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Vol. 27, No. 11
19 mars / March 19
 


Sylvie Maria Filion : Poète sans masque ni artifices

Mireille Jacques

Lauréate du prix litéraire du Droit dans la catégorie poésie, pour Mon temps d’éternité, Sylvie Maria Filion est résidente d’Aylmer depuis quelques années déjà. Née le 8 août 1970, originaire du Pontiac, bien qu’elle ait vécu jusqu’à l’âge de 17 ans à Moonbeam dans le Nord-Est ontarien. Ce nom plutôt poétique aurait été désigné me dit-elle par les premiers colons de cette région, en raison du reflet de la lune sur la voie ferrée.

Ses études, elle les a faites principalement dans des institutions françaises, par ailleurs elle est diplômée de l’université de Hearst en arts et en lettres et a étudié également en scénarisation à l’UQAM. C’est donc à la francophonie ontarienne à qui elle doit son riche héritage de la langue de Molière. Alors qu’elle n’était encore étudiante au cégep, elle fit la découverte de grands poètes du 19e siècle dont : Jules Verne avec Voyage au centre de la terre, Rimbaud, Nelligan, et Baudelaire, pour n’en nommer que quelques-uns.

Ces poètes ont su stimuler son imaginaire et ouvrir son cœur. Un heureux souvenir remonte à sa mémoire, lorsqu’elle évoque l’interprétation judicieuse de Monique Leyrac avec La romance du vin de Nelligan. De par ces expériences évoquées, est née son attirance indéniable pour la poésie, le fantastique. Cette conception langagière bien particulière faisait vibrer l’âme de poète qui sommeillait en elle. Sylvie Maria a commencé à écrire des ré-cits vers l’âge de 17 ans et un an plus tard, elle se tourna davantage vers la poésie.

Les auteurs franco-ontariens qui ont été pour elle une source d’inspiration sont en particulier : Doric Germain, romancier – Patrice Desbiens, musicien autant que poète, spécialement dans L’homme invisible qu’elle me cite. Celui qu’elle considère avoir été son mentor : Pierre Albert, dans L’espace éclaté, en plus d’avoir été longtemps rédacteur en chef du journal Le Nord à Hearst.

Les écrits de Sylvie Maria sont plutôt teintés du nord de l’ontario. Selon elle, la poésie prend la couleur des habits que portent les gens. De par la dureté de la nature où elle a grandi ; une dureté qu’elle aura su apprivoiser au fil des années pour en finir par l’aimer. Afin de mettre en lumière ses propos, elle me cite en exemple un des camps de prisonniers allemands sous haute surveillance, situé à Kapuskasing. Les prisonniers les plus audacieux qui tentaient de s’échapper, étaient destinés à mourir de par le sort que leurs réservaient l’environnement cruel du Nord. Soit qu’ils se perdaient en forêt, ou qu’ils étaient attaqués par les loups, autant de dangers les guettaient. Dans ce coin de pays au visage durci, elle y a vécu beaucoup d’ennui et d’esseulement. Pays de colons, de pionniers, camps de bûcherons, industrie de pâtes et papiers, voilà qui dépeignait selon ses perceptions le tableau qui l’entourait.

Elle définit les gens de cette région comme étant pour bons nombres des autodidactes. Pour elle-même avoir fréquenté durant sa jeunesse le lieu de rassemblement par excellence : « la taverne ». Elle aimait bien socialiser avec les gens, les indiens spécialement. Beaucoup d’intellectuels aimaient s’y retrouver et échanger au niveau des idées.

Jusqu’ici, elle a publié quatre recueils de poésie, dont : Le musée des lèvres, Métapholies, Bonbons des horreurs, Petite chose à genoux et Mon temps d’éternité. Un prochain roman sera publié, il s’agit d’une histoire d’amour La nébuleuse du sel et Mon temps d’éternité tome II dans un style plus épuré cette fois-ci. L’aspect romantique est quasi omniprésent à travers ses écrits, on y retrouve sensiblement la même trame de fond.

Une passion pour les mots qui vient donner sens à sa vie

Sylvie Maria définit la poésie comme étant un médium permettant de dire ce que l’on pense vraiment, d’offrir tout sans réserve. Cette passion qu’elle a pour les mots vient donner sens à sa vie. Lorsqu’elle est invitée à offrir un récital de poésie, elle livre sa poésie comme si c’était le dernier jour de sa vie et saisi cette occasion comme étant une chance inouïe d’être entendue. D’ailleurs, elle invite les nouveaux venus à en faire tout autant.

Quels conseils donnerais-tu aux jeunes pour écrire? « Écris comme tu le sens et inspires-toi de différents auteurs. Aujourd’hui la poésie prend une forme nouvelle, par exemple les chansons de style Wrap, quoiqu’on en dise lorsqu’on s’attarde à écouter vraiment c’est de la poésie nouveau genre. Au lieu d’écrire des graffitis, des niaiseries, pourquoi pas écrire de la poésie».

En terminant, elle lance une invitation aux commerçants du secteur de la rue Principale et des environs à créer de nouveaux espaces tant pour les poètes que les nombreux de notre région. Ce serait bien ajoute t-elle d’avoir plus de terrasses durant la saison estivale, de multiplier les endroits pour se rencontrer, pour discuter et mieux se faire connaître.

Sylvie Filion, Lauréate du prix littéraire du Droit dans la catégorie poésie

Photo : Gilles Desbiens

 

Speed bumps coming to Aylmer

Julie Murray

In 2008, Gatineau plans to install long-awaited speed bumps on Samuel-Edey and Victor Beaudry Streets, as part of the city’s $500,000 speed reduction campaign. Traffic calming measures will also be taken on Hull’s Alexandre-Taché Boulevard and Gatineau’s Pointe-Gatineau Ernest-Gaboury and de Lausanne Streets.

According to Councillor Richard Côté, in 2009, eight projects will be completed at a cost of $500 000. “We are currently evaluating several requests for work to be completed in 2009.” In 2010, the speed reduction budget will double, amounting to $100,000.

 

Charity roadblocks: Aylmer councilors present united front

Julie Murray

During its March 11 meeting, city council had intended to get rid of charity roadblocks; however Aylmer councillors André Laframboise and Alain Riel, plus council’s Interclub representative Councillor Frank Thérien, succeeded in having the issue postponed until the April 1 meeting; the councillors were concerned Aylmer’s clubs and charities could be financially devastated by the roadblocks’ disappearance. Councillor Thérien also wanted the opportunity to inform the charities of the situation.

Charities, such as the Lions Club, usually set up roadblocks at the intersections of Aylmer Road and the Champlain Bridge and at Vanier Road and Allumettières Boulevard. “That’s where they make most of their money,” Councillor Thérien told The Bulletin. Buckingham Councillor Jocelyne Houle praised Mayor Marc Bureau’s agreement to delay the vote, as local cha-rities make use of a roadblock on Buckingham Avenue. “I don’t want my organizations penalized.”

City civil servants had recommended getting rid of the roadblocks for safety reasons. However Councillor Thérien notes, “We’ve been doing it for years and there’s never been a problem.”