Adieu aux dépotoires et bonjour à la bioénergie

Gatineau progresse bien vers l’atteinte de ses objectifs de gestion des matières résiduelles et du coup, elle réalise des économies. Le conseiller Alain Riel, président de la Commission de l’environnement, a confié au Bulletin que la Ville émettra un appel d’offres en mars prochain pour la construction d’une installation pour le traitement des déchets ultimes ou des matières qui ne peuvent être recyclées ni compostées. Le maire Marc Bureau a dit : « Nous aurons la technologie qui nous permettra de traiter ces matières ici-même, à Gatineau. Nous serons l’une des premières villes du Québec à le faire et nous économiserons ainsi des millions de dollars. »

« Cette usine coûtera entre 50  et 70 millions de dollars. Elle sera construite, financée et opérée moyennant un contrat de 20 ans avec une firme privée. C’est une opération clé-en-main pour la Ville », explique le conseiller Riel. Il ajoute que les normes provinciales exigent que l’usine crée de l’énergie. « Nous ne savons pas s’il s’agira d’un incinérateur de gazéification au plasma ou de création d’éthanol. » Ottawa a une usine de gazéification au plasma; pour obtenir plus d’information, consultez le site plascoenergygroup.com.

La Ville tire aussi un profit direct du fait de son taux croissant de recyclage et de compostage puisqu’un programme provincial incite le détournement des sites d’enfouissements par des ristournes offrant un avantage financier aux municipalités dont les citoyens participent le plus au recyclage et au compostage. 

Selon le conseiller Riel, la province remettra 900 000 $ à Gatineau en remise de frais d’usagers. « Nous devons payer 20 $ à la province pour chaque tonne de déchets acheminés à un site d’enfouissement. Le gouvernement distribue ensuite cet argent aux municipalités en fonction de leur performance en termes de détournement des sites. C’est donc le temps des récompenses pour les contribuables. »

« Puisque nous avons recyclé et composté de manière très impressionnante, cet argent devient pour nous très importante. », ajoutait le conseiller Riel tout en soulignant qu’en 2011, la Ville a dirigé 20% moins de déchets au site d’enfouissement qu’elle ne l’avait fait en 2010. Il disait aussi que ce retour de frais d’utilisation doit servir directement au traitement des déchets.  « Nous ne pouvons pas utiliser cet argent pour les routes, les parcs ou les infrastructures. Nous nous en servons pour payer nos contrats de collecte des déchets. »

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