Page 1 Forum
Editorial
Lettres
Letters
Autres Nouvelles
Other News
Accueil
Home
Archives
Archive
Forum - Editorial
24 octobre / October 24

Le 5 à 7 de l’APICA à la Marina le 18 septembre 2007.

APICA members network during their September 18 cocktail hour at the Marina. Photo: Arthur Silverstone

Un drame oui, un scandale non

Il est toujours difficile de voir des gens pleurer devant les caméras de télévision surtout lorsque nous partageons comme spectateur impuissant la peine immense qui les afflige de façon dramatique.

Je fais référence aux proches des victimes du sang contaminé qui, depuis 20 ans, espèrent qu’on pourra identifier et punir un coupable pour ces milliers de pertes de vies, causées par des injections de facteur VIII ou des transfusions infectées par le virus d’immunodéficience humaine (VIH) ou par l’hépatite C.

Quel désarroi pour ces gens qui viennent d’apprendre que les quatre personnes soumises à procès sont acquittées des accusations de négligence criminelle. Et pourtant le juge de la Cour supérieure n’a pas rendu son verdict à la légère. Lors de son prononcé, madame le juge a expliqué clairement qu’après avoir examiné pendant plus d’un an et demi la conduite des quatre médecins accusés elle se doit de confirmer qu’il n’y a pas eu de conduite manifestant une insouciance déréglée ou téméraire à l’égard de la vie ou de la sécurité d’autrui. C’est là une condition essentielle pour établir qu’il y a eu négligence criminelle. Le juge a même ajouté que les actions posées par ces médecins, dans un contexte difficile, avaient été raisonnables, responsables et professionnelles.

Elle a reconnu que les événements étaient tragiques mais que désigner un coupable, là où il n’y en a pas, ne ferait qu’aggraver la tragédie. Déjà, pendant 5 ans, de 1993 à 1998, une commission d’enquête sur le sang contaminé avait vilipendé la Société canadienne de la Croix-Rouge qui, à l’époque des incidents tragiques, avait la responsabilité d’opérer le programme du sang au Canada.

J’insiste sur les mots « opérer le programme » car les décisions politiques relatives au financement de ce programme, à son administration et à l’autorisation de mettre en place des mesures préventives relevaient des gouvernements des provinces et de Santé Canada.

C’est d’ailleurs toujours le cas aujourd’hui, si ce n’est que le Québec s’est doté d’un organisme indépendant du pouvoir fédéral en créant Héma-Québec. Sa contre-partie, la Société canadienne du sang, répond aux autres provinces et à Santé Canada.

La tragédie a de multiples facettes. Des milliers d’hémophiles ont été infectés avant même que le virus causant le sida ne soit identifié. Une fois identifié, il fallait connaître son origine et trouver une façon de le prévenir, sinon de l’éradiquer. À cette époque, l’arrivée sur le marché d’un dérivé du plasma sanguin, appelé le facteur VIII, permettait aux hémophiles de vivre une vie presque normale car les injections de ce produit réduisaient de façon extraordinaire les saignements sous-cutanés si douloureux.

Les dirigeants de la Société canadienne d’Hémophilie, qui côtoyaient la Croix-Rouge à l’époque, avaient décerné un prix d’appréciation au Directeur médical de l’organisme humanitaire, le Dr Roger Perrault. C’est ce même docteur qu’ils ont amené devant les tribunaux par la suite. Un geste désespéré sans doute face à l’immensité de la tragédie. Un drame oui, mais le scandale aurait été que la Cour invente des coupables pour masquer la douleur des survivants.

Antoine L. Normand
 
A trillion in debt

The daily newspapers last week reported that personal debt in Canada has passed the trillion dollar mark for the first time. A trillion divided by our population is not an alarming amount, but it is not the whole population, not every child and senior, who owes this debt. The number becomes alarming when we realize how few owe all this money. A lot of Canadians owe much more than they own.

These considerations — the number of people carrying this debt, the total assets compared to the debt, our total earning power over our lifetimes, and the rate of growth of assets, savings, or GNP – are what economists work with. And all these figures tell us our debt is too high, or is unsupportable.

Simply put, a lot of people are heavily in debt, and that should be worrisome for all of us, big debtors or not. We see in the US that very high, unsupported mortgage debt has started to implode, affecting the stock markets around the world and shaking the largest economy on the planet. Yes, debt is an economic tool, and a totally debt-free life is nearly impossible, but on the other hand extreme debt is one of those tools, like fire or atomic power, which can easily get out of control and cause tremendous damage and suffering. Those of us who are over thirty years old can recall when interests rates rose to almost twenty-two percent, causing not only a recession and the loss of a lot of jobs, but also a lot of personal bankruptcy and the loss of homes and cars. Interest rates could reach there again. There is no economic law which says our super-low interest rates are even normal, let alone that they will continue. The price of oil reached the ninety dollar a barrel mark last week, also. That’s a significant monkey wrench into the gears of most economies, including our own, even with our oil and gas reserves.

Besides the big picture – the health of our national economy – there is also the multitude of small pictures. With high debt, a family requires two incomes and good health to maintain its living standard. These aren’t guaranteed.

High debt also tells us that our debt load has maxed out and that our habit of buying on credit has to slow down; it’s not an easy habit to break. High debt today means even higher debt tomorrow. There will come a time when we hit a borrowing ceiling, when hard medicine is required to curb the habit of buying on credit. Why not ease into that medicine now, before it is forced upon us by difficult times or a world-wide shock?

When we look around at our whole society, at all the goods we are buying on credit, it’s obvious there’s a tremendous pile of stuff being purchased that we don‘t need – and, in the end, can’t pay for.

Fred Ryan