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23 janvier / January 23
 


Don de 400 000 $ à La maison Mathieu-Froment-Savoie

Fidèles partenaires de La maison Mathieu-Froment-Savoie depuis plusieurs années, les caisses Desjardins de l’Outaouais font une fois de plus preuve de leur engagement en fournissant un appui de taille à la campagne de collecte de fonds « Donnez des ailes à La maison ». L’octroi d’une aide globale de 400 000$ sur 5 ans a été annoncé par la vice-présidente du Conseil des représentants Desjardins, Mme Sylvie St-Pierre Babin, le 17 janvier 2008.

La contribution de Desjardins à la campagne de collecte de fonds de La maison Mathieu-Froment-Savoie servira à réaliser une partie des rénovations nécessaires au futur site de l’organisme.

Photo: Arthur Silverstone

Parlez-en autour de vous !

Il y a du nouveau dans l’air en ce début de 2008. Parlez-en à vos voisins, à vos jeunes. La nouvelle est pratiquement passée inaperçue, mais un nouveau programme mis sur pied par le ministère du Travail du gouvernement du Québec, en collaboration avec la Commission de la construction du Québec, permettra à des centaines de jeunes décrocheurs de se trouver du travail.

Il ne s’agit pas de n’importe quel travail, mais bien d’un travail qui paye bien dans le domaine de la construction. La région de l’Outaouais est celle où il y a le plus de demande dans le domaine des métiers de la construction et il faudra combler environ 30 000 emplois dans ce domaine d’ici dix ans. On sait également que c’est en Outaouais qu’il y a le plus grand nombre de jeunes, près de 40%, qui ne terminent pas leurs études secondaires.

Très conscient de ce fait, le ministre responsable de la région de l’Outaouais, Benoît Pelletier, appuyé des députés L’Écuyer, Cholette, MacMIllan et Vallée, a consacré une bonne part de ses énergies pour ouvrir des portes à ces jeunes décrocheurs afin qu’ils puissent se trouver un travail rémunérateur. Étant donné que les métiers de la construction payent bien et que la demande est de plus en plus grande, il a su mettre en présence le ministère du Travail, la Commission des métiers de la Construction, les programmes d’enseignement pour adultes du ministère de l’Éducation et les responsables d’emploi Québec, afin d’offrir aux jeunes de les accompagner sur le chemin de la réussite et de l’emploi.

Non seulement les jeunes pourront cheminer à leur rythme et progresser dans leur apprentissage académique et la formation comme apprenti dans le cadre d’un projet pilote, mais aussi les travailleurs qui jusqu’ici ne pouvaient pas obtenir leur carte de compétence à cause de leur faible scolarisation auront, grâce à ce projet pilote, l’occasion de voir leur expérience reconnue et d’obtenir des équivalences pour leurs connaissances acquises comme on dit « à la dure, sur le tas». Ceci permettra à un bon nombre de travailleurs, qui devaient exercer leur métier au noir, d’obtenir leur carte de compétence et de s’assurer d’un gagne pain régulier sur les chantiers de construction.

Les mesures contenues dans ce projet pilote visent également à faciliter le retour au Québec de travailleurs de la construction qui exercent leurs activités sur des chantiers ontariens. On estime à quelque 5 000 le nombre de travailleurs québécois qui traversent les ponts entre les deux provinces chaque matin pour aller travailler sur des chantiers ontariens.

C’est une très bonne nouvelle pour tout le monde. Depuis la disparition des écoles d’arts et métiers à la fin des années soixante et l’abandon progressif de l’enseignement des métiers dans ce qu’on appelait les écoles secondaires polyvalentes, beaucoup de jeunes, qui n’ont pas d’intérêt pour les études académiques, se retrouvent sans grand avenir. Une nouvelle porte d’accès non seulement à un métier mais à une carrière vient de s’ouvrir. Passez le mot aux jeunes, parlez-en autour de vous !

Antoine L. Normand
 
Pauline Marois’ big gamble

Pauline Marois’ promise to take “steps to sovereignty” whenever her party forms the government, long before any referendum on independence, is not as threatening as many people believe. Defenders of the democratic process say that the PQ promise is threatening because it means her government would act without a mandate on the most fundamental of issues.

This is still not a big threat. By Ms Marois making the promise public, it has become part of the PQ programme. Anyone voting for the PQ is now voting for “steps to sovereignty”, unspecified but important gestures. She’s promised them, so it would be democratic for her to take such “steps”, depending on which steps she has in mind. A Quebec army, for example, would not be acceptable to the national government, nor would a Quebec currency.

Her promise is in fact harmful to her own party’s chances because they nail down independence where it does not have to be nailed down. No other party is challenging the PQ on independence, except Quebec Solidaire, which has yet to win a seat. Marois’ promise pulls her further from soft sovereigntists and the middle voters who vote on bread-and-butter issues or for local personalities. Now all pequistes must commit to “steps to sovereignty”. That’s scary only to the PQ, which has always traded on ambiguity and misrepresentation on the independence file.

The fact that Ms Marois made the promise in the first place shows a deep division within her party. This was a bone thrown to the hard sovereigntists who have been (with Boisclair) and are (with Marois) concerned that the PQ has failed to work hard at selling independence. The hard liners want a commitment to an early referendum on independence no matter what the polls say, and the extremists even want a unilateral declaration of independence upon a sovereigntist election win. The PQ needs every vote; it needs to keep the left united behind it, not only for votes but to block any fourth-party challenge, and now that there is one from Quebec Solidaire, the PQ must marginalize that party.

If, before the next election, the QS adopts a plank calling for an early referendum, Marois’ proposal will have manoeuvred the QS further toward the extreme, and away from the mass of voters. But the QS is no threat, not yet.

Marois’ promise is an attempt to push all “early referendum” people to the margins, on the grounds that her “steps to sovereignty” is a more flexible tool than a calendar date for a referendum, which the party would likely lose, according to the polls. But by taking this step, Marois has put “steps to sovereignty” on her own shoulders. She now has to convince voters these “steps” are a good idea. This ties her to the sovereignty debate during a brief campaign, leaving the economy, jobs, environment, and culture open to her opponents. These are the fields which interest most voters.

Fred Ryan