Archive Forum - Editorial
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10 octobre / October 10
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Des observatoires de chevreuils à la forêt Boucher
Un ancien marécage dans la forêt Boucher est devenu un lieu de rencontre pour les chevreuils, rapporte le conseiller Alain Riel. Ce dernier espère que la nouvelle Fondation de la forêt Boucher pourra éventuellement construire des observatoires de chevreuils dans les arbres. « Imaginez l’observation de chevreuils à l’aube! Ce pourrait être éducatif et attirer des touristes », souligne-t-il.
A place to watch deer at dawn
A former swamp in the Boucher Forest is a meeting place for deer, reports Councillor Alain Riel, who says he hopes the newly-created Boucher Forest Foundation might eventually have deer lookouts constructed in the trees. “What about deer watching at dawn? This could be educational and perhaps attract tourists,” he points out. Photo: Julie Murray
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Des accommodements plus raisonnables
La Commission sur les accommodements raisonnables se promène à travers le Québec et invite monsieur et madame tout le monde à venir dire ce qu’il ou ce qu’elle a sur le cœur au sujet des décisions prises par des personnes en autorités dans des milieux à caractère non confessionnel, des lieux dits laïcs, tant privés comme une entreprise que publics comme une maison d’enseignement. En d’autres termes, c’est quoi que vous n’aimez pas ?
En effet, des dérapages de religiosité sont tombés sur les nerfs de bien des honnêtes gens. Certains ont cru qu’un « Accommodement raisonnable » serait une norme justifiable pour les institutions publiques suite à des décisions juridiques permettant notamment aux uns le port du turban, aux autres le port du kirpan, du voile, du hidjab, la mise en disponibilité d’une piscine pour trois naïades musulmanes et d’une salle de prière pour les musulmans à l’École de Technologie Supérieure. Plus récemment la décision du Directeur général des élections, de permettre à certains groupes de femmes de voter à visage couvert, a fait déborder la marmite de l’opinion publique.
Nos législateurs n’ont qu’à adopter une loi qui viendrait fixer pour les tribunaux les paramètres d’extension, de compréhension et d’interprétation des termes en ce qui concerne la Charte des droits de la personne du Québec.
Voici ce que pourrait contenir cette loi dite « Loi sur la laïcité »:
Article 1- La Société multiethnique et multiculturelle qui compose et regroupe la démographie québécoise est une société laïque qui par sa Charte des droits de la personne reconnaît la liberté de religion à chacun et chacune.
Article 2- La liberté de religion peut se pratiquer individuellement ou collectivement; soit à l’intérieur du domicile d’un individu, soit à l’intérieur d’un lieu de culte désigné comme tel.
Article 3- Tous les autres lieux, tant privés que publics, sont et doivent être considérés laïcs.
Article 4- Toute personne, nonobstant ses croyances et pratiques religieuses, est considérée égale à toute autre, aux fins de la présente loi.
Article 5- Sur présentation d’une demande légitime, un site à caractère laïc pourrait être reconnu de façon circonstancielle, par les autorités civiles compétentes, comme lieu de culte temporaire, pour une durée précise non récurrente, afin de permettre la tenue d’un rassemblement religieux exceptionnel qui justifie un tel accommodement raisonnable.
Article 6- Tout accommodement raisonnable relatif à l’exercice individuel ou collectif de la liberté de religion doit être déterminé à l’intérieur du cadre juridique de la présente loi.
Les Plaines le Breton, par exemple, pourraient être déclarées temporairement « lieu de culte » par les autorités compétentes pour accommoder une demande de rassemblement d’un groupement religieux. Même chose pour un amphithéâtre comme le Stade Olympique ou le Centre Scotia.
Ainsi, les juges qui, faute de paramètres précis, ont toujours interprété de façon très large, la Charte des droits de la personne du Québec, pourront désormais reconnaître que les droits des uns ne peuvent empiéter sur les droits des autres et sur la laïcité, de la collectivité québécoise, acquise au fil des ans.
Antoine L. Normand
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An emotional roller coaster to no where
A week ago an angry man strode into our newsroom wanting to know why the Bulletin isn’t covering the conflict between the First Nations and the townspeople of Caledonia, Ontario. He wanted to know why I wasn’t warning readers of the injustices there. So, after a lot of thought, I’ll try.
It wasn’t this fellow’s views, although they were disconcerting, but his anger and frustration, his red face, his volume, it was his powerful emotional response that was so remarkable. Afterwards, everyone in the office disected his outburst. Did he have family in Caledonia, or property? Had he ever been injured by First Nations persons? And why was he so upset about a situation so far away?
He had given us the answer. He told us he wasn’t even sure where Caledonia happens to be, but he had been listening to a local radio big-mouth who had convinced him that another race of people, lowly Indians, were injuring his own, and getting away with it under the very noses of the police and government. These latter, he heard, are the worst sorts of cowards, and yet these cowards, the worst sorts, are supposed to be governing us. Hadn’t we elected them to keep order? To defend private property? To protect our daughters? To keep natives in their place?
I saw in front of me why the United States has fallen to the seething place it appears to be (very different from my own experience of Americans as open, good hearted, tolerant, and always ready to help and to act). One explantation is all the shock jocks, a descriptive term, for sure, but not accurate.
They’re not jocks, jockeys, or hosts, they’re salesmen.
They’re old-time hucksters, the latest version of the hyper sales guys in the movie Glengarry Glen Ross. They are iconic in our Americanized culture — they’re in plays, movies, and novels. These are the salesmen who are always selling, no matter who they are talking to, no matter where, or when. Shock jocks claim to be presenting ideas, arguments, debate, and opinions, but they’re really selling listeners to their advertisers. Listeners are product. The more listeners they generate for their show, the happier their advertisers. One way to get listeners — and to get them to identify themselves as such — is by swinging them back and forth on emotional rides, by feeding them the adrenalin of wild and crazy emotions.
I wondered if this man’s emotional response isn’t more widespread. Is he an extreme reaction to the media in general, including ourselves (with our thirty-two dangerous pages)? Do we only focus on negatives? Take photos only of disasters? Are we waiting only for slip-ups? If this is true it’s because negatives and disasters are not common, and positives and successes are. So negatives are news — which is good news.
News? Forget the shock jocks; they’re too busy creating angry, victimized product.
Fred Ryan
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