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13 juin / June 13



Trois-Portages’ walkathon


Ignorance et hypocrisie

Le gouvernement Charest est venu bien près d’être défait par les deux partis de l’opposition lors du vote sur le budget 2007-2008. Pourtant le budget présenté contenait plusieurs mesures réclamées par les partis d’opposition.

Devenu minoritaire suite aux élections du printemps, il était nécessaire que le gouvernement reconnaisse quels étaient les principaux reproches que l’électorat lui adressait. Hausse des tarifs de l’électricité, tarifs qui demeurent tout de même les plus bas au Canada et en Amérique ; hausse des droits de scolarité à l’université, droits qui demeurent tout de même les plus bas au Canada et en Amérique ; le manque de médecins de famille, même si le gouvernement a permis d’augmenter du double le nombre des inscriptions dans les facultés de médecine de nos universités, il faut entre 5 et 7 ans pour que l’impact positif puisse se faire sentir ; finalement, on lui reprochait par-dessus tout d’avoir manqué à sa promesse de baisser les impôts des particuliers.

Difficile d’expliquer que 70% des québécois, selon les résultats d’un sondage mené au moment de la crise sur le budget, disaient ne pas vouloir de baisse d’impôts. Une volte-face surprenante par rapport aux dernières élections. Il faut toutefois savoir que 42% des Québécois ne paient pas d’impôts. Tous ceux-là préfèrent des programmes sociaux plus généreux plutôt qu’une baisse d’impôts. L’opposition disait qu’il fallait mettre plus d’argent en santé et en éducation. Pourtant le budget comportait des augmentations importantes de 1,3-milliards $ en santé et de 650-millions $ en éducation.

On peut croire que les critiques excessives formulées par les partis d’opposition auront influencé l’opinion des personnes sondées.

Ou bien ceux qui ont répondu au sondage ignorent que les Québécois sont les plus taxés en Amérique et que la situation du Québec est précaire ; ou bien ils le savent et sont de mauvaise foi. Quiconque se tient au courant de l’actualité sait fort bien que le plus récent rapport de l’Institut économique de Montréal constate que l’économie du Québec dépérit par rapport au reste du pays.

Dans un texte rendu public au moment de cette crise parlementaire, la chargée d’enseignement à L’institut des études canadiennes de l’Université McGill écrivait : « On doit sans cesse le répéter, il faut créer de la richesse avant de la distribuer. Et la création de la richesse se génère en laissant aux contribuables plus d’argent dans leurs poches pour investir, pour dépenser, pour soutenir leurs familles et stimuler l’économie».

Elle poursuit : «L’expérience démontre qu’une baisse d’impôts a pour effet d’augmenter les recettes de l’État en stimulant la croissance économique et du même coup les sommes recueillies en impôts. Ce fut le résultat en Ontario où une réduction de l’impôt des particuliers de 36% entre 1996 et 2002 a produit une augmentation de 15% dans les impôts payés. Ce n’est pas par accident que sept provinces sur 10 et que le gouvernement fédéral ont inclus des réductions d’impôts dans leurs plus récents budgets».

L’auteur conclut : « Les partis d’opposition doivent mettre un terme à leurs discours hypocrites ».

Antoine L. Normand
 
Another city policy

The City has released its “new policy on sports, recreation, and the outdoors”. As with past policies, the idea is to create a reference document so that city officials can use the policy to evaluate requests for funding, support, or other inputs from the city. As a reference document, it is also a tool for public groups; when they plan an event, they can connect the dots to the city’s policy and see beforehand if what they are planning fits the designs of the city. If there’s no fit, don’t expect support and funding.

In the medium and long term, the policy is to guide city officials in their own deliberations and planning: henceforth, new initiatives by the city should adhere to this policy. If a councillor wants the city to fund a new poutine festival, the councillor can estimate how this new festival would fit within the city’s recreation policy. If council is considering requests to buy back private areas of Boucher Forest, for example, council will first study the policy to see if the purchase fits the policy. If it doesn’t, goodbye forest.

Anything that streamlines decision making is good. Anything that helps citizens craft their plans to fit the city’s ambitions is also good. Anything which saves time and which eliminates long arguments and lobbying is good.

The question is will this policy fulfill these expectations? Is this policy general enough to cover all sorts of proposals and projects, and also specific enough to give actual guidance?

Finally, despite the grand words, will this policy even be used? Several years ago the city and many citizens undertook lengthy consultations and workshops on strategic planning to map out a plan for the city’s development. It came down on the side of “urban villages”. However, once that strategic plan was created, vetted, re-written, tuned-up, reviewed by provincial authorities, publicized, and so on, it appears to have been filed somewhere in the Maison du citoyen and forgotten. We haven’t heard of the plan since. Earlier this spring, for example, developing Hull’s downtown core was on the table. Developers attacked the mayor for lacking “vision” (we can see developers are experts on “vision”), community and poverty groups were alarmed over having their members shuffled out, residents were concerned with the developers’ vision of twenty-plus story buildings. Why no mention of the strategic plan or of the urban villages concept to sort out these conflicts?

The city continues to approve more developments and projects. Acres of homes will be built over Aylmer’s last orchard along Eardley Road, and Gatineau has plans to spiff up Parc des cèdres into a big-city attraction. Which urban village are these projects a part of?

We also have a heritage building policy and a heritage corridor containing such anti-heritage buildings as the municipal pool, supermarkets and several shopping centres, including the rebuilt Glenwood mall. Given this history, what is the real point of these policy-making exercises?

Fred Ryan