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9 juillet / July 9
 



In a universe far, far away . . .

Shawville celebrated Canada Day with its usual dramatic flair, a big parade, and the biggest fireworks show in the Upper Ottawa Valley at the Fairgrounds. Other Canada Day celebrations were held in Wakefield, Low, Buckingham, Quyon, Mansfield & Pontefract, Sheenboro — as well as the big show in Jacques Cartier Park in Hull.

Photo: Daniel Joannis

 



Chaque seconde nous blesse

Au cours du mois de juin, il ne semble pas y avoir eu une journée où les médias n’ont pas parlé du système de santé au Québec. Des médecins ont même publié une lettre collective sous forme d’un véritable SOS.

Le groupement de citoyens, « l’Outaouais à l’urgence » ne cesse de s’activer pour que des solutions soient mises de l’avant le plus tôt possible afin d’améliorer la prestation des services et des soins de santé à Gatineau-la-Neuve. Lors de l’élection complémentaire dans le comté de Hull, non seulement les principaux points de mire de la campagne des candidats étaient le sous-financement du système de santé en Outaouais et les urgences qui débordent. Un des candidats était prêt à délaisser sa pratique de la médecine afin de se faire élire et espérer aider à résoudre le problème par sa participation, en connaissance de cause, aux débats de l’Assemblée nationale du Québec.

On manque de spécialistes, on manque d’omnipraticiens, on manque d’infirmières, on manque d’argent, on manque même de patience. C’est vrai que le problème dure depuis longtemps et que l’Outaouais a longtemps solutionné ces divers manques de soins et services en traversant de l’autre côté de la rivière. En ce sens il est vrai qu’au fil des ans nous avons subi un déficit d’investissements dans le système de santé en Outaouais. Certains chiffrent ces déficits dans la centaine de millions de dollars. C’est énorme.

Toutefois, il nous faut comprendre que le problème ne pourra pas se régler rapidement. Qu’on veuille mette toute la pression possible sur ceux qui aujourd’hui dirigent nos institutions peut paraître légitime, mais il y a une limite à la pression que nous devons exercer. Une trop grande accumulation de stress et les gens en place finissent par craquer.

Il y va aussi de la responsabilité de chacun de savoir où s’arrêter. Comme le dit le proverbe, « aide-toi et le ciel t’aidera ». Actuellement il semble que le ciel soit tombé sur la tête de tous et chacun. Une chose est certaine, des efforts louables sont faits pour améliorer le système. Malgré tous les progrès de la science, il n’existe pas encore de médecins instantanés, ni d’infirmières instantanées, ni de gros lots instantanés. Quant aux guérisons miraculeuses, elles sont plutôt rares.

Il faut bien comprendre que nous sommes victimes du progrès de la science et de la carte soleil. Les avancés scientifiques nous permettent d’espérer vivre plus longtemps. Mais plusieurs consultations médicales sont causées par notre négligence à nous prendre en main et facilitées par l’accès universel aux soins de santé qui nous est offert par la carte soleil. Les statistiques nous disent que près de 60% des gens qui se présentent à l’urgence ne devraient pas y être. L’embonpoint, la cigarette, le taux de gras dans le sang, le sel, l’hypertension, le diabète, une fois diagnostiqué, sont davantage notre responsabilité individuelle que celle des urgences. N’oublions surtout pas que nous sommes tous mortels et que, depuis notre naissance, chaque seconde nous blesse, la dernière nous tue.

Antoine L. Normand
 

Death by shooting

The death of anyone by shooting is shocking. When the person with the gun is a police officer, our shock is magnified, and when the person shot turns out to have been unarmed, blinded by pepperspray, and was shot three times at close range, our shock turns to mortification. When we learn that the victim was shot not because he was threatening anyone, but because he refused to comply with the officer’s demand to get down on the ground, our shock turns to anger.

We should be indignant that a person could lose his life for such a relatively harmless crime. Of the calls and visits we received at The Bulletin over this incident, many residents are asking if we should expect now to be shot if we fail to provide our drivers license fast enough or if we do not pull over as quickly as an officer wishes. Others ask if the police are trying to terrorize Aylmer. Such remarks are ridiculous, but they capture the anger in our community.

This anger isn’t eased knowing the investigation is in the hands of the Sûreté du Québec. True, this is a different police force, but it is also a force which works every day with the Gatineau police and which must count on the cooperation of officers in the Gatineau corps.

The investigation should come from further afield. There should be a full arm’s length between the investigating police and the investigated police. The federal police would not be a good choice, but why not New Brunswick (or First Nations) police investigators? New Brunswick and Acadien police are bilingual and are above nationalistic machinations.

The public – judging from all the remarks and comments brought to The Bulletin – does not hold the Gatineau police in high esteem. No more, apparently, than do nearby police forces. Ottawa has denied Gatineau police entry to their city, at least until the Gatineau police show more professionalism, a reference to Gatineau police refusing to wear their uniforms while on duty. Since the June 28th incident is feeding the suspicions of so many people, the investigation must be public and wide-ranging to, in the end, rebuild the reputation of the Gatineau force.

We do know that police officers are under pressure, and that incidents can quickly spin out of control. But officers are trained to deal with such dramas. They are given psychological evaluations to determine if they can remain calm in difficult situations. Officers are taught that in cases of non-compliance, they should fall back and call for more police or for their supervisors. This process broke down, leaving an Aylmer man dead and a nine-year old girl fatherless.

The residents of our city have the right to known what happened, and why it did, in the most transparent and thorough manner. Many of those who called The Bulletin are convinced this incident will be swept under the rug. Will it?

Fred Ryan