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19 mars / March 19
 


Burnt Toast

“In Det” performs in the D’Arcy McGee High School annual “Burnt Toast Cafe”. Burnt Toast annually showcases the students and staff talent. Eric “Bob Dylan” Coveyduck, right, has performed for four years in the Cafe.  Photo: David R. McColl


L’UQO mérite beaucoup mieux !

Lorsque l’Université du Québec a inauguré ses nouveaux locaux sur le boulevard Taché, beaucoup de gens ont critiqué l’absence du maire Marc Bureau à la cérémonie protocolaire. Certains ont associé cette absence au fait que le fils du maire allait y être, pancarte en main, pour manifester contre la hausse des frais de scolarité. D’autres y ont vu une réaction négative de la part du maire à la demande de l’Université pour que Gatineau-la-Neuve prolonge le boulevard St-Joseph vers la rivière des Outaouais pour faciliter l’accès routier au campus.

Face aux demandes insistantes de l’UQO, voilà que la conseillère Laferrière fait une déclaration publique à l’effet que la Ville hésite à financer une université qui souffre, depuis sa création en 1981, de «sous-développement chronique».

C’est vrai que l’UQO n’a pas de faculté de Droit, de Génie, de Médecine. L’UQO n’a pas de complexe sportif non plus. Son problème semble être le complexe d’infériorité de nos élus municipaux.

Quand est-ce que nos élus se sont levés pour défendre l’UQO? Quand est-ce que le maire et tous les conseillers se sont ralliés aux dirigeants de l’université au cours des 24 dernières années pour faire front commun à Québec auprès du Ministre de l’Éducation, du Ministre du Conseil du Trésor, du siège social de l’Université du Québec? Quand est-ce que nos élus municipaux et régionaux ont revendiqué pour notre Ville et notre région les facultés de Droit, de Génie, de Médecine?

Quelle étroitesse de pensée que de dire... on n’ose pas aider l’Université parce qu’elle souffre de sous-développement. Si l’UQO souffre de sous-développement c’est peut-être parce que nos élus municipaux se comportent comme des sous-développés.

Où sont nos porte-étendards municipaux du développement socio-économique et culturel? On avait un maire qui essayait de recruter des industries en Chine alors que les industries Québécoises s’en vont en Chine. C’est en investissant dans l’enseignement et la recherche chez-nous qu’on va générer de la nouvelle économie, pas en ajoutant des restaurants et quelques joueurs de plus aux tables du Casino.

OUI un complexe sportif pour l’UQO, oui une piste et pelouse, oui un terrain de football, de soccer, de baseball. Si on veut attirer des étudiants en Droit, Génie, Médecine et autres facultés, il faut qu’on ait des installations comparables à celles des autres universités pour qu’ils s’inscrivent chez-nous plutôt qu’à Ottawa, Montréal, Québec.

Honte à vous les élus municipaux de ne pas avoir un budget récurrent de un à deux millions de dollars par année pour aider aux infrastructures de nos campus Gabrielle Roy, Félix-Leclerc, Nouvelles-Frontières, Héritage et UQO. Ce ne sont pas les institutions de haut savoir qui nous manquent, ce sont des élus qui devraient savoir mieux.

Les programmes en comptabilité de l’UQO sont les meilleurs au Canada depuis des décennies. Le laboratoire en techniques langagières est une innovation exclusive. Nos programmes en éducation, en psychologie et notre nouvelle capacité en technologie virtuelle pour surmonter les phobies sont inégalés. Il faudrait que nos élus aillent s’y faire traiter leurs peurs. Définitivement l’UQO mérite mieux que nos conseillers municipaux actuels.

Antoine L.Normand
 
Our neighbours in the Pontiac

The rural area west of us is destitute. Long reliant on single industries, forestry and farming, these sectors are collapsing. The Pontiac is de-populating at a Third World rate.

But the economic picture is not entirely dismal, as it may be in the Third World. Pontiac has bright spots of economic vigour — two of them. They are powered by four forces. The first force is dynamic individuals; the second is easily accessible specialty markets; the third is mini-industry, and the fourth is cheap labour.

All four of these forces are at work there, but the two bright spots are due mainly to dynamic individuals. The Pontiac has at least two sets of such individuals who stand head and shoulders above the crowd: Jim & Erin Coffey of Esprit, who are creating a centre of eco-adventure tourism; the second are Stuart Collins and Terry Stewart of Bryson Farms, growing and marketing gourmet produce served on the tables of Rideau Hall and the Prime Minister’s residence. In a sea of gloom and fleeing population, these people are beacons.

Not only are they showing that there are opportunities in the Pontiac for economic growth, but they are creating jobs, plus revenue for other businesses, service industries, and local government.

But there’s even a problem here: one of these four individuals has legal problems back in his homeland.

The fact that there’s a evident possibility of political motivation or manipulation at work in the old country is all the more reason for us to let these problems alone.

Pontiac readers will already know what I’m writing about. It isn’t about political skullduggery in Pakistan. This is Texas, and it’s George W. Bush’s state.

Texas has asked Canada to extradite Stuart Collins of Bryson Farms. Texas claims he defrauded at least one of his clients years ago; but in fact the fraud apparently occurred after Mr Collins had left Texas. No matter, Mr Collins made powerful enemies there, a few operators in the betting and gaming industry who are unhappy with his legal work on behalf of an investor. Mr Collins believes that to be returned to Texas, which means be put in a Texan jail, could be a death sentence, given the turmoil down there and Texas’ prison reputation. Mr Collins has offered to pay the amount of the alleged fraud to avoid extradition and trial but Texas doesn’t want the money back; it wants the man. The man who today is holding up a big corner of Pontiac’s economic future. And Pontiac is a contributor to Aylmer’s prosperity.

Pontiac’s MP, Lawrence Cannon, is a senior member of the Conservative government, and could help his riding economically by having the extradition of Mr Collins stayed. Mr Cannon could see that a negotiation setttles this dispute.

But he could also refuse to do so on legal niceties, stretching definitions, and referring to documents which are unavailable for examination.

Why has he picked this latter route?

Fred Ryan