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25 avril / April 25


Little actors give a big show
After weeks of rehearsal, students from Francine Hotte-d’Eça’s junior and senior drama classes performed, April 14, at the theatre in Aylmer’s Bruyère Community Centre. The show’s acts illustrated qualities good comedians need, such as concentration, ability to emote, and imagination.
Photo: Julie Murray

Autopsie d’une insatisfaction

La dernière élection au Québec répartissait les 125 sièges comme suit : 48 au Parti Libéral du Québec, 41 à l’Action Démocratique du Québec et 36 au Parti Québécois.

Les analystes ont dit que les deux vieux partis ont mordu la poussière parce que, d’une part, Jean Charest n’a pas tenu ses promesses ; d’autre part, André Boisclair ne parlait que de référendum, ce dont personne ne veut.

Quatre promesses du PLQ sont revenues à l’avant-scène : 1) la baisse des impôts des contribuables d’un milliard $ par année ; 2) le maintien à 5 $ du taux quotidien pour les enfants dans les garderies subventionnées ; 3) la fin des problèmes de débordement dans les urgences et des attentes indues pour les chirurgies et les traitements en cancérologie ; 4) le gel des frais de scolarité dans nos collèges et universités publiques.

Compte-tenu de la mauvaise surprise déficitaire de 4-milliards $ laissée par le gouvernement précédent, il devenait impossible de réduire les impôts des particuliers à moins d’accepter de produire un budget provincial déficitaire à chaque année. Entre deux maux, le Gouvernement Charest a choisi le moindre pour l’économie du Québec, mais le pire pour sa réélection.

Face à la demande accrue pour avoir des places en garderies subventionnées, et face aux revendications des éducatrices pour de meilleures conditions salariales, le Gouvernement qui versait déjà 35 $ par jour par enfant, a demandé aux parents de faire un effort additionnel de 2$ par jour par enfant afin de pouvoir créer ainsi 20 000 places de plus en garderie. Encore ici, la décision qui permettait de créer 20 000 places additionnelles, et d’offrir de meilleurs salaires, était la meilleure pour le bien commun ; mais la plus désagréable financièrement pour les parents et la plus coûteuse pour le Gouvernement Charest face à l’électorat.

Quant aux débordements aux urgences, aux manques de médecins et d’infirmières, aux temps d’attente encore trop longs dans certains cas, même un magicien ne pourrait pas faire disparaître les patients et faire apparaître 3 000 nouveaux médecins par un seul coup de baguette magique. Bien sûr que tout le monde ne demanderait pas mieux, mais tout le monde sait bien que c’est absolument impossible et que le mot patient prend en conséquence tout son sens. Sauf que pour l’électorat, c’est frustrant de voir que le problème prendra encore plusieurs années avant de revenir à la normale. En conséquence, un vote d’insatisfaction est à peu près le seul moyen que possède le citoyen pour exprimer sa frustration.

Quant aux frais de scolarité, les plus bas au Canada, ils ont été gelés pendant les 13 dernières années. Ça n’a pas empêché les étudiants de faire des marches dans les rues et de crier leur désaccord à l’annonce qu’à la rentrée de septembre 2007, les frais seraient haussés de 2$ par semaine.

Quant à l’autonomie prônée par l’ADQ, je doute que les électeurs puissent nous expliquer en quoi c’est différent de la souveraineté-association du PQ, sans être pour autant le fédéralisme asymétrique du PLQ.

Antoine L. Normand
 
Rethink the Idol contest?

The Lord Aylmer Idol contest, a well organized and well-received show, featured ten very talented young people and remains popular with most students, parents and teachers. However it’s worth looking at the event, its purpose, value, and the message it sends to children who are at a vulnerable age. There are Idol contests all across our region.

Eight of the ten Lord Aylmer finalists were girls — ten and eleven year-olds who are already bombarded with messages that their value lies in their beauty and sexuality. These girls already judge each other constantly on everything about themselves, much of it things they can’t control — the colour of their hair, eyes, their weight, height, clothes, popularity and “coolness”. The Idol competition distills this incessant appraising and puts it on display for the entire school to see. Are these children mature enough to handle this?

And what does it say about us, adults, that we ask them to endure this?

Kids of that age worry about fitting in, about being popular. While a teacher urged kids to vote not for their friends, but for the best singer, many kids undoubtedly cast votes for friends.

And what about the topic of the songs? Should eleven year-old girls be singing about love and adult relationships? In today’s society, they’re pushed to grow up ever faster. What about letting girls and boys of that age be what they are — girls and boys, not younger versions of Eva Avila or Michael Bublé?

There is an strong current of sexuality in Idol competitions — performers who strike a pose or wiggle their hips make points with the audience. Aren’t eleven year-olds a little young for this? Our job as adults and parents is to make sure that young girls (and boys) know that their sense of self-worth should never be tied to beauty, popularity, and sex —the exact opposite of an Idol competition’s implicit message.

Children should learn about competition and good sportsmanship. In music, this can be in an orchestra or band, where performers vy for first, second and third chairs; the group, however, performs as a whole and everyone gets credit for a good performance. Aren’t sports a better way to learn about individual competition? A stopwatch doesn’t change its time depending on whether or not it likes the runner. A high jump bar is not subjective.

The students may love the contest, but we’re the adults here. When our children were small, we didn’t give them ice cream every time they asked. An Idol competition is like a sweet confection—it looks good and everyone loves it, but it’s empty calories. The contest is fun and exciting, but doesn’t it send a powerful message about looks, popularity, superficiality and sexuality that we shouldn’t be sending to children of this age? Maybe we should think about what we’re doing to our children with these show-competitions.

Maybe it’s time for some changes.

Julie Murray