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5 septembre / September 5


Galeries Aylmer struck by fire


Hit by a small fire around 7 a.m., the Galeries Aylmer was shut down, August 31, because of high carbon monoxide levels in the mall. The blaze originated in an electrical problem in the Tabagie Instant, damaging inventory in nearby stores and cutting sales in the various outlets. Officials from the Canadian Food Inspection Agency visited the Super C and the Saint Hubert restaurant to ensure that the food was not contaminated. Photo: Julie Murray

Embarque, on n’ira pas vite (6ième partie)

Sans doute êtes vous fatigués de lire, à six reprises en 12 semaines, mes rengaines au sujet des voies réservées dans nos rues et boulevards de Gatineau-la-Neuve. Alors, je vais tirer la clochette, avec cette sixième partie qui touche le projet Rapibus et je m’arrêterai en septième partie avec le train de banlieue.

On se base sur l’explosion démographique, sur l’augmentation du nombre de résidants dans nos banlieues. Mais on fait des projections qui risquent fort de ne pas se réaliser. On projette que les gens des banlieues vont prendre le Rapibus. Rien n’est plus incertain.

Les statistiques nous disent qu’il y a dénatalité. Les statistiques nous disent que les baby boomers vont quitter le monde du travail d’ici 5 à 10 ans. Les statistiques nous disent que ces retraités veulent revenir vers les centres-villes afin de se rapprocher des services.

Les statistiques nous disent qu’ils auront même de la difficulté à vendre leurs châteaux de banlieue pour venir vivre dans des condos ou des résidences pour personnes du troisième âge.

Les statistiques nous disent que ces gens plus âgés n’aiment pas se tenir debout dans les autobus achalandés, ne voyagent pas aux heures de pointe et prennent leur voiture pour la plupart. Les statistiques démontrent que l’achat de petites voitures moins polluantes est en hausse au Canada, surtout au Québec.

Les statistiques nous prouvent qu’il y a de plus en plus de gens qui font leurs transactions bancaires, leurs achats et même leur épicerie par Internet, réduisant d’autant leurs besoins de se déplacer. Les technologies récentes font que de plus en plus de gens peuvent travailler à partir de leur domicile sans avoir à se rendre au bureau à tous le matins. Les statistiques nous démontrent qu’il y a de plus en plus de travailleurs autonomes qui n’ont pas besoin de prendre les transports en commun.

Les statistiques nous démontrent que de plus en plus de travailleurs ont des heures flexibles, que la création d’emploi se fait de plus en plus dans les petites entreprises qui ne sont pas nécessairement situés dans les centres-villes mais en banlieue.

Les données récentes nous préviennent que de plus en plus de gens utilisent les ordinateurs et les téléphones multi-fonctions pour travailler à partir de leur voiture, de leur restaurant favori ou du café du coin, que les étudiants suivent des cours à distance avec quelques sessions de fin de semaine. On a même vu récemment, photo du journal à l’appui, un conseiller de Gatineau-la-Neuve travailler à partir de son lit d’hôpital. Autant de points qui démontrent que l’avenir ne réside pas nécessairement dans un Rapibus.

On devrait se rappeler les grandes projections d’experts qui ont fait engloutir au Gouvernement du Canada des centaines de millions de dollars de nos taxes dans la construction d’un super aéroport à Mirabel il y a 40 ans. Un aéroport qui devait, en 2007, déborder de passagers. Espérons que nos élus comprendront qu’il est temps qu’ils débarquent du Rapibus à tout prix et construisent des ponts. (le train va suivre)

Antoine L. Normand
 
Big choices, no choices

We’re drowning in paper in this paperless revolution. Most readers feel this desperation with how streamlined our jobs and lives have not become, thanks to the technology of the information age.

Like many readers, I work with computers all day, every day, but my work is simple: word processing. I import and edit, cut and paste, save quickly in a universal format (there’s a laugh), file and find, use a data base, process a lot of email, network with other more sophisticated machines, and, most importantly, measure. Measure size and length by font . . . it’s all too simple, actually.

Although my laptop staggers on, I can see the next laptop coming and it does none of the above. That is, none of only the above. No, new machines won’t run my old program, good or not. The new laptop will be expensive, slower to boot up, and slower, yes slower even though it has the capacity to describe every square centimeter of soil in West Quebec (this is the language used to hype new capacity levels). It’s crammed full of absolute junk. The new laptop may well be a Ferrari of computers, but it’s hauling around two tonnes of, yup, junk. A Ferrari loaded with two tonnes of rubbish can hardly make a corner.

If this is the information age how come nobody knows what’s going on?

Most readers will agree so far, apart from the technophiles, who are both admirable and also to be wondered about. They have their Blackberries, and here we might complain that we’ve lost our private and personal lives to gadgets. But let’s take this thought in a different direction.

We have all this incredible choice, the rapid-fire improvements, research, with all the hype to promote the wonderful capacities and abilities inherent in all of these choices – but consider that although our choices are phenomenal, our choices are also very limited. Our choices are limited to only a few areas. Our choices in electronics, entertainment, or in detergents and toothpaste are fantastic. But our choice in public transit, for example, is fit only for a prison farm. Our choice in political leaders is appallingly skimpy and narrow-banded, but our choice of musicians is overpowering. Consider choices in music: rock, blues, hip-hop, rap, crooning, classical, fiddling, world beat, on and on. How does this luxuriousness compare to our skimpy choice in political options or social programs? Or what choice in explanations of the universe do our religions offer? Two or three. There are more choices in rave music.

All the hype that’s drowning us in paper, in consumerism, in noise and flash, in all the junk we devour: this represents choice only in trivial things.

Where’s the hype for multiple transit services? For multiple religions or psychologies to help us through life? Does this lob-sided picture really reflect our priorities?

What priorities?

Where is our interest in even choosing social priorities? Assuming we have a choice.

Fred Ryan