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29 août / August 29


Marina still suffers from last month’s storm.


This cracked gangway is evidence of the work still needed to be done, work which the non-profit and volunteer marina cannot afford without city support. Photo: Julie Murray

Embarque, on n’ira pas vite (5ième partie)

Au risque de me répéter, j’avoue ne pas comprendre l’acharnement avec lequel certains membres du conseil municipal de Gatineau-la-Neuve veulent à tout prix forcer les automobilistes du secteur Aylmer à faire la queue leu leu sur le nouveau Boulevard des Allumettières en réduisant à une seule voie la circulation aux heures de pointes.

Quelle est cette idée peu lumineuse de réserver une voie aux autobus, aux voitures taxi et aux véhicules ayant trois occupants alors que le but d’un tel boulevard est d’accroître la fluidité de la circulation. Déjà qu’on nous a fait le coup une première fois avec l’élargissement du Chemin d’Aylmer.

Actuellement, c’est sur le Boulevard St-Raymond qu’on retrouve une circulation très dense aux heures de pointe, matin et soir, entre le Boulevard St-Joseph et le Boulevard des Outaouais. Pourtant, on imaginerait mal aujourd’hui d’enlever une des deux voies aux automobilistes pour n’y laisser circuler que les autobus, taxis et automobiles à trois occupants aux heures de pointe. On créerait un refoulement sur le Boulevard des Outaouais le matin et jusque sur l’autoroute 5 en après-midi. C’est en bonne partie ce même trafic routier qui utilisera le nouveau Boulevard des Allumettières. Y mettre une voie réservée est un non-sens.

On peut se demander quelle est cette obsession de nos élus qui dépensent des millions pour créer des routes de dégagement et pour les bouchonner ensuite avec des voies réservées pour quelques autobus à l’heure pendant les périodes où la circulation est la plus dense et le besoin de deux voies routières est particulièrement aigu.

C’est quoi cette idée qu’il faut coûte que coûte que les gens qui prennent l’autobus arrivent plus rapidement que les autres au bureau ?

Même s’il n’y avait pas de voies réservées, ceux qui prennent l’autobus continueraient de faire de même. Inversement, ceux qui ne prennent pas l’autobus malgré les voies réservées continueront de prendre leurs voitures. Tout ce que les voies réservées réussissent à faire c’est d’une part de créer plus de pollution en retardant le flot de toutes les voitures aux heures de pointe et d’autre part de faire des automobilistes frustrés, des enragés au volant et des délinquants qui sautent la ligne en espérant ne pas se faire attraper.

Est-ce vraiment des dirigeants responsables qui agissent de la sorte en prenant pour excuse la qualité de l’air ? Les voies réservées aux heures de pointe font l’inverse.

Les gens qui vivent dans les banlieues veulent justement assurer une certaine qualité de vie aux membres de leur famille. Une des premières considérations budgétaires en plus de l’hypothèque, c’est l’achat d’une deuxième voiture à cause justement des besoins diversifiés de transport, tantôt pour conduire les enfants, tantôt parce que les conjoints travaillent dans des directions opposées, tantôt parce que les adolescents vont l’un au CEGEP, l’autre à la Cité Collégiale. Cette deuxième voiture est souvent moins polluante que l’autobus qui arrête et repart constamment. D’ailleurs, les nouvelles technologies de voitures hybrides et moins polluantes amèneront plus de gens à délaisser le transport en commun. (à suivre)

Antoine L. Normand
 
Council’s best laid plans

We’ll never know all that went on when Gatineau’s city council met behind closed doors last week, but we know one thing, and it could justify the entire exercise all by itself. The councillors agreed that they will no longer be rushed into voting on issues placed before them at the last minute. If this sounds like a minor housekeeping item, consider that this agreement could be a model for every municipal council and board of directors across Canada.

Anyone who has sat on a board of directors, no matter how local or how large, has crashed against this dilemna many times, and often with terrible consequences.

Councils and boards depend upon permanent managers and staff to prepare the documents they need to carry on the business of their city, group, or organization. Managers work with their files every day; they are the hands-on people; they meet clients and suppliers; they inspect terrain and buildings. Councillors do not do this.. Directors are the decision-makers and are the people responsibile to their members and voters for the quality and the effect of their decisions. Administrators can abuse this disadvantage, intentionally or not, by loading material and decisions onto the agenda at the last minute. The councillors arrive for their meeting, without the expertise or witnesses they might need, nor do they have the time to give all the last-minute supporting material the attention it requires. Few things are more frustrating than arriving at a meeting to face a pile of papers, many containing brand-new decisions which must be made that very evening.



These last-minute decisons are always presented by the administrators as urgent and critical. Decide now or the sky will collapse. Rather than having time to study, council gets a briefing by the administrators, and of course these briefings contain very strong recommendations on which way to vote. Anyone can see a disaster in waiting.

Here’s an example: Gatineau council was presented with a decision on zoning the property at the corner of Vanier and Les Allumetières as a commercial site for big-box stores.. The decision had to be based on a previous agreement. Council approved the zoning, and a promoter invested on the basis of this zoning decison. A few months later council is presented with another must-do decision on that same property, this time to take it out of the category allowing big box stores. Again, council buckled to the adminstration, listened to the facts presented to them, and agreed to remove the property’s eligibility for big-box development. Our city is now facing a four million dollar lawsuit from the promoter who had invested according to the original decision.

This idiocy happens too often, in all sorts of organizations, although not always resulting in multi-million dollar lawsuits. Council’s new agreement that it won’t be rushed into such decisons — “bullied” is a more appropriate term — is an excellent one.

If they can stick to it.

Fred Ryan