Archive Forum - Editorial
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6 février / February 6
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Le deuxième anniversaire
Denis Tassé, candidat conservateur dans Gatineau, à la gauche, Lawrence Cannon, ministre des Transports, de l’Infrastructure et des Collectivités, au centre, et Paul Fréchette, candidat conservateur dans Hull-Aylmer lors du rassemblement qui a eu lieu au Centre communautaire d’Angers dans le cadre du deuxième anniversaire de l’élection du Gouvernement conservateur.
Conservatives celebrate 2nd year
Paul Fréchette, Conservative candidate in Hull-Alymer, right, joined Minister Lawrence Cannon, centre, and Denis Tassé, Conservative candidate in Gatineau, in Angers last week to celebrate the second year of Canada’s “new” government.
Photo: Isabelle Fontaine
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La neige a neigé !
Du 21 novembre 2007 au 1er janvier 2008, il nous est tombé près de six pieds (180 centimètres) de neige. Des bonnes bordées en succession qui nous ont rappelé nos hivers d’antan.
Eh ! Oui ! Car quoi qu’on en pense et quoi qu’en disent les experts, on a possiblement battu un record d’accumulation pour cette période de calendrier, mais il est certain que nos hivers des années 40 et 70 nous ont donné des accumulations encore plus importantes et plus soudaines avec des rues et des routes paralysées pendant des 36 et 48 heures.
Il fallait se déplacer en motoneige dans les rues pour se rendre au dépanneur du coin chercher du lait et quelques autres victuailles pour survivre aux heures difficiles. Sans compter que ces tempêtes étaient souvent accompagnées de pannes d’électricité pendant une ou deux journées.
Heureusement, nous n’avons pas eu à subir une situation aussi grave en décembre 2007. Mais ce qui me frappe, c’est le «pleurnichage» de plusieurs citoyens et de certains de nos élus municipaux, parce que le déneigement tarde à se faire et que certains trottoirs ne sont pas déneigés. Ces gens reviennent-ils de la Floride ou de pays chauds ? Leur impatience face aux ennuis temporaires causés par la neige traduit-il un comportement similaire à la «rage au volant»? Il ne faudrait tout de même pas perdre le nord pour si peu et chialer aussi fort contre les services municipaux qui sont temporairement débordés.
Avons-nous oublié que nous habitons un pays nordique, un des plus beaux au monde et dont l’hiver et la neige ont été louangés et chantés par de nombreux poètes et chansonniers ? «Mon pays, ce n’est pas un pays, c’est l’hiver» disait Vigneault ; «Mamie, l’hiver est à l’envers» disait Ferland.
Un des plus beaux poèmes d’Émile Nelligan intitulé « Soir d’hiver » raconte notre Québec en quelques strophes : « La neige a neigé ! Ma vitre est un jardin de givre… Tous les étangs sont gelés, je suis la nouvelle Norvège ». Félix Leclerc sous ce même titre « Soir d’hiver » nous rappelle : « Les soirs d’hiver, ma mère chantait pour chasser le diable qui rodait ; c’est à mon tour d’en faire autant quand sur mon toit hurle le vent ! »
Il y a déjà 245 ans que nous devrions savoir que le Québec n’est rien de moins que « quelques arpents de neige qui ne valent pas les os d’un grenadier français ». C’est la savante opinion émise par Voltaire, à titre de conseiller du Roi de France. Ce sont ces «arpents de neige» qui causèrent la cession de la Nouvelle France à l’Angleterre, par Le traité de Paris en 1763, et qui firent de nos ancêtres des sujets britanniques en Amérique.
Certains d’entre-nous se souviennent d’une époque pas si lointaine où les souffleuses à neige n’existaient pas. Tout le déblaiement se faisait à la pelle. Aujourd’hui, nous devrions mieux apprécier la beauté de cette neige et nous réjouir, au coin du feu, de notre vie facile à comparer à celle de nos aïeux.
Antoine L. Normand
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The Dimitri Soudas affair
Dimitri Soudas was a man on the way up. Recently married and with a beautiful baby daughter, he and his wife settled into their new Aylmer home. He loved his work. For a political junkie his was the perfect job — a press officer in the Prime Minister’s Office — which stoked his ambition to win a seat in parliament. It’s been suggested he saw a Quebec City riding with his name on it.
Mr Soudas thrived in the PMO, dealing with the media and handling “Quebec”. He worked long hours within Stephen Harper’s stormy mix of siege and assault, careful chess-like planning and arrogance, optimism and opportunism. He’s a very smart guy, excellent communicator, great on policy . . . so what happened?
No doubt he was working hard, long hours, and travelling long hours too. Who knows if the PMO fishbowl grew a little frantic. His term as school board commissioner came up last year, and although he was not facing, in his eyes, very strong competitors, he lost his seat. The vote was almost in jest with so few ballots cast, but the point remains he was unable to fend off a competitor who, although determined, lacked his ability to communicate and to charm. Did he miscalculate, not getting out the two or three people more he needed to win? He didn’t get them out, and lost the seat. That doesn’t look good on a political resumé. At the time it seemed only annoying.
But now Dimitri Soudas stands vilified in the national press for allegedly arranging not-so-kosher meetings between businessmen and the Conservative Party in Montreal. Since he works directly out of the Prime Minister’s Office, this represents a huge crack in Stephen Harper’s bunker leadership. Not only is Harper’s party caught in the dark light of scandal that felled the Liberals with the sponsorship scandal, but Soudas has brought for the first time that dark light right into the PMO.
This is significant since the country is likely facing an election this year, and with Harper’s poll standings static or falling instead of the steady climb he needs to be assured of a majority win, with Harper’s government likely facing an unfriendly administration in the US and his alliance with George W Bush turning into dead weight, with a string of awkward situations, none handled very well, from the humiliating Bali Conference on climate change to the deaths and prisoner mess in Afghanistan, with all this, the Conservative government did not need a domestic scandal that sullied its straight-shooter reputation. Soudas could be the final nail in a political coffin, coming as it does amid these circumstances.
Our nation’s government has been shaken by a man with huge personal ambition, a very intelligent guy, a friendly man who, unlike his boss, could warm up to anyone. If the Soudas affair does become a coffin nail, history will record that the fall of the federal government had its start in Aylmer, indirectly.
Fred Ryan
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