Archive Forum - Editorial
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17 octobre / October 17
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Low water view on the Ottawa River. Photo: David Mc Coll
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Des jeux dangereux ?
Gatineau-la-Neuve tente de convaincre les responsables de la Corporation des Jeux du Québec que la tenue des prochains jeux devrait lui être octroyée.
On se souviendra que lors de la dernière attribution des jeux, c’est la ville de Sept-Îles qui avait été préférée à la nôtre. Selon ce qu’on en sait, le manque d’appui de certaines organisations sportives locales et le peu d’intérêt manifesté par les municipalités environnantes et la population de l’Outaouais auraient été des facteurs déterminants dans la décision d’alors.
Cette fois, on a fait appel à l’ancien maire Robert Labine pour populariser la candidature de Gatineau-la-Neuve. Le maire Bureau a su rallier à notre candidature le groupe des maires de la région. De nombreux organismes ont fait connaître publiquement leur appui. Une campagne d’appui populaire devrait certainement ajouter une note positive à tout le dossier et comme plusieurs l’espèrent, avoir un impact favorable auprès des décideurs.
« Un esprit sain dans un corps sain », « la santé par le sport », « l’important n’est pas de gagner mais de participer » sont autant de citations qui refont surface à chaque fois que des Jeux sont annoncés et que les responsables des différentes associations sportives tentent de motiver les jeunes à s’entraîner et à participer.
Mais il y a deux côtés à ces médailles sportives et la participation peut se transformer en sport extrême pour ne pas dire en véritable enfer.
Sous le titre « Les véritables perdants » un documentaire produit pour la télévision, il y a quelques années, tentait de montrer que pour bien des jeunes l’entraînement qu’on leur faisait subir devenait du véritable harcèlement de la part de leur entraîneur et souvent de la part de leurs propres parents.
L’échec de ces jeunes qui ne parvenaient pas à atteindre le podium, malgré qu’ils aient fait des efforts ultimes pour gagner, laissaient des séquelles psychologiques très profondes.
On a même entendu des gagnants de médailles d’argent ou de bronze lors de jeux olympiques dire qu’ils avaient honte de ces médailles car ils convoitaient l’or. Malgré leur succès, ils se considéraient des perdants. On est loin de cette idée que l’important c’est de participer.
Récemment, une championne mondiale de courses cyclistes, Geneviève Jeanson avouait avoir triché et menti. Elle se dopait depuis l’âge de 16 ans. Elle raconte que son entraîneur la brutalisait lorsqu’elle ne semblait pas performer jusqu’à la limite de ses forces. Il semble que de plus en plus de jeunes athlètes sont confiés à des entraîneurs qui les amènent à consommer des drogues dans le but d’atteindre le sommet du podium. Ici même, nos jeunes d’à peine 10 ou 12 ans sont souvent exclus des clubs ou mis sur le banc selon le caprice des entraîneurs. Adieu la participation !
On dit qu’on veut développer l’élite sportive. Mais il semble que ce soit devenu un jeu dangereux. Même ceux qui atteignent les sommets semblent tomber de haut lorsqu’ils mettent fin à leur carrière sportive. L’adaptation à une vie ordinaire les fait sombrer dans la déprime. Le filet d’aide sociale et psychologique n’est pas au rendez-vous.
Antoine L. Normand
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War movies
Post-war dramas are top sellers in movies, TV, and books. It may seem to some that these movies and books are promoting a militaristic attitude, under the guise of supporting our troops in Afghanistan. The opposite may be true.
Post-war stories and testaments – movies about Rwanda, TV about Serbia, books about World War II – rarely praise war. They portray war’s brutality through its brutalized victims and its survivors who carry home guilt and remorse for what they have done, or shock and horror for what they have witnessed, or revenge for what was done to them, to their families, and to their nations.
We hear of unfamiliar conditions and illnesses coming from war, which are not new among soldiers, veterans, and survivors, but are new to us, the naïve public who have believed in the nobility of armed struggle, the justness of war, and the rightness of pre-emptive attack. The Nazi chief Goebbels said, in effect, that it is too easy to drum up support for any war, and we can believe him because we have seen this in dozens of cases, from the Gulf of Tonkin Incident leading to America’s direct involvement in Vietnam to George Bush’s “weapons of mass destruction” drumbeat for attacking Iraq. Historians are constantly uncovering similar wartime claims.
What these post-war dramas and novels underline is how war’s brutalities are brought home. They speak of war’s unleashing of the worst in humanity, and now they are relating how these brutalities can unleash the same horrible attitudes and actions at home. Not only are weapons available everywhere for all sorts of criminal activity, war attitudes and emotions are with us everywhere, all justifying the use of violence.
War, we learn, leads only to the next war.
The old rallying cry of “a war to end all war” is the worst lie, or is the greatest political foolishness.
Given this lesson, booming at us from the experiences of General Dallaire, from the victims in Serbia and Kosovo, from the child soldiers in Africa, from the American Vietnam-Vets-for-Peace, shouldn’t we Canadians be more careful in what we involve ourselves in—and what we then import home to Canada? Far from worrying that a few radicalized immigrants may bring their battles to Canada, shouldn’t we worry that we ourselves may be bringing home the brutalities and the mental anguish we are exposing our soldiers to, wherever they are fighting?
Should we have our soldiers fighting foreign wars at all? War is entirely different from peace-keeping.
Shouldn’t we be monitoring veterans and victims for their mental conditions and their integration into civilian life?
Shouldn’t Canada be working to end war, to outlaw it as a criminal activity? Shouldn’t we be strengthening the UN and the world court with this goal? Instead of propagating war, shouldn’t Canada support the prosecution of war criminals – not just a few tinpot dictiators, but anyone who attacks another nation?
Fred Ryan
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