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Vol. 26, No. 17
2 mai / May 2


Une incendie majeure!

Le centre-ville d’Aylmer fut à nouveau frappé par une incendie majeure le 30 avril alors que des hommes travaillant sur le toit de l’édifice en face de la Place des Pionniers et logeant la pâtisserie la Vieille Alliance ont échappé des flammes. Les vents importants ont fait propager les flammes rapidement. Au moment d’aller sous presse, soit à 18h30, le service des incendies avaient déjà annoncé la perte totale de l’édifice de brique et s’attendaient à ce qu’il s’écroule d’un instant à l’autre. Ils se sont ensuite affairés à protéger les édifices adjacents. De la fumée s’échappait déjà de ceux-ci. La Vieille Alliance avait aussi été victime de l’incendie de la plaza Glenwood. (CB)

Vieille Alliance bakery burns!

A major fire hit downtown Aylmer, Monday afternoon, April 30, when fire got away from workmen on the roof of the brick building opposite the old city hall and housing the Vieille Alliance bakery and Yoga Sivananda. By 6:30 pm. firefighters had declared the building a total loss and moved to protect nearby buildings. The bakery also suffered the 2005 Glenwood plaza fire. (FR)


Le parc pour planches à roulettes : Les jeunes n’aiment pas les plans

Julie Murray

Le 26 avril, la douzaine de jeunes qui s’étaient rendus au Centre de service d’Aylmer pour une consultation publique ont donné une mauvaise cote au plan du parc pour planches à roulettes de la ville, dont l’emplacement est prévu entre la nouvelle piscine et le Chemin Aylmer. « Nous ne voulons pas un parc dans lequel nous irions nous asseoir comme des grands-mères », dit l’adolescent Guillaume Vallée. Martin David est d’accord : « Personne ne l’aime. Il comporte trop de bancs et pas assez de surface pour patiner. » Étienne Paquette ajoute : « Nous avons besoin de plus de choses telles que des rampes pour y patiner, et non pour s’y asseoir. C’est trop esthétique. Cette priorité n’est pas pour la pratique de la planche à roulettes; il s’agit plutôt d’un parc. »

20 000$ de fleurs?

L’aménagement paysagiste constitue une autre préoccupation. « Il y a trop de fleurs, sans raison », dit M. Vallée. « Elles seront détruites. Ils devraient y mettre des fleurs artificielles ou encore des pissenlits. » M. David d’ajouter : « Ils dépensent 20 000$ sur des fleurs qui se feront tout simplement briser? Nous voulons un parc pour planches à roulettes, pas un autre parc. Moi, je prendrai l’autobus pour me rendre à Ottawa plutôt que d’utiliser ce parc-ci. »

Bruit et graffitis

Les jeunes ont dit que les gens seront irrités par le bruit et les graffitis. « Les parcs pour planches à roulettes sont vraiment très bruyants. Les gens se tanneront de ce bruit », dit David Lozinski. Et puis, les graffitis sont inévitables, disent les jeunes. « Bien sûr qu’il y aura des graffitis », dit m. Vallée. « Les graffitis embellissent un tel parc », ajoute M. Lozinski.

Patrick Chénier passait cette réflexion : « Ils auraient dû faire cette réunion avant de concevoir les plans. Ce plan n’a pas de sens. »

C’est un très bon plan, selon le conseiller

Les plans ont été conçus suite à des sondages auprès d’organismes de jeunes et d’enfants, en plus d’une étude sur les besoins d’un parc à planches à roulettes effectuée par des étudiants en gestion de projet de l’UQO, a dit le président de la Commission jeunesse Alain Riel. « J’en suis très content. Les jeunes attendent des installations pour planches depuis longtemps. Au coût d’un demi-million de dollars, il est le plus grand parc de Gatineau. » Soulignant que sa construction doit se faire cet été, il ajoute : « C’est un endroit public, une place publique, où les gens peuvent lire, relaxer et surveiller les enfants qui s’amusent. »

Marie-Claude Tremblay qui a présenté les plans aux jeunes a donné quelques explications : « Nous n’avons pas conçu un simple parc. Nous avons créé un mélange – c’est plus artistique et floral, un espace multifonctionnel. Notre vision prévoit des spectacles, de la musique et du théâtre. »

Elle a aussi mentionné que les plans ne sont pas finalisés et que la ville pourrait ajouter des rampes pour répondre aux préoccupations des jeunes.

Consulter veut dire écouter

« Si la ville veut consulter les usagers du parc pour planches à roulettes, elle doit écouter sa clientèle », dit Enid Page de l’Association du patrimoine. « Les adeptes de la planche à roulettes constituent un groupe particulier. Un parc pour planches à roulettes doit être adapté à leurs besoins. La rue Principale d’Aylmer était très jolie. Si les usagers du parc disent que les fleurs et arbustes ne sont pas appropriés, nous devrions les écouter. » Madame Page a rappelé que l’Association du patrimoine s’inquiète de l’emplacement du parc. « Il pourrait être installé à l’emplacement de l’une des patinoires qui a été fermée. Mais si tel n’était pas le cas, alors il serait mieux de le situer au nord ou à l’ouest, s’assurant ainsi que les jeunes n’atterrissent pas sur le Chemin Aylmer.

Selon madame Tremblay, les plans définitifs devraient être prêts d’ici deux ou trois semaines. Elle n’entrevoit que des changements mineurs.

Le conseiller Frank Thérien a été surpris de l’opposition qu’ont apporté les jeunes. « C’est un bonne chose que le projet ne soit pas encore construit », a-t-il dit au Bulletin. « Les jeunes recherchent des sensations fortes et ceci ne le leur donne pas. Une fois encore, nous avons fait la même erreur. Nous aurions dû consulter les jeunes dès le départ. »

(Trad. : C.B.)