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23 avril / April 23
 

Les Aylmerois Courtnay Bourgeau et Ryan Cliffe ainsi que leurs invités de mariage ont fait trempette en République dominicaine à la suite de la célébration.

Alymerites Courtnay Bourgeau and Ryan Cliffe and their wedding party tried out the water following their wedding in the Dominican Republic in early April.

Photo: Arthur Silverstone


Ne pas confondre clinique privée et Coop Santé

Lorsque le gouvernement de Lucien Bouchard a décidé d’imposer le déficit zéro au budget de la province, la solution mise de l’avant dans le programme de Santé a été de se départir de médecins et d’infirmières. Cette mesure permettait de fermer des lits, parfois des planchers complets dans les hôpitaux.

En d’autres termes, on a réduit l’accès aux médecins, on a créé des files d’attente aux urgences et tant pis pour les malades, on n’a pas les moyens de tous les soigner en même temps.

Voilà que dix ans plus tard, l’étude Castonguay sur le financement du système de santé au Québec revient avec une solution tout aussi dramatique. Que les gens qui ont les moyens paient une cotisation annuelle de cent dollars et un ticket modérateur de vingt-cinq dollars par visite chez le médecin. Tant pis pour les malades qui n’ont pas les moyens de payer.

On tente maintenant d’introduire dans le système des cliniques privées qui permettront aux médecins spécialistes de pratiquer à l’extérieur des hôpitaux. Déjà qu’on manque de spécialistes dans nos hôpitaux, on peut facilement imaginer que ceux qui auront les moyens de se payer les services d’un médecin se rendront aux cliniques privées. Quant aux autres, attendez votre tour. Le médecin est occupé - au privé - en ce moment.

Il ne faut surtout pas confondre cette notion de clinique privée avec la formule de Coop Santé qui est une clinique communautaire comme celle qui existe à Aylmer.

Ce n’est pas une institution publique comme un hôpital, mais ce n’est pas non plus une clinique privée au sens préconisé par les propositions du rapport Castonguay.

À la Coop Santé, il n’y a pas de cotisation annuelle de 100$ ni de frais modérateurs de 25$. Le 50$ que les gens sont invités à débourser pour supporter la Coop Santé Aylmer n’est pas une cotisation annuelle obligatoire; c’est un achat de cinq parts sociales.

Ceci fait d’eux des sociétaires dans la coopérative. Tout comme les investisseurs qui achètent des actions de grandes entreprises en deviennent les actionnaires. Des parts sociales que plus de 9 000 citoyens de Gatineau ont achetées par solidarité communautaire. Des parts sociales qui leur donnent le droit de choisir les dirigeants de la Coop Santé Aylmer lors de l’assemblée annuelle qui se tiendra la semaine prochaine, le 30 avril, à l’École Grande-Rivière.

Par leur acquisition de parts, les citoyens confirment l’importance qu’ils voient à maintenir chez-eux, des soins de proximité non seulement pour eux comme sociétaires, mais aussi pour toute la population sans distinction de statut social. Ils choisiront leurs dirigeants mercredi soir prochain.

Pas un sou de l’argent versé par les sociétaires ne va aux médecins. Tout l’argent des parts sociales va à la Coop Santé qui est propriétaire de l’édifice de la rue du Couvent et en assure l’entretien, l’administration, l’achat d’équipements et les paiements hypothécaires.

Quant aux médecins, ils sont payés par le Régime d’assurance santé du Québec. Ils payent loyer et frais administratifs. Les patients n’ont qu’à présenter leur carte soleil, soit à l’urgence sans rendez-vous soit pour une consultation planifiée, sans avoir à débourser.

Antoine L.Normand
 
Council’s priorities

Gatineau announces plans for a network of dog parks — there’s reason to celebrate and praise our council. When the city plans to fund more kids’ sports, not less, there’s reason to celebrate; when the city cleans up the St. Jacques waterfront in Gatineau and replaces the patchwork docks there, or when the city does more than talk about protecting green space – as in keeping Boucher Forest integral – these are all reasons to praise our council.

But for every step forward, it seems often there are two steps backwards. This is hard to understand. If city councillors are the intelligent and thoughtful people we know they are, why do they approve measures which seem incomprehensible for the fourth largest city in Quebec. It’s not entirely city council; many events seem to catch council unawares. For example, the condemnation of six big homes in Gatineau sector because they were built on an unstable clay base. The question isn’t why were they built there, but why was the builder given permission to cut down the trees and build there? Who issued the building permits, and why?

The city says the building permits were issued based on engineer’s reports claiming there was slight danger of subsoil shifting. Now the danger seems evident. Are our councillors examining how this huge mistake came about?

Could it be that the city relied on reports by an engineering firm, hired by the developer who saw those properties as prime real estate? Could this be the same engineering firm which found no brownfield contaminants left from the large railway yard in Frasers Field, here in Aylmer? Historical photos show a big and busy railroad yard and industrial activity here. There are now homes built almost everywhere across Gatineau, most inhabited by people who know nothing of the area’s history. Home buyers are after bargain housing, close to a bridge, that’s all. If in twenty years health problems surface, as they have in other cities, who will be responsible? Not the developer, who trusted his engineer’s reports. The city employee who should have known the property’s history and the track records of the various engineering firms? That city employee will be retired, and may be living far away.

Which city official approved the Lafrance Street report, ignoring that the hill there contains the same unstable clay which resulted in the nearby 1971 landslide which left 22 families homeless or which caused the historic mud slide in Notre Dame de la Salette in which thirty six people died? The Lafrance developer was one of Gatineau’s heavy kingpins – did council turn a blind eye?

Or is the city’s engineering staff too understaffed to pick up on such correlations? Are councillors too overworked to pay attention to everything they must approve?

And if the city still has insufficiencies – in terms of inspectors or rushed councillors – why are we instead spending so much on things like the Quebec Games or a Volleyball Training Centre?

Fred Ryan