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19 septembre / September 19


Gagnants du concours Fleurir Gatineau


La soirée de remise de prix du concours Fleurir Gatineau 2007 a eu lieu le mercredi 12 septembre à la maison de la culture de Gatineau. Sur la photo : les gagnants de l’édition 2007, accompagnés du maire de Gatineau, Marc Bureau, de la présidente de la Corporation du parc floral des Nations, Nicole de Sampaïo, des conseillers municipaux et membres de la Corporation du parc floral des Nations, Aurèle Desjardins et Yvon Boucher. (Photo: Ville de Gatineau)

Il ne faut pas trop rêver !

Domtar ferme son usine de Hull, 250 travailleurs perdent leur emploi ; Bowater met à pied 150 travailleurs à son usine de Gatineau ; Kruger réduit de 140 le nombre de ses travailleurs à l’usine Wayagamack de Trois-Rivières. Voilà autant de tristes nouvelles pour les travailleurs des pâtes et papiers du Québec.

Comme je l’écrivais récemment, c’est toujours tragique pour un bon travailleur de se retrouver subitement à la rue après 25, 30, 35 ans de loyaux services. Malgré tout ce qu’on dit au sujet de l’employabilité des gens de plus de 50 ans, il est très difficile de se replacer ailleurs. Surtout quand les usines du secteur des pâtes et papiers réduisent leurs effectifs un peu partout au pays.

Les justifications pour ces fermetures et mises à pied sont multiples : soit que le marché leur échappe, soit que la modernisation remplace les travailleurs par des machines, soit que l’entreprise déménage ses pénates ailleurs, soit qu’il existe une surcapacité de production, soit que la concurrence est trop forte, soit que l’entreprise s’associe à une autre, et que leur fusion amène une reconfiguration du travail et une réduction de personnel.

Il est bien légitime pour les travailleurs d’espérer que le travail puisse reprendre. Qu’un nouvel acheteur pourrait se manifester. Le syndicat veut paraître à son mieux face à une situation aussi dramatique en tentant l’impossible pour relancer l’entreprise.

Mais il ne faut pas leurrer les travailleurs. On aura beau solliciter l’aide des gouvernements, tenter de trouver des fonds auprès de la Société générale de financement et piger dans le Fonds des travailleurs FTQ, la réalité risque de changer leur rêve en véritable cauchemar.

Qu’on se souvienne de l’usine Gaspésia et du mauvais rêve de la relance de cette usine à papier qui aura coûté plus de 500-millions $ en pure perte pour tenter de sauver 300 emplois.

Le producteur de papier Tembec avait accepté de s’impliquer financièrement pour une cinquantaine de millions de dollars. Le Fonds des travailleurs FTQ y allait lui aussi d’un investissement d’environ 50-millions, la Société Générale de Financement (SGF) consacrait une mise de fonds initiale de même envergure et le Gouvernement du Québec, par divers autres programmes de développement régional, s’engageait à payer la différence pour remettre l’usine sur pied. Après avoir englouti près de 500-millions $, l’usine n’était toujours pas prête à fonctionner et il aurait fallu que les partenaires ajoutent un autre 300-millions $. Tous ont refusé. L’usine est demeurée fermée.

Fort de cette expérience, le Fonds FTQ et le Gouvernement du Québec ne voudront certainement pas revivre le même cauchemar, ni à Hull, ni à Gatineau, ni à Trois-Rivières.

Certains Gaspésiens disaient à l’époque que si le Gouvernement avait donné un million de dollars à chacun des 300 travailleurs, à raison de mille dollars par semaine pendant 20 ans, au lieu de refaire l’usine, tout le monde s’en porterait mieux et le tout aurait coûté 200-millions de moins. Quant aux travailleurs mis à pied à Hull, Gatineau, Trois-Rivières, il ne leur faut pas trop rêver !

Antoine L. Normand
 
Big coffin attitudes (Part two)

Last week’s editorial, Big Coffin Stores, generated a lot of comment, both pro and con. “Big coffin” could have been replaced by “Death Star stores” or something equally threatening to our local Aylmer economy, and that’s the point. Or one point, as many readers have stressed. First, big box stores drain money away from local businesses and the sports, social, and cultural events which local businesses support. It doesn’t matter if those big stores are in Aylmer or elsewhere. Transnational corporations drain communities and send their profits to their distant headquarters. Those profits in the hands of local shops would largely stay here and fund local benefits.

Similarly, when we take out shopping dollars out of town, we are taking more than our money from Aylmer. Of course, we have to leave town to get what is not available here! But Aylmer does have a retail sector, and it is self-defeating to drive past local stores to shop elsewhere for what we could get here. If its furniture or office supplies, we have to go out of town. If its books, men’s wear, or restaurants, for example, we have high quality offerings right here.

The most startling claim by several readers is that Aylmer has brought this slow suicide on itself. They insist that many store owners who ask for our support and many of the administrators of teams and social organizations do not themselves support local merchants, trades people, or service providers.

Social clubs, for example, fund-raise like crazy and are well-supported by Aylmer people who value their community’s support network. But then they will have their electrical work, for example, done by someone from outside because they save a few bucks. This is false economy. Those “few bucks” are taken out of the pockets of their own supporters! At the very minimum, our organizations – the Knights, the Legion, the Lions, the food bank, and many more – should ask local providers to match better prices from elsewhere. That gives our people the chance to make a sale or win a contract and it keeps local money local. This applies to plasterers, caterers, photographers, plumbers, book-keepers, house-cleaners, and consultants of all kinds — the list is long. We should be outraged that a local club has its annual banquet, for example, catered by someone from outside. We should be outraged to find a local store or restaurant contracting painters from outside. At minimum they should give local entrepreneurs a chance to match outside prices.

Selling our town short to save a few bucks elsewhere when multiplied by hundreds of shoppers is as destructive as all the bulldozing of green space.

We should fix it in our minds to give local stores and local service providers the first shot at any purchase or contract we (individuals, business people and organizations) need to buy. That’s called pulling ourselves up by our bootstraps. No one else will help us, if we don’t help ourselves.

Fred Ryan