Archive Forum - Editorial
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22 août / August 22
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Aylmer: all trees and sailboats!
The view from Ottawa’s Andrew Hayden Park, August 19, shows an idyllic Aylmer summer Sunday afternoon: wind, water, trees, and sails.
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Capital politique ?
Ça bougonne et ronchonne au Conseil de ville de Gatineau-la-Neuve ! On s’en prend ouvertement au maire Marc Bureau à qui on trouve tout à coup un manque de leadership.
On lui reproche de ne pas avoir mis fin à ses vacances estivales pour revenir promptement à la Maison du citoyen faire une déclaration publique d’appui aux travailleurs, suite à l’annonce officielle de la compagnie Domtar qu’elle allait fermer de façon définitive, dès cet automne, son usine de Gatineau, secteur Hull.
Ainsi, 250 travailleurs vont perdre leur emploi. C’est toujours tragique pour un bon travailleur dont le rendement est jugé supérieur à la moyenne au sein d’une entreprise de se retrouver subitement à la rue. Pire encore lorsque ça fait 25, 30, 35 ans que tu te dévoues pour l’entreprise et qu’avec l’âge, malgré tout ce qu’on dit au sujet de l’employabilité des gens de plus de 50 ans, il est très difficile de se replacer ailleurs. On a beau avoir rebaptisé l’assurance chômage « assurance-emploi», rien ne peut assurer ces travailleurs qu’ils auront un nouvel emploi de niveau équivalent. Quant aux prestations d’assurance-chômage, ce n’est pas tant la honte d’y avoir recours lorsqu’on a une certaine fierté d’avoir toujours su gagner sa vie, que l’humiliation face aux siens, face aux voisins et face aux amis d’être un travailleur déchu de son gagne pain.
Malgré les milliards non-utilisés qui gonflent les coffres de la Commission de l’assurance-emploi, les prestations sont si minces qu’elles engendrent de la pauvreté chez la plupart des récipiendaires. D’une part, lorsqu’un employé reçoit une prime de départ, il doit la dépenser au complet pendant un certain nombre de semaines qui lui sont comptabilisées en lieu de l’assurance avant d’avoir droit aux prestations. D’autre part, il y a une période d’attente obligatoire de deux semaines sans aucun revenu.
Le sans-emploi ne peut donc pas prendre sa prime de départ pour tenter de régler ses dettes courantes. Sinon, durant les semaines comptabilisées, il devra faire appel à la soupe populaire et prendre du retard sur les paiements du loyer, de l’hypothèque, de la voiture et des autres paiements à échéances régulières.
Il est donc de bon aloi pour les élus, les représentants du peuple, de montrer publiquement leur solidarité, leur sympathie et leur support moral lorsqu’une telle catastrophe se produit. Mais de là à blâmer le maire Bureau de ne pas être rentré d’urgence au bercail alors qu’en son absence il y a un pro-maire pour offrir cet appui moral, il ne faut tout de même pas verser dans l’excès de zèle. L’aurait-il fait qu’on se serait probablement empressé de le critiquer de tenter de se faire du capital politique sur le dos des pauvres travailleurs limogés.
Quant à l’utilisation des billets de faveur aux grands feux du Casino, il faut reconnaître qu’il aurait été plus sage pour le maire de faire part de ses intentions aux membres du Conseil avant de procéder. Même chose pour le Festival des Mongolfières. Ceux qui le critiquent toutefois paraissent envieux et semblent vouloir se faire du capital politique.
Antoine L. Normand
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Open season on the mayor?
The continuing squabbles on city council and the attacks on Mayor Bureau are getting tiresome. And while we puzzle over the media’s determination to dissect every minor decision and insensitivity of this mayor, it’s more useful merely to look at the calendar. We are approaching the last year before elections – unless the province changes election dates — and those likely to challenge the mayor for his job are testing the waters, trying out their messages, and sharpening their attack both against the mayor and other competitors.
The announcement that a pro-business municipal party is being formed – Vision Gatineau — follows this logic. We’re in a pre-election campaign. All the speeches, the “heartfelt” remarks to the media, and the posturing, all are part of the coming election campaign.
A sitting mayor is an easy target. He must continue to govern, rein in and unite a fractious (pre-election) city council, and push hard to complete his final agenda items, leaving his opponents plenty of air time to voice their grand plans and their “vision”, all of it as substantial as Lac Beauchamp’s sandcastles.
The mayor must fight a rear-guard action, defending himself from detractors who have advanced nothing more than a lot of, so far, hot air. Marc Bureau should recognize this situation from the last election; he was able to hold Yves Ducharme responsibility for the galloping development which angered citizens, and still does, across the city. The shoe is now on the other foot, on Mr Bureau’s left foot. And the right foot, so to speak, is kicking up a fuss. It wants both shoes.
If this is normal politics, shouldn’t we be used to it? Why are we buying empty “vision” statements of complainers who are careful to keep their own agendas under wraps? If this is respect for the voters, what could disrespect look like? The opponents of Mr Bureau’s mild populism, promoters and big-business interests, interpret the mayor’s post-modernist non-charisma as weakness. They think they smell blood. They attack the mayor for the smallest details, like giving away tickets to the Lac Leamy fireworks. They don’t like the idea that he takes the bus to work. It’s not business-like.
Ottawa is suffering the results of voting in a pro-business mayor with no political experience. Running a city “like a business” is about as smart as running a business like city. But apparently it can sound good, if the voters are thoroughly disenchanted with politicians. If you think politicians are all crooks, you might as well vote for, well, anybody, even a guy you’d never hire because of his lack of experience.
Mr Bureau has promises to fulfill, especially here in Aylmer. Aylmer played his king-maker in the last election, and isn’t to be ignored. Aylmer wants to see what positives council can achieve, not listen to blaming, finger-pointing, and double-talk.
Fred Ryan
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