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18 juillet / July 18



Baseball off the diamond

Members of the Aylmer Voiliers bag groceries last month,to raise funds for their season. The Voiliers are a Pee Wee AA team, marking the first time Aylmer has had a team of this caliber.
Photo: Julie Murray

Arrêtons donc de chialer !

Il y a sans doute plus d’une façon de faire valoir un point de vue. Mais lorsqu’on veut faire avancer les choses, il est souvent plus profitable de s’impliquer avec ceux qui ont les moyens et le pouvoir de changer les choses, de les convaincre du bien fondé de ce qu’on demande, plutôt que de se plaindre publiquement et critiquer ces mêmes personnes qui ont les moyens et le pouvoir de résoudre les enjeux.

Car autant ces moyens et ce pouvoir peuvent être canalisés à la résolution d’un problème ou du changement d’une situation, autant par le fait de pleurnicher et de chialer on risque de rebuter ceux à qui on reproche de ne pas changer les choses.

Qui n’a pas vu un parent faire la sourde oreille ou perdre patience lorsqu’un enfant pleurnicheur veut tantôt ceci, tantôt cela, sans jamais savoir quand arrêter de chialer.

Actuellement, dans Gatineau-la-Neuve, nous sommes témoins de plus en plus d’éclats de voix de nos conseillers. On laisse sous-entendre que le fait de ne pas avoir de conseiller du secteur Aylmer sur le Comité exécutif prive ce secteur de sa juste part des projets municipaux. Ces jours-ci, on n’en avait que pour les cahots ralentisseurs.

Nous étions témoins des hauts cris d’anciens conseillers municipaux qui se joignaient à ceux de conseillers actuels du secteur Aylmer. Répliques des uns, explications des autres, excuses du maire qui n’avait pas toute l’information lorsqu’il a répondu aux premières critiques. Il y a de la chicane dans l’air. La population assiste malgré elle à un combat de coqs qui ne lui plait guère.

Est-ce bien nécessaire ? Avons-nous élu des pleurnichards qui ne savent pas comment résoudre les problèmes en se servant de la machine bureaucratique ? Le dossier n’aurait-il pas eu de meilleures chances de résolution s’il avait été négocié entre les élus et les directeurs des services municipaux plutôt que d’être décrié en public ?

On pourra dire qu’une fois n’est pas coutume… sauf que ce n’est pas la première fois qu’on tente de laver le linge sale en public. Et, à mon avis, le linge n’est pas vraiment sale. Alors, pourquoi avons-nous l’impression que le torchon brûle ?

Le maire Bureau a fait mention d’une longue liste de dépenses municipales qui ont cours dans le secteur Aylmer, démontrant ainsi que les citoyens de ce secteur ne sont pas oubliés. Au total on parle d’immobilisations et d’infrastructures qui dépassent les 40-millions de dollars. C’est vrai que, malgré cette somme imposante, l’administration municipale a oublié les cahots ralentisseurs déjà demandés pour quatre rues d’Aylmer. Mais doit-on blâmer le maire pour ça ? Il semble qu’un tête-à-tête, entre le Directeur des travaux publics, le Directeur général de la Ville et nos conseillers municipaux, aurait pu clarifier les choses sans avoir à s’en prendre publiquement au maire et tenter de lui faire porter le blâme.

Le fait de chialer en public n’arrange pas les choses. Pire encore, ça développe une fausse impression que vivre à Aylmer, c’est l’enfer !

Antoine L. Normand
 
City planning: 9,000 teenagers with nothing to do

Development and zoning are not merely legal niceties. Bylaws and procedures are the first step, not the only step, before more housing is approved by the city. It would be easy if legalities were all that mattered, but they aren’t. And from here, zoning questions get very messy.

The wishes of neighbours matter. Whether or not their opinions must be considered by councillors and planning officials is irrelevant in that these are the people who will vote out councillors who offend their sensibilities. Here is where the last mayor was humiliated. He was seen as supporting wide-open development, and that ended his career, plus several close councillors.

Besides politics, there are clear practicalities to meet: the availability of city services and the cost of extending services to new homes, including the question of traffic congestion. Unlimited development in Aylmer has led to terrible traffic at the Champlain Bridge, Aylmer Road, and Lucerne Boulevard. Short-sighted sprawl also leads to complaints about traffic lights, sidewalks, parks, and commercial services.

There are also the practicalities of schools and medical services. Most planners wait until they see a demand for these things — the very myopia which is giving us crushing traffic problems. City planners are not responsibile for schools, clinics, and hospitals; these belong in a different planning silo. But ignoring these needs always comes back to bite the planners and the councillors. Always.

Within this category is another group of considerations which city planners rarely address. These are the social implications of dumping up to 26,000 people into a new subdivision. As Gatineau planners and council nod sleepily at the north Aylmer project, social planners and police cringe at the idea of having, for example, 9,000 teenagers in this elbow-room-only subdivision with absolutely no services for teens. Talk about a time bomb. Making them gated communities is no solution: the problem will be inside the gates, not outside.

And in the long-term, the cramped, urban-sprawl model of development which Gatineau council appears to have adopted leads to nothing but long-term problems. Apparently the promoters, planners, and councillors figure they’ll be long pensioned off when these chickens come home to roost; otherwise they would show the tiniest initiative to impose creative planning standards and collateral development of services. These wizards — counting on a miraculous solution — are leading the city into social problems whose scope we can’t even imagine, except by looking at Los Angeles’ gangs and middle-class slums.

The new Aylmer is being born, not the evil spawn of an alien city council but also not the fair-haired urban child which never existed. More likely we’re witnessing the birth of an obese, inert lump of bedroom community, called a city only on a map. That is, if we let this sprawl proceed, let the Boucher Forest be sliced up, and let our own positive vision of an urban future be deadened by legalistic shell-games and excuses.

Fred Ryan