Le nerprun: un intrus dans nos boisés
Vous avez sans doute remarqué qu’il nous envahit de partout : bordures de routes, pistes cyclables, terrains privés, boisés urbains et forêt où sa densité est par endroits considérable. Cet arbuste originaire d’Europe et d’Afrique de l’Ouest qui se multiplie rapidement, c’est le nerprun !
Le nerprun est un arbuste qui a mauvaise réputation. Plusieurs villes du Québec et de l’Ontario, dont Gatineau, ont formellement identifié le nerprun comme espèce envahissante. Il s’agit d’une espèce pionnière qui produit un grand nombre de graines. Si on le coupe, il produit des rejets. Le nerprun colonise rapidement les milieux naturels lorsqu’ils sont perturbés et retarde la régénération des arbres et arbustes indigènes.
Que faire ? Il n’y a pas de solutions faciles. Dans son jardin ou sur de petites surfaces, on peut l’arracher à répétition et le déraciner. Par contre, dans un écosystème forestier comme la forêt Deschênes, où cette espèce est bien établie, la coupe et l’arrachage sont peu envisageables. On peut opter pour des interventions plus douces et moins coûteuses comme travailler avec le couvert forestier, favoriser la croissance des autres arbres présents en perturbant le moins possible la dynamique forestière et les plantes déjà présentes.
