Archive Forum - Editorial
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20 février / February 20
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Réchauffer la piste de course !
La course d’ouverture du festival d’hiver de six semaines de l’hippodrome d’Aylmer le 16 février. Le commentateur de sports Rodger Brulotte, porte-parole du festival, était également présent pour les festi vités. (KA)
Heating up a cold track
The opening race of the Aylmer Hippodrome’s six-week winter festival, February 16. Sports commentator Rodger Brulotte, the winterfest spokesman, was on hand for the festivities as well.
Photo: Julie Murray
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Appât du gain et récession
Depuis quelques semaines, tout ce dont nous parlent les conseillers financiers et les grands experts du monde de la finance, c’est des mauvais rendements boursiers, de la chute des fonds communs de placement, de l’incertitude des marchés et des pertes importantes subies par les grandes banques qui détenaient des centaines de millions sinon des milliards de Papiers Commerciaux Adossés à des Actifs des PCAA dans le jargon des gens riches et initiés.
Le mot détesté qui se retrouve maintenant sur presque toutes les lèvres des ces richards et de ceux qui tentent de le devenir c’est « Récession » avec un grand «R». Quant on demande aux gens de la finance ce que c’est qu’une récession, ils vous disent que c’est deux trimestres négatifs.
Alors, comme si tout le monde comprenait ça, les grands manitous de la finance s’empressent de passer à autre chose parce qu’ils ne veulent pas que les gens les blâment de leur mauvaise gestion du risque, de leur mauvaise anticipation du marché et surtout des mauvais placements qu’ils ont faits par cupidité avec l’argent des autres.
Le processus est simple. Les banques et autres institutions financières ont prêté beaucoup d’argent sur des hypothèques à risque. Beaucoup de gens attirés par l’appât du gain ont hypothéqué leur maison au maximum pour acheter trois ou quatre autres propriétés qu’ils prévoyaient pouvoir louer pendant deux ou trois ans puis revendre en faisant de bons profits. Les agents d’immeubles ont encouragé plein de gens à faire de telles transactions. Les banques étaient heureuses de prêter à un taux élevé et refilaient une partie du risque en revendant leurs créances auprès d’autres institutions dont le Fonds Teachers et la Caisse de dépôt.
Ces institutions y ont laissé quelques petits milliards des économies ontariennes et québécoises lorsque tous les emprunteurs se sont retrouvés incapable de payer leurs nombreuses hypothèques. Une des banques canadiennes y a perdu autour de 9-milliards $.
Dans le concret, la récession, c’est le ralentissement de l’activité économique. Ça s’explique par un ensemble de facteurs dont les principaux sont la perte d’emplois dans le domaine manufacturier, le taux important du chômage, le trop grand endettement des gens dont les cartes de crédits et les marges de crédits sont à la limite, les faillites personnelles et commerciales qui se font à un rythme constant de plus de 1 500 par semaine à travers le pays.
Au Québec, près de 300 000 adultes sont sans emploi, soit 7% de la population active. Au Canada, c’est plus d’un million de chômeurs. Au niveau des faillites, tout au long de 2007, on a déploré plus de 7 000 faillites par mois au Canada. En moyenne, 500 entreprises ferment boutique et 6 500 personnes font cession de leurs biens à chaque mois. Les faillites pour l’année 2007, entreprises et particuliers confondus, totalisent plus de 80 000. En contre-partie, les prix à la consommation sont en hausse. Il est facile de comprendre le lien entre toutes ces difficultés financières et le ralentissement économique que certains qualifient de récession.
Antoine L. Normand
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Politicians’ personality type
With an election coming, we’ll be hearing the old cliché, “politicians are all crooks!”. And when we discuss any social problem, we hear another cliché, “the government should fix it.” As we know, “the government” is managed by those very politicians, so if we want the government to do everything for us, are we comfortable having our affairs run by crooks?
Crooks can’t deliver government functions well —think of the Mafia in parts of Italy or the opium lords of Afghanistan. And that means our politicians aren’t – can’t be — “a bunch of crooks”, no matter how we love to utter those words. Anyone who knows a politician personally knows how ridiculous are both clichés.
What the clichés point to, and here the stereotyping has some merit, is that politicians have a different type of personality, a type all their own as distinct as physicists and mathematicians, entertainers and artists. We may admire a firm captain, but that might not be the type of personality we want in power.
The strongest characteristic of a person attracted to democratic politics, as opposed to almost any other profession, is a willingness and genuine interest in negotiating. Everything is under negotiation for the politician, and while we ordinary citizens would quickly find that tiring and annoying, the politician seems always ready to pick up the ball and keep negotiating. Again, a job crooks can’t handle.
We may want quick solutions, firm conclusions, fast responses, clear descriptions — except that every one of the social problems politicians are faced with are much too complex for simplistic solutions.
Not only are social problems immensely complex and connected to so many other problems – so that wading through them seems endless—politicians are also faced with negotiating their way through shoals of budget constraints, rip-tides of exploding costs and labour demands, and the constant pulling of their constituents. Suppliers of everything from consulting and engineering to banquets and road salt are peddling their services, and trying to pull strings. Constant negotiation is what keeps government going.
Politicians reflect their constituents, from a semi-literate rural town councillor to a cabinet minister with a Ph.D, from a tycoon, to a preacher, to professionals who’ve never held a non-political job in their lives. Some are good looking and charismatic while others are as ordinary as ham. But where they are diffe-rent from you and I is that they are wil-ling to smooze, and to smooze with enemies as well as allies; they are willing to negotiate almost anything, but they won’t say much while they’re doing it. They are artists of the cliché, of redundancies and pompous ways of speaking, but they will talk to anyone about anything, and then they’ll talk to more people to build up support for what was negotiated. No simplistic solutions in that process.
In a world where the sands are slipping under our feet, I’ll take a negotiator over a rigid captain any day in government.
Fred Ryan
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