50 ans de l’école Montessori de l’Outaouais : la tension monte!
Didier Peries
L’École Montessori de l’Outaouais (ÉMO) est une institution scolaire privée unique à Gatineau qui célèbre son cinquantième anniversaire après avoir accueilli, depuis un demisiècle, des milliers d’enfants. Ceuxci y ont développé leur autonomie, leur curiosité et leur savoirvivre grâce à l’approche Montessori. Pour souligner cet anniversaire, le personnel et les parents ont choisi de célébrer en grand, en organisant une aprèsmidi d’activités uniques le samedi 23 mai.
L’événement s’inscrit dans une continuité historique. Déjà en 2016, l’école avait souligné ses quarante ans, mais, comme le rappellent les enseignantes Lucie Marchand et Florence Neau, membres du comité, « tout n’était pas centralisé », si bien qu’il a fallu « repartir à zéro ». Depuis octobre, le comité, appuyé par la directrice générale, a entrepris un vaste travail de remueméninges, de planification, de communication et d’organisation logistique.
Le défi majeur a été de recréer des liens avec les anciens élèves. La constitution d’une base de données s’est révélée longue et complexe. Grâce à « un ancien élève des années 1980, qui est devenu parent », le comité a pu reprendre contact avec certaines personnes des premières cohortes. Comme l’école n’offrait autrefois que la maternelle. Jusqu’à présent, plus de 500 anciens élèves et une centaine de familles ont été rejoints, tandis que d’anciens employés participent eux aussi aux préparatifs.
La place des parents demeure centrale dans le modèle Montessori. Dans cet environnement éducatif, enseignants, personnel de soutien, personnel de la garderie et familles avancent ensemble, dans la même galère. Il faut rappeler que l’ÉMO est née de l’initiative de parents de la région, ce qui explique leur forte implication dans le cinquantenaire.
Naina Sharma, mère d’une élève inscrite au programme Casa (maternelle 4 ans), illustre bien cet engagement. Ayant grandi à Aylmer, elle a choisi l’approche Montessori lorsque son enfant n’avait que dixhuit mois. Elle apprécie l’attention portée au « développement global de l’enfant […] physique, social, émotionnel et cognitif », ainsi que le respect du rythme individuel. Membre du comité du 50e anniversaire, elle souligne que l’événement permet d’honorer « l’héritage » de l’école tout en « construisant un avenir solide et inspirant pour la communauté ».
Avocate de profession, Mme Sharma est responsable des partenariats et des commandites avec les entreprises locales. Grâce au soutien de commerçants tels que les Galeries Aylmer et APICA, un encan sera organisé, proposant des paniers thématiques (alimentaires, de santé ou de sorties), ainsi que des œuvres d’art. Cette initiative servira à la fois de levée de fonds et de symbole de la forte solidarité existant à Aylmer.
Pour la directrice générale par intérim, Sylvie Soro, l’objectif est de « rassembler [la] communauté » — parents, anciens élèves et équipe éducative — autour d’un événement mémorable, reflet de l’esprit de collaboration, d’excellence et de la « force de [la] vision pédagogique » de l’école. Même si elle évolue dans le milieu Montessori depuis quatre ans seulement, contrairement aux 32 et 35 années d’expérience des deux enseignantes, la volonté est partagée : créer une ambiance chaleureuse et inspirer un engagement durable. Tous les anciens élèves, parents et employés sont ainsi invités à confirmer leur présence à la célébration du 23 mai à l’adresse suivante : 50@montessori-outaouais.org
