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19 décembre / December 19
 

Bringing Christmas cheer

Volunteers including Dennis Foran, far left, Mayor Marc Bureau, centre, Hull-Aylmer MP Marcel Proulx, at right, and Ed Leblanc of the Saint Vincent DePaul Society, far right, prepare to distribute Christmas baskets, December 15, made with funds raised from the annual Guignolée.

Photo: Julie Murray

Un homme et son péché (1ière partie)

Les plus âgés parmi nous se souviendront du radio-roman de Claude-Henri Grignon diffusé sur les ondes radiophoniques de la Société Radio-Canada durant les années quarante et cinquante sous l’appellation « Les belles histoires des pays d’en haut » et le vocable « Un homme et son péché » . Bien que je ne veuille pas vous parler de ce roman aujourd’hui ; il y a certains corollaires entre l’époque de Séraphin Poudrier et la confession publique que vient de nous faire le Primat de l’Église catholique au Canada, Monseigneur Cardinal Ouellet de Québec.

Une confession publique que certains ont trouvée surprenante, d’autres impensable, d’autres encore tout simplement inadéquate et inappropriée, compte tenu des dogmes encore prêchés par l’Église catholique romaine. Au moment où les Québécois se flagellent devant la commission Bouchard-Taylor au sujet de tous leurs préjugés religieux et réclament de plus en plus le respect d’une société laïque, voilà que le grand chef de l’Église catholique se sent appelé à faire une sortie publique pour dire aux gens que c’est leur manque de religiosité et de piété qui les amène à craindre les accommodements raisonnables concédés à quelques groupuscules qui veulent nous imposer leurs revendications religieuses.

Alors, le Monseigneur, qui veut faire la morale aux Québécois impies, est bien conscient qu’avant d’enlever la paille dans l’œil de tous les catholiques non pratiquants, il doit tasser la poutre qui lui obstrue la vue. Une poutre si grosse et vieillotte qu’elle rend le curé romain de Québec virtuellement aveugle face à la société québécoise. Une société qui a si grandement évoluée depuis l’époque de Donalda la soumise et Séraphin l’avare que les églises deviennent de plus en plus des temples désaffectés qu’on tente de vendre, faute de pouvoir les radouber.

Les évêques les plus chanceux réussiront à les vendre à des artistes qui en feront des salles de spectacles. Vous savez bien, ces artistes aux mœurs légères que l’Église condamnait parce qu’ils semblaient n’avoir aucune morale, ni aucune pudeur, en jouant du Feydeau, du Jean-Paul Sartre ou du Jean Genet.

Pris d’un grand repentir, plus ou moins intéressé, voilà que le Monseigneur s’accuse de ses péchés. Pas vraiment de ses péchés mais des péchés de l’Église catholique. Pas vraiment des péchés de l’Église catholique, mais plutôt de la mauvaise conduite de certains des gens de robe qui tapaient sur les plus petits et les agressaient sexuellement. Il ne l’a pas dit mais tout le monde a deviné qu’il voulait le dire… comme pour sauver sa foi… sinon sa peau… il avait le goût sur le bout des lèvres de nous dire « Que celui qui n’a pas péché me lance la première pierre » . Puis, sans attendre nos réactions, il s’est vite lancé à St-Pierre… de Rome pour recevoir l’absolution de sa Sainteté le pape.

Dire que, lorsqu’on était jeune, on croyait que la religion ça voulait dire : « aimez-vous les uns les autres » et « ne faites pas aux autres ce que vous ne voulez pas qu’on vous fasse » . Sinon, on irait en enfer !

Antoine L. Normand
 
Here’s to boring Christmas gifts

I’ve been criticized at family get-togethers for the practicality of my gifts. Last Christmas I gave every household in our blended family a fancy flashlight, those rechargeable one-million candlepower dynamos. I thought they were great, and everyone seemed impressed, clinking their lights on and off across the ceiling. They seeemd like a hit.

Well, they weren’t a hit; it wasn’t the gift, it was the type of gift.

This puzzled me, since I’ve been trying to get away from the decorative stuff. Does every family need more bath salts? Are scented candles, especially vanilla, short in homes across the nation? Or the marvelous little sun catchers to hang on the window, or a coffee cup, or pair of mittens, or whatever. So practicality is boring?

“What’s wrong with boring?” I ask.

“Only you would say that! It’s too you, that’s the problem.”

“Problem? Listen, I can put up with a little boring if it gets something done.”

“Something done! That’s what you get a gift for? A gift’s got to be exciting, or romantic, not to help me put up with what’s boring”

“Well, look, what exactly all this exciting and romantic stuff? Romance is some guy in a dream, who whizzes into town, he’s so smooth, he beds everyone to their initial excitement, and, later, irritability. The dream’s soon over. That’s romantic alright.”

“Yeah it is. It’s exciting to be seduced.”

We were getting off-topic. The fact is that a practical gift may indeed be a little boring, but it can be useful That’s the meaning of “practical”. The gifts people remember are rarely the practical ones. “That ten-pound smoked ham from Alberta was wonderful. We ate it for months , , . No, it’s the box of chocolates, delicately shaped to resemble Guinea, or the book of the worlds hardest crosswords, the sweater, quickly made shapeless, or the 3 pixel digital camera. None of them lasted the year, but they were the special gifts.

On the other hand, my last year’s gift of 100,000 screwdriver heads is still being used, I notice. My gift book on emergency medical procedures is front and centre, as a threat to the kids, I suppose, or the set of kitchen knives, the indestructible clock, and high-volume vaporizer. What they wanted was the steering wheel cover that changes colour as they drive. (What they really wanted was hard cash or gift certificates, both the most romantic gifts imaginable.)

Practical gifts stress being practical. Being practical in one’s spending habits, for sure, but also in making personal decisions. Who wants to go chasing chimeras? Opt for practical explanations of life’s big questions.

Whether we see the world as a firestorm, a desert of boredom, an idyllic garden of Eden or a daily challenge, getting from one place to another is a useful skill. A little help is a nice gift to get. And, yes, seduction has its place, too.

Fred Ryan