Archive Forum - Editorial
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25 juin / June 25 |
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À vos marques…!
Plus de 400 élèves de cinquième année du primaire ont couru autour de l’école secondaire Grande-Rivière, le 16 mai, dans le cadre d’une journée de sports et de plaisir. Les élèves provenaient des quatre écoles primaires francophones d’Aylmer, soit Euclide Lanthier, Rapides-Deschênes, Vieux-Verger et du Village. Selon Luc Côté, professeur d’éducation physique à l’école Rapides-Deschênes, c’est l’occasion pour ces jeunes de visiter et de connaître l’école secondaire publique Grande-Rivière qu’ils choisiront peut-être le moment venu, plutôt que d’opter pour le privé.
(JM / C.B.)
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La fête nationale des Canadiens-français
Le 24 juin est la fête nationale des Canadiens-français. Certains ont eu tendance à rebaptiser l’événement en parlant de la fête nationale des Québécois. On peut sans doute se gargariser de cette appellation au Québec, mais en agissant de la sorte on tend à couper le lien qui nous unit à les autres francophones du Canada.
Inversement on semble faire entendre aux Canadiens-français qu’ils ne font pas partie de notre fraternité, qu’ils habitent un pays étranger au nôtre.
Cet isolationnisme qui sépare les francophones du Québec des autres francophones du Canada est injustifié. La politique sur la francophonie du Gouvernement Charest vise à faire tomber ce mur érigé par les gouvernements séparatistes qui ont dirigé le Québec au cours des derniers 30 ans. La rupture des liens en quelque sorte s’est produite à la suite des États généraux sur la langue française qui avait été organisés par Jacques-Yvan Morin, ministre dans le gouvernement péquiste de René Lévesque.
L’approche dominatrice souhaitée par les uns amenait en contre courant un désir d’autonomie de la part des autres. Le tout s’est soldé par une césure, chacun s’en allant de son côté. Dès lors, le Québec s’est replié sur lui-même, ignorant systématiquement qu’une francophonie canadienne continuait d’exister et de se développer.
De nouveau cette année, le ministre Benoît Pelletier a profité de la fête nationale du 24 juin pour rappeler aux Québécois, aux Canadiens, aux Ambassadeurs et autres représentants de pays étrangers, présents à la réception offerte par le responsable du Bureau du Québec à Ottawa, la politique d’ouverture du Québec d’aujourd’hui vers tous les francophones du Canada et vers la francophonie mondiale. Dans un discours rassembleur le ministre Pelletier a rappelé les principaux éléments contenus dans la politique du Québec en matière de francophonie canadienne. Le gouvernement du Québec considère que le rayonnement de la langue française partout au Canada et sur le continent est un élément essentiel à la prospérité politique, économique, sociale et culturelle du Québec. C’est pourquoi le Québec a créé de nouveaux axes de collaboration, de partenariats et de réseautage avec les autres provinces canadiennes.
Parmi les initiatives mentionnées, il y a celles des accords de coopération, d’échanges, d’expertise et de soutien financier entre le Québec et les gouvernements des provinces et des territoires; la collaboration du Québec avec le gouvernement fédéral à la cause de la francophonie canadienne, dans le respect de leurs compétences; la création d’une Journée de la francophonie canadienne au Québec et l’établissement du Centre de la francophonie dans les Amériques qui aura pignon sur rue dans la Ville de Québec.
Une des initiatives importantes de cette nouvelle collaboration pancanadienne s’appelle « Francoforce ». Il s’agit d’une tournée d’artistes canadiens-français qui sous un immense dôme démontable et transportable se produisent en spectacle dans plusieurs villes à travers tout le Canada. Le Francodôme géodésique muni d’installations technologiques peut accueillir 400 spectateurs et sera au parc Major d’Ottawa du 18 au 20 juillet. À voir !
Antoine L. Normand
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Real costs
Last week CBC radio in Ottawa reported that Canadians are spending 18% more for their daily purchases than are Americans. There’s a positive note here because in the last quarter of last year, we spent 24% more than did Americans. These figures made the national news all day long; they prompted indignation from commentators and “ordinary Canadians”. CBC interviewed people in the street from Vancouver to Montreal, and recorded their anger. Every person interviewed fell into a rant of some sort, similar to what we hear in Aylmer when someone mentions cheaper gasoline across the bridge in Ottawa.
The emotion behind these reactions – all concerning prices of stuff – could lead one to believe we Canadians confuse life in all its real challenges and rewards with a hypothetical life within a Walmart universe. Price is all that matters in this universe, and the accumulation of stuff is the mark of happiness. This is the Walmart universe. Is it true that price of stuff is all that matters in our lives? We’ll all disagree, but prices are about all that we do talk about. Listen in on a conversation tomorrow and check out the topics . . . price of gas, of real estate, of cars, of education, etc..
The same statistics used by the CBC have since appeared in the Citizen and the Globe and Mail; they likely appeared in other newspapers and on TV newscasts. Who can deny the price of stuff has a high priority in our culture?
At the beginning of this month, a Canadian research centre reported different financial figures. Quoting Statistics Canada, the CCPA reported that since the 1980s, the richest 20% of Canadians have grown richer while the lowest 20% of Canadians have grown poorer; in between, wages have gone up about $55 in 27 years. In the last ten years, families with kids under 18 are working, on average, 200 hours more per year than such families did ten years ago, and yet 80% of these families are earning less than such families did ten years ago, corrected for the cost of living.
To illustrate the growing divide between the wealthiest people and the rest of us, the report noted that in any one day, before you and I pour our first cup of coffee, the highest paid 100 corporate executives have earned more in that morning than the average Canadian earns all year long. Incidentally, the researchers found that all the tax cuts in the last 15 years (from both Liberal and Conservative governments) have benefited the richest 10% of Canadians more than all the rest of us put together.
“This is not the Canada most of us imagine,” concluded the report.
Yet these statistics were not reported on CBC radio, nor in the Citizen or the Globe and Mail. No one was interviewed in the street.
If we have agreed to live in a Walmart universe and if we have agreed that our highest principle is money, why the profound silence on this growing divide between the wealthiest people and the rest of us?
Is the silence coming from us, ordinary Canadians, or does it come from our news sources?
And why would this be?
Fred Ryan
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