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27 février / February 27
 


Francofête!
Jean-Paul Perreault, président de l’Impératif français, centre, ainsi que des porte- paroles de la salle Jean-Despréz, la Basoche, la Maison de la Culture, le Théâtre du Trillium et l’Office de la langue française ont divulgué le 13 février les noms d’artistes pour le festival Francofête.

Photo: Arthur Silverstone.

Fendre les cheveux en quatre


Ce n’est pas la première fois que je souligne à quel point un gouvernement minoritaire n’est pas nécessairement ce qu’il y a de mieux pour les citoyens.

On l’a vu à Québec avec l’adoption de la Loi sur la Sécurité routière où désormais, grâce aux pressions de l’opposition, il nous faudra payer un 1 000$ additionnel lors de l’achat ou de la location à long terme d’une voiture pour chausser des pneus à neige, six mois par année, alors que nos routes ne sont enneigées que de 10 à 12 jours par hiver. Même chose au sujet des accommodements raisonnables. Le gouvernement Charest a cédé sous la pression des partis de l’opposition et s’est engagé à mo-difier la Charte québécoise des droits et libertés de la personne pour reconnaître l’égalité entre les hommes et les femmes. Vous avez bien lu.

Qui plus est, vous avez raison de penser que cette égalité existe déjà dans la Charte. Plusieurs clauses l’établissent de façon non équivoque. L’ignorance de certains de nos députés et la cupidité de certains autres auront forcé le gouvernement minoritaire de Jean Charest à jouer le jeu du sauve qui peut.

Et dans tout ce charabia, le payeur de taxes n’y trouve pas vraiment son compte. Il est victime de la trop grande condescendance du gouvernement du Québec face à l’arrogance des partis d’opposition.

Mais revenons aux changements que le gouvernement du Québec voudrait apporter à la Charte des droits et li-bertés de la personne. Pourquoi tenterait-il d’ajouter à ce qui est déjà clairement établi ? Voyons ce que dit déjà la Charte !

La Charte à l’article (1-Droit à la vie) dit ceci : « Tout être humain a droit à la vie, à la sûreté, à l’intégrité et à la liberté de sa personne». Aucun doute dans notre esprit ; la femme est un être humain.

La Charte à l’article (3-Libertés fondamentales) dit ceci : «Toute personne est titulaire des libertés fondamentales telles la liberté de conscience, la liberté de religion, la liberté d’opinion, la li-berté d’expression, la liberté de réunion pacifique et la liberté d’association».

Depuis plus de cinquante ans, la femme au Canada est considérée juridiquement et politiquement comme une personne. Nul doute, la femme a les mêmes droits que l’homme.

De plus, la Charte à l’article (10-Discrimination interdite) dit ceci : «Toute personne a droit à la reconnaissance et à l’exercice, en pleine égalité, des droits et libertés de la personne sans distinction, exclusions ou préférence fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l’orientation sexuelle, l’état civil, l’âge (sauf dans la mesure prévue par la loi), la religion, les convictions politiques, la langue, l’origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap (ou l’utilisation d’un moyen pour pallier ce handicap)».

La Charte à l’article (47- Égalité des conjoints) dit ceci : «Les conjoints ont, dans le mariage ou l’union civile, les mêmes droits, obligations et responsabilités».

À mon avis, vouloir en rajouter pour plaire à l’opposition, c’est vraiment fendre les cheveux en quatre.

Antoine L. Normand
 
A world without borders?


Canadian guitarist Jesse Cook dedicated his latest CD to his new son with the wish that he will grow up in a world without borders, or something to that effect. A world without borders? It’s easy to dismiss the idea, given our world of nationalisms, religious conflict, and fanaticisms of all stripes, but the question is do we really want a world without borders?

On one level, that of Médecins sans frontières and similar efforts, borders do seem an anachronism; they do seem arbitrary and even capricious. Why should there be borders between Latin American mini-states, for example? What’s the purpose of the boundaries within a supposedly united Europe? And aren’t most of the boundaries in Africa and the Middle East administrative fictions, imposed by colonial powers for their own benefit or as divisions to allow the peoples to be conquered?

All that may be true, and no doubt many borders, boundaries, and separations are artificial and silly. Even within Canada, we wonder why provincial boundaries are so important, given that they represent nothing but colonial administrative districts which have evolved into impassible frontiers for so much of modern trade, commerce, and the flow of people. Why are their fewer trade restrictions between the USA and Canada than between Ontario and Quebec? Is this the way to run a modern country?

On the other hand, there is another, much less benign force at work in the world which also wants fewer boundaries, and that force is globalization. This is the ambition of gigantic transnational corporations wanting to go anywhere, sell anywhere, and take resources from anywhere in the world. These corporations and their political and academic apologists also want a world without borders. Their goal is not the happy, universalist sentiment of aging New Agers or of tra-velling young people. The goal of globa-lization – or, at least, its effects – is a world without borders, a world that is homogeneous, and a world without local peculiarities and local histories.

Globalization wants to sell uniform products to a uniform world. To have a world where, say, Mickey Mouse is a recognized cultural icon requires a world with one uniform culture. And because that culture is world-wide, because it must adapt to so many people, so many climates and traditions, and to so many histories, it becomes a culture of the lowest common denominator. A culture where mice and commercial logos are universally recognized and where they will sell product.

Is this the borderless world we want? Don’t we want to visit cultures that are radically different from our own? Don’t we want the creativity that arises from differences, from the fruitful surprise of new customs, new ideas, new clothing, different music, and contrasting art?

All this comes about by having boundaries and barriers. Barriers can shelter cultures and customs (and local economies). They may be a temporary hassle for travelers and traders, but such hassles yield long-term rewards.

Fred Ryan