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2 mai / May 2


Pennies for People
Members of the 1st Aylmer Beavers explain thier project, "Pennies for People", in which they collect pennies for charity as part of the 100th anniversary celebrations for Scouts Canada.
Photo: courtesy Aylmer Beavers

Tel père, tel fils ?

L’expression « tel père, tel fils » est souvent utilisée pour souligner à quel point un enfant suit les traces de son père. Dans certains cas on verra un fils reprendre le commerce familial, dans d’autres, ce sera la poursuite d’une carrière professionnelle dans le même domaine. On n’a qu’à penser au champion de courses automobiles Jacques Villeneuve qui reprenait vingt ans plus tard la même carrière que son père en Formule Un.

Au delà de la génétique, l’environnement dans lequel l’enfant grandit, le contexte familial et social, le partage d’intérêts communs sont autant d’éléments qui façonnent en quelque sorte ce que sera le fils.

Cette expression populaire peut cependant nous laisser songeur dans certains cas où le comportement du fils est loin de celui du père. J’en veux pour exemples tous ces tireurs fous qui l’un à Polytechnique, l’autre au Collège Dawson, l’autre encore à l’Université Virginia Tech étaient en proie à la maladie mentale et ne suivaient en rien les traces de leur paternel.

Cependant, même dans ces cas, on peut supposer que la génétique ait pu jouer un rôle. On peut supposer que le milieu familial n’était pas apte à composer avec ou même à encadrer le fils malade afin qu’il obtienne tous les soins psychologiques et psychiatriques que nécessitait son état mental.

Une recherche longitudinale qui a débuté au Québec il y a quelques années et qui se poursuit à l’hôpital Sainte-Justine de Montréal tend à démontrer qu’un enfant qui manifeste des signes d’agressivité dès l’âge de 12 mois, a de fortes chances d’avoir un comportement agressif à la garderie. Si, à l’âge de trois ans, cet enfant a des tendances à la violence, les parents devraient aller chercher de l’aide auprès d’un psychologue ou d’un psychiatre.

Selon l’étude, rares sont les parents qui le font. La conséquence à moyen terme, c’est un enfant mal adapté à l’école primaire, un décrocheur au secondaire, un délinquant en puissance.

On voit donc quel rôle important revient aux parents dans la formation, l’encadrement et l’éducation de leurs enfants. Et cette responsabilité n’est pas nouvelle. Les lois nous disent que les parents sont responsables des actes de leurs enfants jusqu’à ce que ceux-ci soient affranchis ou aient atteint l’âge de la majorité, fixée à 18 ans au Québec.

À Aylmer, récemment, un jeune qui a l’âge de raison, a utilisé l’ordinateur d’un autre élève, à l’insu de celui-ci, et diffusé des courriels injurieux contre un enseignant. Il a commis deux méfaits graves : d’une part un vol d’identité, d’autre part un assaut diffamatoire contre l’enseignant. Les autorités scolaires se devaient de sévir. La peine imposée se devait d’être à la fois exemplaire, punitive et dissuasive. En Ontario, un jeune de 15 ans vient d’être mis en accusation pour avoir proféré des menaces sur Internet contre un de ses anciens enseignants.

Dans ces deux cas, les excuses ne suffisent pas. Les parents pourraient être amenés en justice pour réparation. Ils auraient avantage à chercher de l’aide professionnelle pour sauver leur fils.

Antoine L. Normand
 
The vision thing: Mayor Bureau and his critics

Last week the chief of one of our largest home building companies re-launched his attack on Mayor Marc Bureau and the city administration as “lacking vision”. This businessman intervened in the last city election, accusing Bureau of the same charge.

His company is preparing to bulldoze Aylmer’s last apple orchard to build another subdivision. That’s vision? This company’s multiple housing projects are widely criticized as bare-ground urban sprawl. Vision? Gatineau citizens are justified in asking this man and his company to demonstrate some of the vision he claims is lacking at city hall. Housing companies are creating Gatineau; some do show vision.

Yes, there’s a serious bottleneck in the city’s construction approval process. The planning and inspection departments are understaffed. Many promoters have made this complaint – without using it to bash the mayor. This bottleneck may be due to a new city’s growing pains, or it may show timidity by planners sensitive to citizens groups who see the city’s green spaces disappearing, water supplies over-stretched, and traffic volumes unmanageable, thanks to apparently uncontrolled urban sprawl. But it seems self-serving to claim the city’s slowness in approving his company’s requests constitutes a “lack of vision”. Doesn’t vision mean more than fast-track approvals?

The businessman – his and his company’s names are not the issue – claims“vision” is anything which brings in more property taxes. This is an old and discredited claim by promoters. There are economists who argue that the cost of installing and maintaining services to thousands of sprawling individual homes is counter-productive. Several years ago, builders screamed that Mayor Ducharme’s move to have power and phone lines buried was going to kill sales — and leave the city with no new property taxs. That hasn’t happened, which makes us suspicious of claims that tax revenues are being chased away.

This promoter also argued that Gatineau needs a huge publicity campaign to create public pride. He believes enthusiasm for Gatineau will keep residents here, attract new home-buyers, and will bring corporate managers and their head offices to Gatineau. Wow! Just what would that campaign be, and why would it be more successful here than the same campaigns already undertaken by every city in Quebec? Surely he isn’t asking Gatineau merely to promote home-buying.

He owes us an explanation. What would create pride? Endless subdivisions? Traffic snarls? Mayor Ducharme made a sustained effort by inviting foreign leaders, cultural events, and showbusiness icons. Was it a success? The voters still saw him as supporting urban sprawl, and voted in his opponent.

There are serious planning issues needing discussion in Gatineau. One is densification in the city’s core. One is protecting significant sites like the Boucher Forest. Others are keeping traffic routes and services up with growing housing, and efficient planning approvals.

This man is an expert in housing. It could be beneficial to the city to hear positve suggestions from such experts, not self-serving complaints.

Fred Ryan