSSG durant ces 2 années. La Clinique de la rue du Couvent tient bon malgré tout, sept jours par semaine.

Antoine L. Normand
 
Our anti-environment city council?

There are words which have clear, obvious meanings.

But meanings are slippery, and because we can’t capture every nuance of a word’s meaning, that leaves a hole – and soon we have ambitious people driving a Mac truck through those holes.

Take Gatineau’s famous Green Fund. We were sure it meant money to buy sensitive land, like the Boucher Forest, or to protect air quality, even stimulate green buildings. Who thought “Green Fund” meant money for consultants and for hiring even more civil servants?

City council drove that ten-ton truck through the Green Fund last Monday at its Plenary Session.

This outrage was not unanimous. Mayor Bureau and Councillors Alain Riel and Patrice Martin rightly objected. They wanted the city’s surplus used. There are other ways to pay consultants than with the Green Fund. This is the Fund council held up as proof of its environmental engagement.

Here’s their logic: the Green Fund needs a management strategy and it needs bureaucrats to administer it. So, let the Fund pay the consultants to dream up another “Action Strategy” and pay two civil servants to manage it. Of course, if there’s no money left to manage, or to fulfill a Strategy with, well, too bad. It created jobs, that’s all what counts, and it made some BMW payments for the consultants.

Council hasn’t noticed that the Federation of Canadian Municipalities’ Green Fund just granted $25,000 to Coquitlam, BC, $45,000 to Carstairs, Alberta, and $60,000 to Smithers, BC. for their green projects. No applications from Gatineau?

This is such a brainless decision, such an anti-environmental action, that I must have it all wrong. It must be me who is mixed up.

That’s what I also thought last weekend when a friend described a trip above the Arctic Circle. “The company there caters only to eco-tourists,” she said. “Their Hummer tours of the tundra are all powered by bio-diesel.” Hummers are to eco-tourism what using Green Funds to hire consultants and bureaucrats is to environmentalism. This is self-serving hypocrasy, in short.

The environment is not just one more budget item like culture, social housing, streets, libraries, police, or golf courses. On the contrary, all these things, and more, are the environment. Without libraries we survive; without environment we don’t.

While natural systems around us are staggering, it is inexcusable to play the “dumb guardian of the public purse” role. Severe climate change, the AIDS pandemic, the collapse of the fisheries, yes, but the situation is also at Gatineau’s doors. Our region’s economic backbone, forestry, is nearly destroyed — through greed and official timidity. Our city runs out of drinking water in the summer; our green space and trees are wiped out; our beaches give us rashes, and we have many more smog days, even in winter. Enough with the studies!

There’s still time for council to rouse itself, given citizen exasperation, and enlarge the Green Fund, not piddle it away.

Fred Ryan