Archive Forum - Editorial
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2 avril / April 2 |
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Mayor talks charity roadblocks
Members of Aylmer’s Interclubs met with Councillor Frank Thérien, right, and Mayor Marc Bureau, far right, in Aylmer, March 30. The mayor agreed on a compromise, maintaining the status quo on roadblocks until Interclub members can meet with the police and with the director of the Aylmer Service Centre, Gilles Sabourin. Photo: Julie Murray
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Des fourmis dans les jambes!
Récemment, je regardais à la télé, et pour la première fois, une émission intitulée « viva américas ». Il s’agissait d’un reportage d’une demi-heure sur la ville gaspésienne de Matane-sur-Mer.
On y rapportait avec plusieurs exemples à l’appui, et avec des commentaires exceptionnels du maire, du conseiller en développement, du directeur général du Collège d’Enseignement Général et Professionnel (CEGEP) de Matane et de son directeur des programmes et de l’enseignement ainsi que de l’urbaniste de la Ville, comment ils avaient sauvé cette ville en perdition. Fermeture d’entreprises, pertes de 1 500 emplois, départ de plusieurs jeunes et de travailleurs sans emploi vers d’autres régions, un scénario propre à décourager bien des citoyens face à un si mauvais sort.
On nous racontait comment, face à une telle série de calamités, les principaux leaders du milieu ont établi une réflexion communautaire. Le maire, les dirigeants de la ville et les responsables du CEGEP ont analysé la situation et fait des hypothèses de développement dans de nouveaux secteurs de pointe. Puis, avec des fourmis dans les jambes, ils se sont lancés à la recherche de nouveaux créneaux, ont contacté des entreprises dans ces domaines et réussi à bâtir des ponts avec des compagnies établies dans d’autres régions, à leur montrer le potentiel de Matane pour leur développement de produits et de nouveaux marchés.
Ils ont inventé des programmes de formation adaptés aux exigences des entreprises pour des travailleurs qualifiés. Ils ont attiré et ils ont développé de nouvelles industries. Tout cela en l’espace de deux ou trois ans.
À travers cette émission, on percevait le dynamisme extraordinaire et le travail incessant de ces dirigeants locaux. Les propos de tous les porte-parole du milieu allaient dans le même sens. Grâce au dynamisme engendré par leur CEGEP, Matane mourante est ressuscitée de ses cendres. Tous disaient à quel point leur institution d’enseignement de niveau collégial avait été la clef de voûte pour leur relance économique et le nouveau développement social, industriel et commercial de la ville.
Grâce au CEGEP des programmes sur mesure ont été mis de l’avant pour répondre à la formation de la main d’œuvre dont les nouveaux employeurs avaient besoin. Des associations à distance avec des entreprises de logiciels de la région de Montréal et de la Cité du multimédia ont permis de créer des emplois à Matane dont les produits sont mis en marché par les entreprises de Montréal. La distance physique n’est plus un obstacle à la création d’emplois en région.
Cette belle réussite montre à quel point une institution de haut savoir est un puissant générateur économique. Je ne peux m’empêcher de faire le parallèle avec Gatineau-la-Neuve qui bénéficie d’un CEGEP et des Collèges Héritage et Nouvelles Frontières en plus de l’Université du Québec. Nos élus municipaux tardent à comprendre que ces milieux de haut savoir sont beaucoup plus générateurs de développement à long terme que les Casinos, le tourisme, le rapibus et la forêt Boucher. Ils doivent non seulement les apprécier mais en faire leur plus grande priorité et les propulser vers de plus hauts sommets.
Antoine L. Normand
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The future of l’Imagier
We in Aylmer have yet to come to terms with the loss of Yvette Debain, founder and director of the Centre de exposition l’Imagier. Among the practical questions is the future of L’Imagier itself. It is my understanding that although the Centre was managed by a board, the property and building are privately owned. If this is true, the future of of l’Imagier may be under threat.
No one can doubt that l’Imagier has been the anchor to Aylmer’s cultural life. Despite the money put into municipal facilities, it has been l’Imagier which stages the most stimulating and dramatic shows and exhibitions. So powerful were Mme Debain and her coterie in picking superlative artists and in hanging dynamic shows, that l’Imagier’s reputation spread in all directions. It’s hard to believe that this heart of a strong artistic community might be closed.
And because l’Imagier was so much the result of Mme Debain personally – plus the excellent people working with her – it is important for all of Aylmer, art lovers or not, to have her memory remain as part of the centre she so loved and to which she dedicated the last half of her accomplished life. L’Imagier must remain as a monument to this remarkable woman who has affected us all.
The arts community must rally, and they must support the family owners of the Centre in continuing this facility — and this monument. The business community should also take note.
In the last thirty years Aylmer has blossomed into an artistic and cultural haven for all of Gatineau and the rural areas. This has attracted visitors and other businesses, some cultural, some not, which have brought more people in as well as kept the residents here. Rue Principale is a much different street now, and it should continue to grow and beautify itself as it has been doing, anchored by the Centre L’Imagier. L’Imagier has sheltered this cultural vocation of Aylmer and helped it grow. Can our business community afford to lose this major anchor?
Plans to removate Parc des Cedres and other gigantic projects may be wonderful (or not) but they are not here yet. They have no effect on our lives. The Centre l’Imagier is real, is working, and is attracting people and keeping aloft the banner of Aylmer as a cultural dynamo. Watch how many people are attracted to this weekend’s art show by the Aylmer Arts Council. Although not connected to the Arts Council, l’Imagier was the fertile soil upon which the arts council grew.
It is also time for l’Imagier to grow, not withdraw. How about the Yvette Debain School of the Arts at the Centre?
Even if these fears of closure are unfounded, they indicate the importance of L’Imagier in our city and in our imaginations. We should see a massive fund-raising effort by the city, the family, and the arts and business communities to purchase l’Imagier and create a public institution and memorial to Yvette Debain.
Fred Ryan
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