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26 septembre / September 26


Scary stuff in Champlain Park!


Scarecrows made by kids aged 5 to 15 for Champlain Park’s Scarecrow-Making Contest, part of the residents’ association’s annual corn roast last month. The association furnished the old clothes, straw, burlap, scissors, and markers. The carpenter scarecrow was the winner; it was created by Evan, Phillip, and Mathew Dumaresq of St-Malo Street. Photo: Champlain Park residents’ association.

Les dérapages… normalisés

Il n’y a pas que les accommodements raisonnables au niveau religieux qui interpellent notre société. Il y a aussi toute une panoplie de gestes d’accueil qui doivent permettre aux nouveaux arrivants de se sentir les bienvenus.

Au fil des siècles, des arrivées massives d’immigrants sont venues enrichir notre patrimoine et former le Québec et le Canada d’aujourd’hui. Le drapeau de la ville de Montréal est particulièrement éloquent à ce chapitre car la croix rouge qui divise le drapeau en son centre porte dans chaque quadrant la fleur symbolique de quatre nationalités qui ont formé nos assises. La fleur de lys des Français, la rose des Anglais, le chardon des Écossais et le trèfle des Irlandais.

Avec le temps, cette mosaïque s’est transformée et aujourd’hui plus d’une centaine de nationalités cohabitent au Canada et au Québec. Nous accueillons aux alentours de 225 000 immigrants par année au Canada et pour sa part le Québec en accueille aux environ de 45 000. En se basant sur les données démographiques actuelles, et sur les prévisions de nos besoins en main d’œuvre, le gouvernement du Québec juge qu’il faudra accroître le nombre annuel d’immigrants à 60 000.

Quoique plusieurs de ces immigrants viennent de pays francophones, des milliers d’autres ne parlent pas français et doivent suivre des cours à leur arrivée au Québec. On sait que la langue française n’est pas une langue facile à apprendre. Par contre si nous voulons qu’elle survive en Amérique il est fondamental que ceux qui veulent vivre au Québec sachent la parler. C’est un effort que les nouveaux arrivants sont généralement prêts à faire pour s’intégrer à leur terre d’accueil.

Mais la réalité est parfois contre-productive lorsque les normes administratives viennent à l’encontre du gros bon sens. Ainsi, tout près de nous, à la Clinique de la rue du Couvent, le dentiste Raisi est sur le point de perdre son droit de pratique, car bien qu’il parle fort bien le français, il ne réussit pas à l’écrire suffisamment bien pour réussir l’examen imposé par la Corporation professionnelle des Chirurgiens-dentistes.

Récemment, les journaux nous apprenaient qu’une jeune infirmière diplômée en France et ayant travaillé durant 5 ans dans un grand hôpital pour enfants dans son pays, avait accepté un emploi à l’hôpital Sainte-Justine à Montréal. Dès ses premiers jours de travail, après avoir réussi un stage supervisé, tel qu’imposé par l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec, elle a reçu une lettre l’informant qu’elle ne pouvait pas obtenir son permis de travail car son stage supervisé aurait dû se faire auprès de patients adultes et non pas d’enfants.

Voilà deux cas où des inspections sur place par des représentants de ces ordres professionnels vaudraient mieux que des normes bureaucratiques qui vont à l’encontre du bien public. Statistiques Canada révélait ces jours-ci que 45% des médecins formés à l’étranger ne travaillent pas dans leur domaine au Canada. Quant aux ingénieurs, c’est près de 75%. L’étude souligne que nous recrutons des immigrants très scolarisés mais que nos normes font obstacles à une utilisation complète de leurs compétences.

Antoine L. Normand
 
Language is important

A lot of ink has been spilled and a lot of air expelled on the subject of the Aylmer dentist who lost his license to practice in Quebec because he couldn’t pass the written part of a French competency examination. He can speak the language without difficulty, and his 2,000 patients have had no trouble communicating with him. “What if he had to write a letter?” the accreditation board wanted to know. That he would have his secretary write the letter, as most professionals do, failed to register with the language bureaucrats. So we lose a dentist.

A lot of talk should greet this absurdity, which the new DG of the West Quebecers rightly termed “excessive”. This situation is excessive — and outrageous, but it is also understandable. Let me duck after writing that. Or at least let me ask you to hold your fire.

Consider that even the best and the least oppressive of laws occasionally lead to terrible consequences. Our entire legal system is riddled with exaggerated consequences: there are abuses, false convictions, mistaken identities, as well as over-reach and unintended consequences of individual laws. We hear complaints of criminals going unprosecuted (especially white collar crimes), or getting off with trivial sentences. There are plenty of unfair laws, and plenty of crimes to which no laws apply (environmental crimes, for example). Jaywalking is a crime, but polluting a region’s water table is not.

Often it is the bad temper or even ideological bent of a prosecutor, lawyer, cop, judge or lawmaker which makes one law good and another bad, more than the actual wording or intent of the law. The legal system’s bureaucrats play an unacknowledged role in the justice system’s justness or abusiveness. Read Kafka!

This may be part of the case here, because it is not unreasonable that standards for many professions should include one’s ability to communicate correctly. But I suspect so many people are upset with this situation because it involves language, our curse and also our advantage.

Anglophone anger may arise from fear of such a rigid code, but many anglophones do not understand the need for language protection. We anglos are sitting on top of the world temporarily, and, given globalization, could soon realize more people speak Mandarin and Cantonese than English. And Spanish is growing quickly.

I suggest that we would feel very threatened indeed if our culture was swamped by broadcasts, movies, music, books, academic and research papers in Chinese. English has now been bumped from first place on the internet. Thus, we may eventually feel more sympathy with our francophone neighbours.

It is unfortunate that we must have language laws at all, and that they can have such destructive outcomes. But the world around us can be hostile, and our language and culture are the best protection we have. Even if protecting them can result in mistakes, as in Dr Raisi’s case.

Fred Ryan