Page 1 Forum
Editorial
Lettres
Letters
Autres Nouvelles
Other News
Accueil
Home
Archives
Archive
Page 1
Vol. 27, No. 1
9 janvier / January 9
 
City handles record snowfall

Gatineau’s public works employees hard at work on rue Principale, Aylmer, removing some of the 90 centimetres-plus of snow that fell in December. Given the volume of snow, the city says it met its removal targets. Photo: Julie Murray


Plans de la ville pour les Jeux : débat sur des entraîneurs bénévoles

Julie Murray

Selon le conseiller Alain Pilon, les Jeux du Québec 2010 qui se tiendront à Gatineau (événement sportif pour les jeunes) fourniront une belle occasion de motiver les jeunes de la ville à participer à des activités sportives. Quand la ville passera en revue ses besoins, M. Pilon veut l’égalité d’accès aux sports pour les jeunes de Gatineau. « Le transport et l’argent ne devraient pas créer de barrières et empêcher les enfants de familles moins bien nanties de pratiquer leur sport. Nous devons faire en sorte que nos infrastructures améliorent cet accès », dit-il.

M. Pilon fait remarquer qu’il ne s’agit pas seulement d’une question d’infrastructure. « Chaque jeune a besoin d’un encouragement de la part de ses parents ainsi que d’une formation adéquate fournie par un entraîneur. Faute de ces deux éléments, nous pouvons construire tous les terrains de tennis, de basket-ball ou de tennis que nous voulons, mais on ne verra aucun effet sur l’entraînement. »

Valeur des entraîneurs bénévoles…

Les parents, toutefois, ne devraient pas s’improviser entraîneurs d’équipes de ho ckey mineur pour encourager leurs enfants, dit Benoît Groulx, entraîneur des Olympiques de Gatineau. « Le père de famille sans aucune formation qui devient entraîneur de l’équipe de hockey de son fils, ça ne vaut absolument rien », a-t-il confié aux médias. « Les entraîneurs bénévoles au hockey mineur ont beaucoup de bonne volonté mais, malheureusement, ce n’est pas parce qu’ils ont joué au hockey dans leur jeunesse qu’ils sont en mesure de l’enseigner correctement. »

Tout en faisant remarquer qu’au Québec, n’importe qui peut devenir entraîneur, M. Groulx ajoute « Parfois, c’est un bénévole qui a beaucoup de bonne volonté mais qui ne sait pas du tout ce qu’il fait. Cela peut avoir des impacts très négatifs sur la motivation du jeune. »

Entraîneurs : formés et payés

Il soutient que le gouvernement devrait rémunérer les entraîneurs. « Oui, ce sont des sommes astronomiques, mais c’est important de bien former nos jeunes pour l’avenir du sport. En Europe, les entraîneurs de tous les niveaux sont payés pour ce qu’ils accomplissent. Ici, le problème, c’est qu’on demande à quelqu’un qui n’a pas de formation de former les jeunes. C’est comme demander à quelqu’un qui ne sait pas compter d’enseigner les mathématiques. »

Le conseiller Pilon est aussi d’accord pour dire que la formation sur les techniques de base est nécessaire. « Si le jeune ne voit pas d’amélioration dans sa performance, il se décourage très vite. Nous devons lui enseigner ces techniques de base pour le sport qu’il a choisi et ensuite lui accorder le temps nécessaire pour développer ses habiletés sous supervision. »

Benoît Groulx dit que les entraîneurs doivent recevoir une formation sérieuse tant sur les techniques de base que sur la psychologie du sport et la façon de communiquer avec les jeunes. « Et ce n’est pas l’affaire d’une seule fin de semaine, » précise-t-il. « On dit souvent qu’un bon entraîneur est un entraîneur qui gagne des parties. Foutaise.

Un bon entraîneur, c’est quelqu’un qui est capable de bien communiquer ses connaissances et qui arrive à faire valoir les habiletés de chacun de ses joueurs. »

La compétition, pas pour les tout petits

D’après le conseiller Luc Angers, il peut être nuisible pour un jeune d’entreprendre un sport compétitif en très bas âge. « Je suis d’accord pour appuyer le développement de joueurs d’élite, mais faut-il le faire à sept ou huit ans? Je ne pense pas. Le sport compétitif ne devrait faire son apparition qu’au début du secondaire. C’est un bon moment puisque les jeunes auront alors un plus grand éventail de sports différents desquels choisir. S’il n’est pas très bon dans l’un, il peut en choisir un autre. »

Le conseiller Pilon est aussi d’accord avec cette notion. « Les jeunes, en particulier ceux qui pratiquent des sports individuels, ne devraient pas se retrouver dans des situations de compétition avant l’âge de 13, 14 ou 15 ans. Autrement, le jeune est isolé puisqu’il doit passer beaucoup de temps avec son entraîneur pour perfectionner ses habiletés, et la pratique du sport devient ainsi un poids et non un plaisir. »

(Trans.: C.B.)