Archive Forum - Editorial
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14 novembre / November 14 |
Dans une lettre de Stéphane
Dans une lettre adressée aux médias et rendue publique en octobre 2007, le chef actuel du Parti Libéral du Canada, Stéphane Dion nous dit qu’il a toujours été et je cite : « un ardent défenseur de la cause du français, au Québec, partout au Canada, partout dans le monde» fin de la citation.
Disons que le mot «ardent» me brûle un peu ! Un peu, beaucoup, si je me réfère au passé pas si lointain où je m’étais permis d’écrire des lettres personnelles aux membres du Cabinet fédéral du Gouvernement du Canada. À l’époque, Stéphane était Honorable, ministre des Affaires intergouvernementales et Président du Conseil privé de la Reine pour le Canada.
J’avais mentionné au Ministre Dion, comme à ses collègues, que je faisais appel à lui pour faire de la Capitale nationale de notre pays, une capitale officiellement bilingue, un lieu où le français aurait droit de cité au même titre que l’anglais. Je vous cite quelques passages de ma lettre dans les lignes qui suivent. Par la suite, vous pourrez apprécier l’ardeur de Stéphane dans sa réponse.
« Je vous demande d’intervenir dans le cadre de vos fonctions parlementaires pour que soit adopté un décret du Gouverneur général en conseil, ou un projet de loi du parlement, assurant à tous les Canadiens l’application unilatérale de la Loi sur les langues officielles à toutes les institutions gouvernementales et para-gouvernementales sises sur le territoire de la Capitale nationale ; peu importe qu’elles soient municipales, régionales, provinciales ou fédérales.
La Capitale nationale relève de la juridiction fédérale depuis la décision de 1857 et, lorsqu’il s’agit des droits fondamentaux des deux peuples fondateurs de notre pays, c’est à l’autorité parlementaire canadienne sous la direction du Gouvernement canadien qu’il incombe de statuer.
Il est impensable qu’un élément de droit national soit laissé dans les mains d’un groupe municipal dont l’envergure et l’étroitesse de juridiction n’ont rien à voir avec l’enjeu d’une Capitale nationale et la reconnaissance du droit légitime et historique des deux peuples fondateurs de ce pays. Comment expliquer votre inertie actuelle ?» Fin de ma citation.
Ma lettre datée du 12 mai 2000 a reçu réponse, de l’ardent défenseur Stéphane, sept mois plus tard, le 7 décembre de la même année. Il m’informait que : « Le 8 mai dernier (2000) le Conseil de transition de la ville d’Ottawa a adopté une résolution recommandant au nouveau conseil municipal (qui allait être élu en novembre suivant) de maintenir la politique linguistique appliquée par la municipalité régionale d’Ottawa-Carleton. C’est un pas dans la bonne direction et cette recommandation est encourageante. D’ici là, le gouvernement du Canada continuera de surveiller la question.» Fin de la citation de l’ardent défenseur. Comme ardeur on a déjà vu mieux !
En 2002, un article intitulé « Les malheurs de Stéphane » publié dans Le Droit sous la signature de Michel Vastel, débutait par ces mots: « L’an 2002 débute bien mal pour le prodige québécois du gouvernement canadien. D’abord rabroué pour sa piètre performance aux langues officielles…» Je vous épargne la suite.
Antoine L. Normand
Photo: David McColl
Reasonable accommodation
It is ridiculous to believe that the Bouchard-Taylor Commission on “reasonable accommodation” of new arrivals is a bad idea. Many do think this, especially political commentators who are embarrassed by the silliness, even idiocy, of remarks by the public, all captured with enthusiasm by the media.
First of all, the commission itself is a sterling example of accommodating new members of our society. It is lead by two exceptionally intelligent and astute thinkers and writers, so we can expect a significant report, one that will teach us, as well as influence any legislation. It won’t be the usual dust-collector report.
The commission, which began in Gatineau, serves several purposes, and serves them well. By going directly to the people, it is a concrete example of democracy at work. In a world losing many democratic guarantees and freedoms to the “war on terror”, any strengthening of democracy is a good thing. This helps re-build public confidence in government. The claim that it short-circuits elected MNAs is only superficially true. The deputies are enormously over-worked, and our party system has created a whole layer of political operatives, insulating the decision makers from the public. This commission helps the MNAs. It gives them information from across the province, urban and rural, and gives them ammunition for improving education and housing as well as for assisting the integration of new workers and professionals into our society.
This commission and the attention it is drawing to itself tells ordinary people they are being listened to. It tells minority groups of all types that they also are considered important enough to be listened to and to have their culture and customs attended to.
No one should be shocked by the xenophobic, racist, and ill-informed views expressed by the public. We’ve always had these opinions – look at how the Irish were viewed when they first arrived; my ancestors were considered scum of the earth by many. Today, the Irish are just one more background ingredient of modern Quebec; they have contributed to all Quebecers and have themselves enjoyed a good life within Quebec.
A message to our schools
The Bouchard-Taylor Commission is a photograph of our society today. Like any photo we will see much more than at first meets the eye, including challenges for our education system, as well as a report-card on our media, whose task includes helping create an intelligent population by the fairness and thoroughness of its reporting.
And judging from the vitriol and nastiness which talk-show hosts across the river and in other parts of the country are able to stir up, the big question isn’t why are we having this debate, but why isn’t the rest of the country? Every province and territory should follow Quebec’s lead.
Every one of us should ponder and weigh the conclusions of Mr. Bouchard and Mr. Taylor. They are talking about our future.
Fred Ryan
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