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12 décembre / December 12
 




Un pas de géant pour nos travailleurs


Un peu comme la déclaration de l’astronaute américain Neil Armstrong lors de son premier pas sur la lune : «Un petit pas pour l’homme, une enjambée de géant pour l’humanité», les ententes conclues entre le Québec et l’Ontario au sujet de la mobilité de la main d’œuvre dans le domaine de la construction représentent un pas de géant pour nos entrepreneurs québécois et pour un bon nombre de nos gens de métiers.

C’est au ministre responsable de la région de l’Outaouais, Benoît Pelletier, député de Chapleau à l’assemblée nationale que l’on doit la mise en place de cette nouvelle initiative. Le ministre Pelletier, accompagné de ses collègues de la région, les députés Cholette, L’Écuyer, MacMillan et Vallée, a mis de l’avant un projet pilote qui permet désormais aux entrepreneurs une réciprocité dans la fourniture des services sur les projets de construction du domaine public tant dans une province que dans l’autre.

L ‘aspect le plus significatif de ce projet pilote c’est de permettre aux travailleurs de la construction, qui n’avaient pas tous les diplômes d’études nécessaires pour que leur compétence soit reconnue, de travailler dans l’une ou l’autre des deux provinces. Pour tout l’Outaouais québécois, et les régions du Pontiac et de l’Abitibi-Témiscamingue, l’entente sur la mobilité de la main d’œuvre et ce projet pilote s’interprètent comme un pas de géant.

Un assouplissement des règles plutôt que des normes puisque dans le domaine de la construction les normes du travail doivent être maintenues et respectées de tous. Ce qui est nouveau, c’est qu’une entente dans le domaine de la construction permette maintenant, dans le cadre d’un projet pilote, à des gens de métiers qui ont appris «sur le tas», comme on dit, de pouvoir travailler soit en Ontario, soit au Québec.

Pendant ces deux années, on devra revoir les exigences académiques et évaluer ce qui pourrait servir d ‘équivalence pour que ceux qui n’ont pas eu la possibilité de compléter leurs études, mais qui font de l’excellent boulot sur les chantiers en Ontario, puissent revenir travailler au Québec. Les cartes de compétences des deux provinces seront reconnues comme équivalentes. Bien entendu, les ouvriers devront payer les cotisations syndicales requises, mais il ne leur sera plus interdit de travailler sur des chantiers où les entrepreneurs qui les embauchent ont des contrats.

Si certaines formations ou certains cours d’appoint sont jugés nécessaires, ils pourront possiblement être donnés de façon à accommoder les horaires de travail de ces ouvriers. C’est sur ce point entre-autre que le comité conjoint se penchera durant la période du projet pilote.

Parallèlement, les employeurs de ces gens de métiers, les entrepreneurs en construction des deux provinces, pourront faire des soumissions et répondre aux appels d’offres pour des projets du secteur public, tant en Ontario qu’au Québec. On parle ici de construction d’écoles, d’hôpitaux, de projets d’Hydro-Québec ou d’Hydro-Ontario ainsi que d’édifices d’Agences gouvernementales.

Depuis plus de dix ans les entrepreneurs québécois n’avaient plus accès aux projets de construction du secteur public en Ontario. Benoît Pelletier a fait changer les choses.

Antoine L. Normand
 
Inter-generational abuse?


Last weekend’s day of protest over our “new” government’s very old tactics of denial, blaming others, and its invocation of various forms of economic self-righteousness, saw many Aylmer residents at the demonstration in Ottawa. The protest was to send a message to John Baird, Canada’s Anti-Environment Minister, as he departs for the Bali Conference on climate change. Given what is at stake for all of us, and given our government’s made-somewhere-else position, more of us should have been at that demonstration.

One of many interesting items in the public debate was David Suzuki’s characterization of climate change as an issue of human rights. Suzuki sees Canada’s obstructionist position as one of “inter-generational abuse”. We adults are forcing our children and grandchildren to suffer the brunt of our refusal to take the problem seriously. If only “intergenerational abuse” was a criminal charge, like child and spousal abuse!

The Harper government’s view that all other countries must sign on, or we won’t, and that no agreement should harm big business in Canada, is childish, churlish, and, at heart, criminal. Canadian industry and Canadian life-styles are dumping mega-tons of garbage into our atmosphere, so whether China also does is not primary for us. Our responsibility is for our own actions, not the actions of others, and we must clean up our own act, and not preach what we don’t practice. A religious leader recently told his Ottawa audience that our responsibilities are not to figure out what is in the hearts and minds of others, but to search what is in our own hearts, and then to act or heal accordingly. The same can be said for our non-religious daily lives, whether in the Alberta oil sands or at our home recycling bins.

The actions and lack of conscience by big business have led us to this climate disaster; we must not let the concerns of big business, as promoted by this “new” government, stop us and the world from reaching a consensus on the route to a solution. Mr Baird certainly should do his best to get the US, Japan, China, and India on side, but he should first put Canada on board for a solution. If those countries refuse, are we OK to dive blindly in the trough too? Suzuki and other scientists have pointed out that effective emissions targets can be met and can be met by increasing our industry’s innovative research abilities; there’s a future in the sale of these innovative technologies.

Most of us weren’t at the Ottawa demonstration on climate change, but, one hopes, most of us will see our government’s determined refusal to lead us towards an agreement on climate change as the greatest reason to make sure it does not remain our government after the next election. Australians just voted our their climate-change obstructionist government.

Mr Baird and Mr Harper have to know we will vote to protect our children and grandchildren.

Fred Ryan