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16 avril / April 16
 

“Gimme five on five in the fifth!”

. . . the sun is shining and horses are trotting at the Hippodrome. Photo: Julie Murray


Ne tirez pas sur le ministre !

Oui, oui, je sais. Le titre du film et l’expression d’autrefois c’était «ne tirez pas sur le pianiste». Mais comme je voulais attirer l’attention des gens de la région au sujet de nos deux ministres régionaux, Lawrence Canon au fédéral et Benoît Pelletier au provincial, j’ai changé le pianiste pour le ministre.

De plus, comme Pontiac fut un grand chef amérindien qui visait juste, j’ai voulu m’adresser aux gens du Pontiac en leur demandant de bien ajuster leur tir pour nous éviter le pire. Ainsi s’arrête ma parabole, pour entrer dans le vif du sujet.

La population du coin se mobilise actuellement pour sauver une cinquantaine d’emplois dans le Pontiac. Des emplois qu’on pourrait dire essentiels dans une contrée où le travail est rare et le chômage très élevé. Je parle bien entendu de la ferme Bryson et de la possibilité que l’entreprise ferme ses portes si la demande d’extradition par la justice américaine du propriétaire de cette ferme est mise à exécution par le Canada.

Sans entrer dans les détails de cette affaire, on entend dire que le ministre Cannon qui est aussi député du Pontiac devrait intervenir dans le dossier et faire casser cette demande d’extradition.

La réponse du ministre est que le tout est devant la Cour et qu’il ne peut se permettre d’intervenir directement dans le dossier, sous peine d’outrage au tribunal. Et le ministre a raison. Malgré les dires et les prétentions de tous et chacun, lorsqu’une cause est en instance d’appel devant les tribunaux, elle est bel et bien entre les mains de la Justice. On peut comprendre l’enjeu pour la population, mais il faut savoir viser juste également.

Nous avons actuellement dans notre région deux excellents députés et ministres, Pelletier et Cannon, dont le travail est particulièrement appréciable non seulement pour l’Outaouais, mais pour tout le Québec et pour tout le Canada. Et la création d’emplois que leurs interventions ont pu générer est beaucoup plus grande que le sauvetage des 45 ou 50 postes qui nous préoccupent en ce moment. L’entente sur la mobilité de la main d’œuvre, l’aide à la formation, l’aide aux infrastructures, le retour aux municipalités des taxes sur l’essence, la construction de routes et boulevard, l’aide à la STO et au Rapibus, la mise sur pied du Conseil de la Fédération et la reconnaissance de la Nation Québécoise qui a su apaiser la grogne séparatiste au Québec valent bien qu’on réfléchisse un peu avant de menacer de les mettre à la porte parce qu’un quiconque entrepreneur est menacé d’être mis à la porte du Canada.

Nos tribunaux canadiens, dans l’ensemble, valent bien ceux des autres pays et savent peser le pour et le contre des éléments de preuve qu’on leur apporte. Ni un député, ni un ministre n’a le droit de tenter d’influencer la décision du tribunal. Il pourrait se retrouver à son tour devant les tribunaux. Nous serions tous perdant.

Laissons la justice suivre son cours. Ne tirons pas sur nos ministres.

Antoine L. Normand
 
Fluoride in our water

At the last city council meeting several citizens, including representatives from the Lakeview Terrace Residents’ Association, raised the question of the city putting fluoride in our drinking water. Council is considering a city-wide fluoridation program for all municipal water.

These residents were from Aylmer (wouldn’t you know it?), and they raised important questions which were not answered clearly. Those for or against the change should want to know the answers. Fluoride is a chemical which we are all going to be drinking, unless we buy our water.

The residents wanted to know why the change is being made in the first place. What convinced the councillors that this would be a good thing to do now? What were the studies which supported it, and, most importantly, where are those studies? Can the public read them in their entirety? And why not?

Most of us know nothing about fluoride, its benefits and its side effects. We can Google it, but shouldn’t we be reading from the same book that the city is using? Shouldn’t we citizens be convinced, just as city council was convinced? After all, we pay the bills. The city shouldn’t be afraid of us. We are ready to be convinced!

The residents also wanted to know why council, or the administration, is fast-tracking this change. Since fluoridation is something that will be imposed on every person in Gatineau – it is not like snowplowing or street repair, this will do something to every person’s body — and since it is so persuasive — intrusive is a better word – and since it is so controversial (Europe has recently discontinued all fluoridation), because of all this shouldn’t the city be proceeding more carefully, more slowly? And should not the Precautionary Principle be up front in all of council’s deliberations on health? This principle recommends the utmost caution in anything dealing with large numbers or large environments.

Surely the fourth largest city in Quebec is not hoping to rush this past before the citizens hear about it? It is not clear information that arouses people, it is fear of the unknown that works people up and causes all sorts of problems to arise. To hold back information would be anti-democratic, and something none of us will accept. But governments are known to distrust public discussion because it can lead to delays and difficult requests. This is an elitist attitude, which Gatineau doesn’t need.

At question period, the tax-payers presented to the councillors various studies and references which are critical of fluoridation, and they made several other technical points before the meeting proceeded.

What remains is: why is the city doing this at all?

What’s the rush?

Where are the documents and studies?

And when are public consultations on introducing fluoride to be held, and will they be held early enough to allow councillors to consider all the information before deciding?

Answers to these questions would calm public fears, even end the discussion entirely.

Fred Ryan