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4 juillet / July 4



Outaouais en fête 2007!

Embarque, on n’ira pas vite (3ième partie)

Quelle recherche a été faite par la Société de Transport de l’Outaouais (STO) pour connaître les raisons pour lesquelles les gens prennent leur voiture plutôt que l’autobus pour se rendre à leur travail ?

Caprice ou obligation ? Faut-il laisser le bébé à la garderie, en passant sur des rues secondaires hors circuit, et le reprendre au retour ? Ou bien, est-ce que le lieu de travail est très éloigné du domicile et qu’il faut compter 90 minutes et 3 correspondances pour s’y rendre ? Ou bien est-ce que le travail, à cause de sa nature même, nécessite souvent de faire des heures prolongées qui débordent les horaires du service de pointe du transport en commun ?

Pourquoi certaines voies réservées exigent 3 occupants par véhicule alors qu’ailleurs cette exigence passe à 2 occupants ? Pourquoi certaines voies réservées le sont en tout temps ? Les autobus ne circulent pas en tout temps. Même lorsqu’ils circulent, leur achalandage ne justifie pas une telle mesure. Même aux périodes de pointe, vingt autobus à l’heure ne justifient pas d’avoir des voies réservées qui créent des bouchons de circulation et de la pollution.

On a créé des voies réservées aux heures de pointe sur le chemin d’Aylmer et le Pont Champlain alors que l’élargissement à quatre voies dans un cas et à trois voies dans l’autre visait à faciliter la circulation automobile en périodes de pointe. L’engorgement créé par ces voies réservées s’aggrave avec l’accroissement de la population. Ce sont des mesures punitives et non pas incitatives.

La STO pourrait au moins standardiser à 2 occupants toutes les voies réservées ce qui faciliterait les tentatives de covoiturage. La STO devrait-elle permettre l’usage des voies réservées aux véhicules arborant une vignette de personne handicapée ?

Seulement 12 autobus traversent le Pont Champlain matin et soir, quatre à l’heure ! Les chassés-croisés que les automobilistes doivent faire aux deux extrémités du pont, à cause des voies réservées, créent des risques accrus d’accidents à chaque jour pour le bénéfice quasi inexistant du transport en commun.

La STO prétend que la création d’une voie Rapibus parallèle aux routes existantes permettrait à un plus grand nombre de personnes d’utiliser le transport en commun. Allons-donc ! À part les heures de pointe, 30 heures par semaine, peu de gens prennent le transport en commun. A-t-on vraiment demandé aux automobilistes qui prennent présentement leur voiture personnelle s’ils prendront l’autobus Rapide ? Prendront-ils le transport en commun pour sauver une dizaine ou une quinzaine de minutes ?

Tout le monde qui se déplace matin et soir pour aller et revenir du travail n’occupent pas tous des emplois dans les centres-villes. Un grand nombre doivent sillonner les routes et les rues hors circuit. Il est évident que le transport en commun ne pourra jamais remplacer la nécessité pour bien des gens de se déplacer avec leur véhicule personnel. La STO devrait revoir ses plans avant de nous faire payer des centaines de millions au détriment des automobilistes. (à suivre)

Antoine L. Normand
 
Which Canada are we celebrating?

That the Aboriginal National Day of Action was taken so close to Canada Day is no accident. It’s comfortable to indulge ourselves with our usual blind and cloying self-praise as the best, wisest, calmest, and kindest country in the world when we compare ourselves to the worst in human history. Canada may be number one, three, or fifteen in a world badly in need of repair, but this ranking says more about the world than about our own magnificent accomplishments in justice, equality, and mutual respect, and that was the point of last week’s Day of Action.

Instead of a scorecard comparing our pluses and negatives with others’, we need a commitment, first, to look at the world around us without our rose-coloured glasses, and, second, to do something about reconciling our vast national and natural wealth with our historical record, which isn’t very sterling. Starting with Canada’s duplicitous foot-dragging on First Nations’ land claims would be ideal.

I grew up in a northern town, where racism wasn’t disguised. Racism is important in our history; it has been the star actor in much of the drama of building Canada, and racism toward First Nations has been our strongest tool of development. It served us well in justifying our taking the land and resources from those who were in possession of them when this land and resources were originally “discovered”. If anyone feels racism is something we’ve gotten over, consider our region’s treatment of two recent tragedies. Ardeth Wood and Kelly Morrisseau were both murdered, apparently with the basest of motives. Both crimes are equally horrible, but our general idolization of Ms Wood compared to our shrug of the shoulders for Ms Morrisseau does not express an equality of public outrage, and the major difference between the two women is that one was white and middle class and the other aboriginal and underclass.

Others have pointed out this difference in our treatment of both crimes, but they see the difference as understandable. Ms Wood, wrote one columnist, could have been “our” sister, mother, or wife, whereas Ms Morrisseau was a prostitute. None of us have a sister, mother, or partner who is a prostitute. We can’t warm up to Kelly and her fate. Several commentators shook their heads in agreement: prostitutes may not deserve such fates, but they somehow bring them on themselves, whereas Ms Wood merely went out unaccompanied. Our sisters, mothers, and spouses often go out unaccompanied. We can relate, but our sympathy is race and class-specific.

Who we are insulting here is ourselves.

Ms Morrisseau did not volunteer, did not make a career choice, to become a prostitute. No one does, except under extreme duress. It is telling that so many native women fill the ranks of sex workers, just as so many native men fill our prisons. It tells us there needs to be more Days of Action. They are positive. They will wake us up.

Fred Ryan