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26 mars / March 26
 


City Council meets Aylmer public

City Council held its annual Aylmer meeting, March 11, in the old Aylmer council chambers. Council meets in each sector at least once a year to meet residents and city employees.

Photo: Arthur Silverstone


La castonguette est à ras bord (3ième partie)

Quand je vous disais que le vrai problème en santé c’est d’abord et avant tout un problème de nombre; nombre de médecins et nombre d’infirmières. Bien entendu qu’il faudra ajouter de l’argent au budget du ministère de la santé si on veut rendre l’enseignement universitaire gratuit pour tous les étudiants en médecine et en sciences infirmières. D’autant plus que je suggérais qu’on double le nombre d’admissions dans ces deux facultés.

J’irais même plus loin dans mes propos, en suggérant aussi qu’on double les étudiants en pharmacie et en optométrie, en techniques de laboratoire et en techniques de radiologie parce que dans ces domaines également une pénurie est en train de se développer. En fait, pour prendre «le taureau par les cornes» comme on dit, je préconise qu’un programme spécial de rattrapage, pour une période de cinq ans, soit mis en place au Québec. On remettrait ainsi à niveau, à peu de frais, l’universalité d’accès aux soins de santé de première ligne.

Bon an, mal an, les budgets dont dispose le Québec dans le domaine de la santé augmentent de 100-millions de dollars. Si on décide d’admettre gratuitement 1 500 étudiants en médecine au lieu de 750; 2 000 étudiants en sciences infirmières au lieu de 1 000 et qu’on évalue les frais de scolarité autour de 5 000$ par individu, on parle de 17,5-millions$. On les multiplie par 5 en tenant compte du nombre d’années ou ces sommes seront récurrentes, doublées, triplées, quadruplées et quintuplées avec les nouvelles cohortes des cinq prochaines années.

L’augmentation passe de 17 500 000$ pour la nouvelle cohorte, à 35-millions$ la deuxième année, 52,5m$ la troisième, 70m$ la quatrième et 87,5m$ la cinquième année.

Doublons ces montants si on offre les mêmes avantages aux pharmaciens, et techniciens. On parle ainsi d’investissements dans la formation de nos ressources médicales et de soins de santé qui varieront de 35- millions jusqu’à 175-millions sur cinq ans; nous donnant en retour un renouvellement important de nos médecins, infirmières et autres professionnels de la santé. Sur un budget provincial de 60 milliards$ par année, ces sommes ne sont pas introuvables pour le gouvernement du Québec.

Ajoutons à ces montants, les financements additionnels aux facultés universitaires pour les espaces et laboratoires requis, pour l’ajout d’enseignants, la hausse de leurs salaires et les primes aux professionnels qui accepteront de faire du mentorat et on en arrive à un montant initial additionnel d’environ 100-millions$ et annuel récurent d’environ 50 à 75-millions$ au cours des cinq prochaines années.

Grosso modo, on parle d’un investissement d’environ un milliard $ au total de cinq ans, pour redresser la situation et assurer à chaque citoyen du Québec un accès à un médecin de famille en tout temps. En comparant cette somme à celles requises pour construire deux méga hôpitaux à Montréal, il me semble raisonnable d’investir dans un programme spécial de formation universitaire gratuite. Il faudra cinq ans pour remédier à la pénurie, mais voilà dix ans au moins que le système est sans remède.

Antoine L. Normand
 
Boycott Chinese goods, not the Olympics

Much of the world is indignant over China’s treatment of protesting Tibetans. Egged on by a world media which focuses on bloodied protestors and on unconfirmed reports of deaths, and further indignant over China’s totalitarian clamp-down on information, including the internet, we are eager to believe the worst and just as eager to demand that our government react in a heavy-handed manner and withdraw from the summer Games. We ordinary Canadians, neither athletes nor a suppressed people, jump to our feet too easily, insisting on an Olympic boycott. We want China insulted on the world stage. China is already humiliating itself. What good will more do?

If the Olympics were to be cancelled, how will that aid the Tibetan people in their struggle for political autonomy and for cultural protection? Did a boycotted Moscow, and then Los Angeles, Olympics yield anything except lingering rancour? It is difficult now to even recall why those Games were boycotted.

The target is not the Olympic Games, it is China’s treatment of Tibet. If we were to hurt the Games, we would be hurting the world’s athletes. The Games, at their best, are above politics. Yes, a boycott would hurt China’s pride, but we should pause for a moment to wonder if insulting a nation is any more productive an action than insulting a person. What lasting good comes from an insult?

The Tibetans will be no better off. Such an insult would be a feel-good measure for us, and us alone. China knows this, and will see us as hypocrite nations, afraid to apply our famous principles where they really matter. China knows we will not put our money where our mouths are. The only boycott which would devastate China is one we are too timid to apply, an economic boycott.

If the world were to refuse to buy China’s huge output of consumer goods, she would be staggered. Her prosperity and strength are dependent upon us buying her goods. Are we strong and principled enough to turn our backs on cheap consumer goods? The Chinese are confident we are not – how pitiful we must appear to them. Western consumerism trumps three or four hundred years of democracy and self-determinism! The Chinese know they can suppress the demonstrations and clamp-down on the flow of information with impunity, for within only a week or two we will meekly line up with our tails between our legs to buy cheap Chinese goods, clothes, appliances, and food. Chinese chauvinism and disregard for human rights is matched only by our own greed. Let’s not mince words. We are too soft and too addicted to filling our lives with cheap junk to jeopardize their flow for a matter of principle. Consumerism is the modern opium of the people. Are we willing to break our addiction?

If we’re not, why ask the world’s athletes to suffer this burden for us?

Fred Ryan