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30 avril / April 30
 

Jean-Paul Perreault prend sa retraite

Le 24 avril, Jean-Paul Perreault, enseignant, prenait sa retraite. En plus de son travail comme enseignant, M. Perreault est à la tête de l’Impératif français depuis plusieurs années; il est l’organisateur de plusieurs événements culturels à Aylmer, incluant l’Outaouais en fête. (CB)

Mr. Perreault takes retirement

April 24 marked the celebration of Jean-Paul Perreault’s retirement from his university work. Apart from his working life, Mr Perreault has lead Imperatif français for many years and has been an organizer of many cultural activities in Aylmer, including Outaoauis en fête.

Photo : Arthur Silverstone

 


Impératif français vise juste !

LRécemment, j’adressais un BRAVO à Impératif français et plus particulièrement à son président Jean-Paul Perrault qui venait de faire parvenir aux médias d’information un communiqué dans lequel il dénonçait la pratique de certaines grandes entreprises qui nous présentent des publicités diffusées à la radio et à la télévision de langue française avec des chansons en anglais.

Le communiqué donnait à titre d’exemples les publicités de General Motors Canada pour sa Buick Enclave et d’Apple pour son ordinateur portable aminci MacBook Air.

Honte à General Motors qui fait affaire au Québec depuis un siècle et qui y vend des milliers de véhicules à nous francophones.

Honte à Apple qui occupe une grande part du marché québécois et en particulier dans les salles de rédaction des médias de masse de langue française.

Honte aussi aux agences de publicité qui font la conception de ces messages publicitaires destinés au marché francophone du Canada.

Honte aux diffuseurs qui détiennent des permis canadiens pour diffusion en langue française et qui diffusent en langue anglaise sans se soucier de leur obligation.

Honte au Conseil de la Radiodiffusion et des Télécommunications Canadiennes qui ferme les yeux sur ce non-respect des droits de l’auditoire francophone et du permis émis au diffuseur.

On se doit non seulement d’appuyer Impératif français dans cette dénonciation, mais aussi d’apprécier l’infatigable travail de cet organisme pour faire respecter nos droits les plus fondamentaux en matière de langue et de culture française au Québec et au Canada.

Tant chez les concessionnaires de GM que d’Apple nous devons exiger d’être servis en français et exiger qu’on nous fournisse les manuels du propriétaire, les livrets d’instructions, les claviers, les systèmes informatiques et les logiciels en français. C’est à nous de défendre nos droits et d’exiger que les commerçants les respectent.

L’année dernière, le Gouvernement du Québec par l’entremise de l’Office de la langue française menait une vaste campagne de sensibilisation auprès des francophones du Québec sous le thème «J’achète en français». Cette campagne nous invitait à utiliser notre langue française dans nos rapports commerciaux et à insister pour être servi en français. Bien que toute campagne ne dure que quelques semaines, c’est une invitation à faire respecter nos droits à l’année longue.

Il nous faut, tous tant que nous sommes, afficher avec fierté et panache notre langue française dans tous nos rapports avec les autres et avec les entreprises qui sont là pour nous servir et qui veulent notre clientèle. Cela ne veut pas dire qu’il nous faille acheter uniquement dans les commerces où tout est entièrement et exclusivement en français; mais cela signifie que nous devons insister partout où nous achetons pour être servi en français.

Une mince nuance j’en conviens entre «là où tout est en français» et «être servi en français», mais une nuance qui pour moi et pour plusieurs, a son importance. Ainsi, que ce soit chez General Motors ou chez Apple, «où tout n’est pas en français» j’accepte qu’on serve mon voisin anglophone en anglais; mais moi, j’exige qu’on me serve en français.

Antoine L. Normand

 
Blankety-blank Aylmerites

During question period at a city council meeting earlier this year, one of the councillors from the Gatineau sector was heard to mutter, in frustration, “ Blankety-blank Aylmer! Why do they think they should get everything? Why do they have a comment on everything we do?”

The answer is that, yes, Aylmer is a special place, but in the following sense: Aylmer has the highest average education in the city; it has the highest family income. Aylmer has the strongest residents’ associations, and those associations work together in a coalition. Aylmer is the home of both the Regional Association of West Quebecers and Imperatif français. People here are interested in what’s going on around them, and most important, they know what’s going on around them. They have a community newspaper. Simple as this: Aylmer is the only sector of Gatineau which has its own newspaper. So the people of Aylmer know something of what’s going on, especially as it affects them, their beach and marina, parks, streets, trees, schools, artists, water quality, and their businesses. A family living in old Gatineau or suburban Hull doesn’t have this information. Guess who ends up at the city council meetings?

The councillor should have praised the citizens who show such civic interest and involvement, not criticize us. People get fired up about a field of trees being cut, or by plans dropped to us from city hall. This interest is no reason for city governors, elected or public servants, to disparage public engagement.

We know in our hearts that public involvement is the basis of democracy (not merely the staging of an election every four years); a widely-held understanding of the issues – the problems as well as the possible solutions and ways of paying for them – is what makes democracy work. Aylmer shows positive in these things. This should be encouraged by the councillors.

“Democracy” is pretty abstract, but public involvement is also the best way to reach decisions that are practical. The more minds working on a problem, the sooner a solution will be found, and it will be tested by all those people involved, with weakness found out before expensive repairs are needed. This is community networking. Consultations with the public can be a real pain in the butt for functionaries, but good administrators know that a project will proceed better with popular support than without it, and that a difficult project will be less onerous once it has been thoroughly explained and hashed out in public. There is absolutely no substitute for clear, early, and thorough information to the public.

Decisions made in secrecy or “at a professional level” are the most open for manipulation and corruption. Most scandals in other levels of government are the result of secrecy which blew up, as it usually does. Secrecy can’t suceed — there are too many eyes and ears in government, in residents’ associations, and in the media.

And “media” usually means a serious local newspaper.

Fred Ryan